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Tag: Tibet

Les mandalas tibétains, une leçon d’impermanence by Jean-Baptiste

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04 July 2016

Vous avez tous forcément croisé des mandalas, ces dessins géométriques plutôt abstraits qui envahissent les librairies et les cahiers de coloriages des supermarchés. Les magazines de psychologie vous proposent même d’en colorier pour calmer votre stress et vos angoisses. Mais d’où viennent vraiment ces dessins et que représentent-ils réellement ? De la pratique spirituelle à l’œuvre d’art Le « mandala » vient du sanskrit cercle, centre, unité, totalité. Ce sont des diagrammes géométriques qui peuvent avoir des formes variées – ronds en majorité, mais aussi carrés, octogonaux, etc. – organisés autour d’un centre. En effet, la tradition bouddhiste tibétaine considère que tout ce qui existe provient d’une source d’énergie centrale. Le mandala est un symbole important du bouddhisme tibétain. Les mandalas tibétains sont extrêmement complexes. Ils représentent des symboles qui ont tous une signification bien précise mais que seuls les moines ayant une compréhension avancée du bouddhisme parviennent à déchiffrer. Rituel sacré dans les monastères qui n’a lieu qu’à de très rares et exceptionnelles occasions, la confection d’un mandala se fait uniquement selon la tradition à l’aide de sable coloré. Pour les moines tibétains, ces œuvres d’art d’une grande complexité sont un outil de méditation et leur réalisation fait partie d’une pratique spirituelle ancestrale bien définie, et offre un véritable moment d’introspection et de concentration sur ses émotions. Elle nécessite le travail très minutieux d’un petit nombre de moines (ils sont en général au nombre de 4, chacun s’occupant d’un quart du mandala) qui pendant plusieurs jours déposent méticuleusement le sable mélangé à des colorants naturels à l’aide d’un Chak-pur, petit outil en forme d’entonnoir qui permet de déposer le sable quasiment grain par grain avec une précision incroyable. Grain après grain, les dessins forment progressivement de véritables œuvres d’art pendant que les autres moines du monastère méditent et prient pour bénir le mandala. Une démonstration de l’impermanence Une fois ce travail de titan terminé, les moines offrent le mandala à tous les Bouddhas de l’univers. De manière concrète, cela veut dire que le mandala est détruit. Les moines rassemblent tout le sable minutieusement déposé durant des jours au centre du mandala et en font une offrande. Le rituel de sa destruction se fait dans un grand silence et avec beaucoup de délicatesse. Les mandalas sont le symbole de l’impermanence des choses et sont ainsi là pour nous rappeler que tout est éphémère… L’impermanence est une notion importante dans la tradition bouddhiste, qui […]

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La première française au Tibet (Deuxième partie) by Pema Tsewang

alexandra-david-neel-paysage-tibet-omalaya

10 June 2016

Vers la fin du XIXe siècle, la course pour être le premier à entrer sur la terre interdite est entreprise par beaucoup voyageurs de différentes nations. Le Tibet avait définitivement hanté l’imagination occidentale pour des siècles. En se basant sur les écrits de David-Néel, essayons de voir comment elle décrit le paysage tibétain, quelles sont ses images du Tibet et quel est le ressenti d’une femme occidentale à propos de ce pays, tout en essayant de ne pas entrer dans des considérations politiques très complexes autour de ce pays. Le Tibet, la terre interdite Le Tibet est un territoire qui a toujours suscité de fortes passions. Au XIXe siècle, il était le terrain de rencontre entre la Russie et la Grande-Bretagne où leurs empires respectifs se battaient pour dominer l’Asie centrale. Mais du fait de sa haute altitude, des déserts et des montagnes qui le composent, le Tibet est pratiquement inaccessible. Le Tibet est une région culturelle et historique d’Asie, située à l’ouest de la Chine, au nord de l’Inde et du Népal et au sud de la Mongolie. Plus haut plateau du monde, le Tibet est entouré des plus hauts massifs du monde : l’Himalaya à la frontière sud, la chaîne du Karakoram à la frontière occidentale et le massif du Kunlun à la frontière nord. C’est à cause de son altitude élevée, en moyenne 4,200 mètres qu’il est couramment appelé « le toit du monde ». C’est le plateau habité le plus élevé de la planète. Sa superficie est supérieure à 2,5 millions de km, soit environ cinq fois la France. Le Tibet est composé de trois régions principales, Chol Kha Sum en tibétain qui signifie « les trois provinces » : la région de U-tsang, au Tibet occidental connue pour être la province où les gens sont plus religieux, la région du Kham, dont on dit que c’est la province des hommes de guerriers et la région d’Amdo, connue comme la province où les gens sont très intelligents. Le Tibet est composé de beaucoup de montagnes sacrées qui attirent les nombreux visiteurs, occidentaux comme bouddhistes ou hindous.  Le mont Everest – en tibétain Chomolungma – dont l’altitude est établie à 8,848 mètres, est identifié comme le plus haut sommet du monde. La terre interdite a également de nombreuses ressources naturelles. Parfois appelé le « troisième pôle » (après le Pôle Nord et le Pôle Sud), le Tibet possède des sources d’eau impressionnantes et les rivières tibétaines alimentent en eau les […]

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La première française au Tibet (Première partie) by Pema Tsewang

Alexandra David-Néel, la première française au Tibet - Omalaya

27 April 2016

L’âge de la colonisation, l’impérialisme et la mondialisation sont arrivés avec le XIXe siècle. Le Tibet était lui resté vierge, ce qui en faisait une attraction irrésistible pour les occidentaux… Le Tibet, connu pour être le « Royaume interdit »  sur le toit du monde, devenait déjà une des destinations les plus recherchées des voyageurs, et en particulier des occidentaux ; non seulement par sa géographique et par son histoire, mais aussi grâce au bouddhisme. Être une terre interdite a longtemps stimulé la compétition, la « course à Lhassa » entre les explorateurs et les aventuriers qui se battaient pour être les premiers à entrer dans la ville interdite. Certains ont réussi à entrer dans la capitale du Tibet mais beaucoup ont également échoué en raison des strictes restrictions du gouvernement central à Lhassa. Mais la première femme européenne à avoir franchi une frontière à travers les montagnes et a être entré sur la terre interdite fut Alexandra David Néel. Voici, l’histoire de sa route jusqu’au Tibet. Alexandra David-Néel a en effet été la première femme occidentale à entrer dans Lhassa interdite avec un lama Sikkimais du nom de Yongden, qu’elle a adopté comme son fils qu’elle a plus tard amené en France. Née en 1868 à Saint-Mandé, près de Paris, Alexandra David-Néel a passé la majeure partie de sa jeunesse à Ixelles au sud de Bruxelles. Elle détestait passer du temps avec ses parents pendant ses vacances. David-Néel adorait le voyage, elle était une remarquable exploratrice. Passionnée par la philosophie bouddhiste et par le sanskrit, elle parlait la langue tibétaine couramment, ce qui était très rare à cette époque. Mais avant de s’aventurer vers la terre interdite, elle est venue en Inde, un pays qui lui tenait très à cœur. Fin 1912, elle se rend au Népal puis au Sikkim, situé au sud du Tibet. C’est là-bas qu’elle rencontre Sidkeyong Tulku[1] qui deviendra un très bon ami et même son frère spirituel. David-Néel a été aussi la première femme occidentale à rencontrer le 13e Dalai Lama[2] à deux reprises en 1912, qui lui conseilla d’apprendre la langue tibétaine parce qu’elle avait une bonne connaissance du bouddhisme tibétain. Après ça, pendant deux ans et demi, elle s’est entraînée dur et a pratiqué le yoga dans une grotte située sur la frontière nord du Sikkim près du Tibet. David-Néel a ensuite reçu le très difficile enseignement de « Gomchen »[3]. Elle a traversé une première fois la frontière […]

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Le 17ème Karmapa en visite en France en juin 2016 by Jean-Baptiste

Sa Sainteté le 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje

04 March 2016

Sa Sainteté le 17ème Karmapa est en visite à Paris les 4 et 5 juin prochain. L’occasion pour vous de le rencontrer, et pour nous de dresser un portrait d’une des plus importantes personnalités religieuses tibétaines après le dalaï-lama. Le Karmapa, kézako ? Le Karmapa est le titre donné au chef de l’école Kagyupa, un des quatre grands courants majeurs du bouddhisme tibétain. Ce titre se transmet par un système de réincarnation de génération en génération comme la lignée des dalaï–lamas. Il s’agit d’ailleurs de la première lignée de réincarnation d’un maître spirituel à avoir vu le jour au début du XIIème siècle. La fin de la lignée est toutefois annoncée, comme il est dit dans les enseignements de Guru Rinpoché qui affirme qu’il y aurait en tout 21 karmapas. Le titre honorifique est pour être exact « His Holiness the Gyalwa Karmapa » qui peut se traduire par « Sa Sainteté le Karmapa ». L’actuel leader spirituel de cette école est Sa Sainteté le 17ème Karmapa, Orgyen Trinley Dorje. Qui es-tu, Sa Sainteté le 17ème Karmapa, Orgyen Trinley Dorje ? Orgyen Trinley Dorje est né en 1985 dans une famille de nomades dans la région du Kham, au Tibet oriental et correspond parfaitement à la description que Chogyur Lingpa a faite du 17e Karmapa au XIXème siècle. Ce lama tibétain aurait eu en 1856 la vision prophétique des 21 incarnations du Karmapa et les détails de la vie du Dix-septième Karmapa furent annoncés avec une étonnante précision. Voilà comment il décrit sa vision du 17e Karmapa : « Sous un arbre verdoyant sur une montagne rocheuse Se trouve la dix-septième incarnation du Karmapa en compagnie de Kèntin Tai Sitou. Par la fusion de leurs esprits en un seul, L’arbre des enseignements du Bouddha Fleurira et portera des fruits abondants, L’essence véritable des transmissions de Gampopa. » Effectivement, Orgyen Trinley Dorje est découvert par Taï Sitou Rinpoché (second titre le plus important après le Karmapa) et intronisé en 1992 au monastère de Tsourphou au Tibet, siège traditionnel des Karmapas. Pour l’identifier, il s’est appuyé sur une lettre prédisant sa réincarnation découverte dans une amulette que lui aurait remise le 16e Karmapa et de nombreuses autres prédictions et preuves, dont les visions de Chogyur Lingpa. A 14 ans, il prend la décision de fuir le Tibet suite à des pressions politiques des autorités chinoises qui l’empêchent de poursuivre convenablement ses études religieuses et entreprends la dangereuse traversée de l’Himalaya. Il […]

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Milarepa, le sorcier devenu un être éveillé by Cyril

Milarepa

14 January 2016

Milarepa est un sage tibétain ayant vécu il y a près d’un millénaire. Il est vénéré par les bouddhistes tibétains, en particulier dans la tradition Kagyüpa. Il a traversé l’Histoire pour avoir réussi à atteindre l’éveil durant le temps d’une vie tout en ayant été responsable de nombreux malheurs durant cette même vie. Focus sur un personnage qui prouve qu’il n’est jamais trop tard pour changer. Comment tout commence Mila Thöpaga est né vers le milieu du XIème siècle dans l’est du Tibet et quitte son corps au début du XIIème siècle. A l’âge de sept ans, son père meurt laissant Mila seul avec sa mère et sa sœur. Son oncle et sa tante s’occupent d’eux et récupèrent les biens du père de Mila jusqu’à sa majorité. Malheureusement, ils maltraitent Mila et sa mère et les dépossèdent de tous leurs biens. Une fois la majorité de Mila atteinte, ses oncles refusent de lui rendre ce qui lui revient. Sa mère, éprise de vengeance, lui demande de partir apprendre la sorcellerie pour revenir les venger. Elle lui promet de se suicider s’il ne revient pas assez vite ou avec suffisamment de pouvoirs pour venger l’affront qui leur a été fait. Il part alors à la rencontre d’un chaman de la tradition Bön, la croyance tibétaine répandue avant le bouddhisme, réputé pour sa maitrise de la magie noire. Mila et la magie noire Au début, le chaman refuse de lui enseigner de vraies pratiques, mais après avoir envoyé un de ses disciples vérifier les propos de Mila, il décide de lui transmettre de vrais enseignements. Fort de ces enseignements, Mila rentre dans son village natal utiliser ses nouveaux pouvoirs. Il fait s’effondrer la maison de son oncle tuant trente-cinq personnes, mais épargnant son oncle et sa tante. Puis, dans un très violent orage, il ravage les récoltes et tue le bétail de tous les gens lui voulant du mal. Après cette vengeance destructrice, Mila perd le goût de la vie. Ayant causé trop de malheurs, il ressent le besoin de se rattraper. Il retourne chez le chaman qui lui avait tout appris. Ce dernier est plongé dans le même état que lui, réalisant que tous les pouvoirs qu’il a transmis ont causé le mal et la destruction. Il conseille à Mila d’aller voir un sage qui sera capable de le délivrer de ce karma négatif accumulé par la transmission du véritable enseignement, […]

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La quête spirituelle d’un peintre nommé au prix Nobel de la paix by Flora

star of the hero 1936

06 January 2016

Nicolas Roerich est né à Saint-Pétersbourg en 1874 au sein d’une famille issue de la haute bourgeoisie Russe. Son parcours est des plus remarquables et des plus inspirants puisqu’au cours de sa vie il sera artiste peintre, mais aussi musicien, archéologue, explorateur, botaniste, philosophe et écrivain. Il fonda avec sa femme un mouvement appelé Agni Yoga, que l’on nomme aussi “Enseignement de l’éthique de vie” inspiré par les plus anciennes traditions du monde. Une quête spirituelle au delà de la religion Les Roerich s’installent à New York en 1920, ils deviennent rapidement adepte de la société théosophique fondée en 1875 par Helena Blavatsky. Cette association prône une idée selon laquelle toutes les religions et philosophies possèdent un aspect d’une vérité plus universelle, dont la devise est : « Il n’y pas de religion supérieure à la vérité ». Dans cette quête de connaissance spirituelle mais non religieuse, le couple et leurs deux enfants, décident de partir à la recherche des écrits fondamentaux les plus anciens et les plus sacrés d’Asie. Cinq années de voyages durant lesquelles la famille va parcourir le continent au départ du Sikkim. L’expédition est ensuite passée par le Pendjab, le Cachemire, le Ladakh, les montagnes de Karakoram, Khotan, Kashgar, Qara Shar, Urumchi, Irtysh, les montagnes de l’Altaï, la région d’Oryot de Mongolie, le Gobi central, Kansu, Tsaidam et le Tibet. L’art comme outil pour la paix Le premier fils des Roerich se passionne pour la culture Himalayenne et devient Tibétologue tandis que son père étudie de près et répertorie les plantes tibétaines, jamais classifié jusqu’alors. Il tombe amoureux des paysages somptueux du “toit du monde” et trouve l’inspiration dans la montagne, qu’il voit comme l’ascension nécessaire à la quête spirituelle qu’il ne cesse de mener. Ses œuvres retracent sa perception du réel liée à sa vision du spirituel. Deux musées lui sont dédiés, l’un à New York, l’autre à Naggar en Himachal Pradesh au nord de l’Inde où il décèdera en 1947 à l’âge de 73 ans. Son humanisme lui vaut deux nominations au prix Nobel de la paix. Il instaura également en 1935 ce qui est aujourd’hui appelé le Pacte Roerich, visant à protéger les biens culturels en temps de guerre, signé par dix pays et onze États américains. Le Pacte est toujours en vigueur aujourd’hui. Le message d’une vie Nicolas Reorich laisse derrière lui deux livres, l’Agni Yoga, coécrit avec Héléna Reorich, qui propose de nouvelles solutions aux problèmes de l’humanité car […]

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