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Tag: Montagne

L’Himalaya, si près des dieux by Julianne

Mt Triund

09 May 2019

Il existe un lien universel entre les montagnes et le sacré. Leur proximité au ciel, leur élévation en font des demeures divines. Leur éloignement et leur solitude, des lieux propices à l’introspection. La chaîne Himalayenne, qui abrite les plus hautes montagnes du monde est donc une terre éminemment sacrée, en particulier pour les religions bouddhistes, hindouistes et la tradition chamanique Bön. Élévation spirituelle et contact du divin « Quand tu arrives en haut de la montagne, continue de grimper» nous dit le proverbe tibétain : Yogis, Sadhus, et pèlerins recherchent dans la montagne l’élévation spirituelle, passant parfois des mois isolés dans des grottes ou des monastères hauts perchés. L’immensité des montagnes, la rudesse de la vie en altitude, leur permet un détachement de soi propice à la méditation et à la compréhension du monde. La montagne, qui prend ses racines dans la terre et tutoie le ciel, est également un lieu de rencontre, de contact avec le divin. Les pèlerins viennent donc y honorer les dieux, qui habiteraient ces demeures aux neiges éternelles. L’hindouisme dote même l’Himalaya d’un esprit divin, le dieu Himavan. Le mont Kailash, montagne la plus vénérée d’Asie Mais il est un sommet en particulier qui est le centre de l’univers spirituel de l’Himalaya : le Kailash, montagne de cristal, pic enneigé qui jaillit des plaines arides de l’ouest du Tibet. L’énergie spirituelle qui s’en dégage rassemble plusieurs fois : Bouddhiste, Hindouiste et Bön. Pour la première, le mont Kailash, ou Gang Rinpoche, qui évoque une pyramide, est la montagne sacrée par excellence. Axe de l’univers, elle est la demeure des déités de la sagesse et de la compassion. Elle donne naissance à quatre fleuves : le Karnali, le Sutlej, l’Indus et le Brahmapoutre, devenant ainsi le centre d’un mandala naturel. La Kora, circombulation autour du Kailash, est le chemin que le fidèle bouddhiste doit emprunter une fois dans sa vie… La seconde y voit le trône du dieu Shiva et de sa femme Parvati, fille de la montagne. Selon la légende, Parvati serait tombée amoureuse de Shiva en le voyant méditer dans une grotte de l’Himalaya. Tout comme le bouddhisme, elle est également l’axe, le centre de l’univers, ce que les hindous appellent le mont Meru. La dernière, la religion Bön, y voit la résidence de la déesse du ciel. Autant de cultes qui font de cette pointe sacrée la montagne la plus vénérée d’Asie… Et un sommet infranchissable pour […]

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Shambhala, pays mythique caché dans l’Himalaya. by Anne

shambala

18 January 2016

Avez-vous entendu parler de Shambhala? En sanskrit (qui est la langue ancienne commune à beaucoup d’idiomes d’Inde) cela signifie «lieu du bonheur paisible». On retrouve un tel endroit dans plusieurs religions et traditions, ce qui nous a donné envie de nous pencher sur le mythe du Shambhala. Un mythe universel Dans la majorité des traditions populaires on retrouve le mythe d’un lieu ultime, d’un monde de sagesse et de paix, qui gouvernerait la terre de façon insoupçonnée. Il porte différents noms comme Tula, l’Île Blanche, le Monde des Bienheureux, La Terre sacrée, La Terre des Dieux Vivants, le Paradis. Dans la tradition orientale, et plus particulièrement les traditions himalayennes ce royaume porte le nom de Shambala ce qui signifie de manière littérale “ce qui nous offre l’accès à la source de bonheur pur et de joie infinie”. Shambala serait une cité d’amour et de connaissance, un monde bienheureux de sages réservé à une certaine élite qui cultive une spiritualité authentique. Le mythe de Shambala dans le bouddhisme Dans la tradition bouddhiste, Shambala est un royaume idéal qui a été révélé à Bouddha dans le tantra du Kalachakra (un texte fondateur de la religion bouddhiste). Le XIV ème Dalaï Lama a mentionné ce lieu en précisant qu’il s’agit d’une terre pure réservée aux personnes qui ont atteint un karma convenable. Il s’agit d’un lieu terrestre mais qui ne peut pas être situé sur une carte. Sur les thangkas (peintures traditionnelles) tibétaines établies d’après les indications des sages qui auraient visité le lieu, Shambala est représenté comme un royaume de forme circulaire entouré de montagnes. La capitale Kalapa se trouve au centre. Au sud de Kapala se trouve le parc du bois de sental et à l’ouest et à l’est de ce parc se situent les lacs du lotus blanc et du Petit Manassa. Le texte du Kalachakra a également révélé qu’un roi de Shambala apparaîtrait dans le monde pour combattre les barbares et établir un âge d’or. Une tradition pré-bouddhiste La religion installée dans l’ Himalaya avant le bouddhisme, la tradition Bön, mentionne également ce royaume parfait, caché dans l’Himalaya. Ce paradis oublié serait le berceau de cette religion ancestrale. Tout comme dans la tradition bouddhiste, on murmure que le Shambhala est un lieu physique caché dans une région inaccessible de l’ Himalaya… Pour d’autres, le royaume de Shambhala se situerait dans une dimension parallèle accessible au terme d’un long cheminement personnel. Il existe plusieurs passages pour accéder à […]

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Sri Ramana Maharshi by Cyril

20 October 2015

Sri Ramana est né en 1879 dans le sud de l’Inde. Jusqu’à l’âge de 16 ans, c’est un enfant ordinaire plus porté sur le sport que sur les études. Un jour, il entend son grand frère parler d’une montagne dans le sud de l’Inde. Cette montagne c’est Arunachala, la montagne sacrée de Shiva. Immédiatement le nom de cette montagne provoque une révélation en lui. Quelques temps plus tard il est submergé par un étrange pressentiment. Il ressent la présence de la mort et comprend qu’elle approche. C’est le tournant décisif de sa vie. Il se sent oppressé par cette impression que la mort arrive soudainement. Alors, il commence à méditer sur la nature profonde du « je », se demandant si son corps n’est pas distinct de lui. Il prend conscience que son esprit va bien plus loin que le corps qu’il peut donc abandonner. Il commence à méditer et à rechercher la conscience de lui-même, accordant peu d’attention à son enveloppe charnelle. Il est désormais habité par la conviction que l’esprit ne peut pas être touché par la mort. A la suite de cette révélation, le départ pour Arunachala survient. Durant le reste de sa vie il ne quitte plus cette montagne, qu’il considère essentielle à son élévation spirituelle. Alors il part de chez lui avec très peu d’affaires, juste de quoi payer le billet pour se rendre à la montagne. Une fois arrivé, il s’installe dans un temple aux pieds de celle-ci. Il a 20 ans. Jour et nuit il est en transe devant l’autel de Shiva et se nourrit très peu. Sri Ramana refuse de manger ce qui n’est pas dans sa main ou sa bouche obligeant les gens autour de lui à le nourrir. Rapidement, un sage, dans la religion hindouiste, le remarque et voit avec quelle constance il se livre au samadhi. Il décide de l’aider et lui fournit par exemple, de la nourriture. Assez tôt un disciple voit en lui un véritable guide spirituel. Le principal enseignement de cet homme se fait à travers le silence. Il ne dit rien mais l’aura qu’il dégage est si intense qu’on se sent enclin en sa présence, à se plonger dans la recherche de la conscience profonde. Au bout de quelques années il décide de partir dans la montagne s’installer dans une grotte. Il y passe plus de 20 ans. Au début des années 40, il décide de redescendre […]

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Arunachala, la montagnée sacrée de Shiva by Cyril

Arunachala

23 September 2015

Arunachala, montagne sacrée du sud de l’Inde dans l’état du Tamil Nadu a rassemblé pendant des millénaires saints, ascètes, chercheurs de vérité et sages tel que Ramana Maharshi. Pourtant ce lieu reste peu connu. « Tout comme la lune tire sa lumière du soleil, d’autres lieux saints devront tirer leur caractère sacré d’Arunachala. C’est le seul endroit où j’ai pris cette  forme pour le bénéfice de ceux qui veulent m’adorer et obtenir l’illumination spirituelle. Arunachala est Om incarné, j’apparaitrai sur le sommet de cette colline chaque année à Kartigai sous la forme d’un phare signifiant la paix.» Shiva   Selon le Rig Veda, un des quatre textes sacrés de l’hindouisme, Vishnu et Brahma s’affrontèrent à cet endroit pour déterminer lequel des deux était le plus fort. Pour mettre fin à ces querelles d’égos, lord Shiva (lequel sera plus tard manifesté sur terre par le lingam) se manifesta en une colonne de lumière, à l’endroit de l’actuelle montagne. Ainsi, Il est dit qu’Arunachala est la manifestation de Shiva lui-même et que le seul fait de penser à cette montagne apporte la réalisation de la vérité et l’union avec le Suprême. C’est pourquoi ce lieu est un endroit sacré, garant de spiritualité et de sagesse. Alors que beaucoup de lieux sacrés sont des demeures de Shiva, Arunachala est son cœur. Le choix de s’incarner sous la forme d’une montagne est dû à l’importance que revêt la forme aux yeux des humains, cela leur permettant de venir adorer la divinité et d’obtenir l’illumination spirituelle.   Au pied de la montagne se trouve un temple dédié à Shiva qui aurait dit: « … ici je demeure toujours en tant que le Suprême. Souviens-toi qu’à l’intérieur de mon cœur est la gloire transcendante, de même que toute les jouissances du monde. Ce glorieux Arunachala est la montagne dont la simple vue suffit à enlever tous les démérites qui divisent l’Etre en égos  et mondes finis. Ce qui ne peut être acquis sans peines interminables est facilement atteint par tous ceux qui peuvent soit apercevoir directement cette montagne, soit même y penser mentalement de loin…» Tout autour de cette montagne et du temple s’est développée une ville, Tiruvannamalai. De nombreux pèlerins racontent des expériences profondes sur ces terres à l’énergie transcendante: manifestation d’arc en ciel, révélation intérieure, reconnaissance de la vraie nature de l’esprit, transformations et guérisons de toutes sortes. La légende raconte qu’être présent dans […]

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