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Tag: Méditation

RÊVER EN YOGA, LA PRATIQUE DU YOGA NIDRA by Stéphanie

02 October 2017

Le Yoga Nidra est une branche du yoga mise au point par Swami Satyananda dans les années 50, à partir de divers rituels très anciens actualisés pour son époque. Découvrons ensemble cette pratique de la méditation qui fait appel au rêve et  au travail de l’inconscient comme outil thérapeutique pour mieux vivre chaque jour. Qu’est-ce que le Yoga Nidra ? C’est une méditation qui permet une relaxation très profonde de toutes les couches de l’être, autant physique que mentale et émotionnelle. Elle est de plus en plus appréciée dans nos sociétés contemporaines, car elle apporte immédiatement de nombreux bienfaits, est très accessible et facile à mettre en place. Cette pratique apporte une solution aux maux de notre époque et permet de reprendre la maîtrise sur nos troubles : elle supprime les tensions musculaires, apaise le stress, permet un profond ressourcement. Elle est réputée pour améliorer considérablement la qualité du sommeil. En effet, vingt minutes de yoga nidra équivaudrait à une heure de sommeil profond ! Le Yoga Nidra est un travail sur notre inconscient. Il est l’expérimentation consciente de l’état entre rêve et sommeil profond, sorte de « sommeil lucide ». Alliant concentration et contemplation, la sophrologie et l’auto-hypnose entre autres s’en sont beaucoup inspirées. En quoi consiste une séance de Yoga Nidra ? La séance se passe allongé sur le dos, yeux fermés. Elle commence par l’émission d’une intention, « sankalpa », qui prend la forme d’une courte phrase que l’on va ancrer dans notre subconscient durant la séance. Cette résolution personnelle est déterminante, car elle matérialise un souhait de transformation, dans le but de se rapprocher de ses aspirations personnelles. La voix de l’instructeur guide ensuite les participants vers une relaxation physique. Il les invite à prendre conscience de leurs corps, de leur respiration, des perceptions qu’ils ont de l’environnement, des sensations qu’ils ressentent. Cette détente va peu à peu se transmettre au plan émotionnel. A ce stade, l’esprit est maintenu éveillé dans un corps endormi. La voix guide l’esprit dans une méditation simple et ouverte, sensible. Lorsque la fin approche, la conscience est ramenée dans ses perceptions physiques, et la voix nous invite à repenser au souhait émis en début de séance, afin de diriger l’énergie vers lui. Que se passe-t-il durant la séance ? Lors de la pratique du Yoga Nidra, le métabolisme est ralenti. L’esprit pénètre dans un niveau de conscience alpha, état modifié, intermédiaire […]

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RÊVER CHEZ LES BOUDDHISTES, UN ASPECT ESSENTIEL DE LA VIE by Stéphanie

22 September 2017

C’est bien connu, nous passons une partie conséquente de notre vie à dormir. Environ 25 ans, selon certaines études. Certains penseront que c’est une perte de temps considérable, d’autres que c’est le plus grand des plaisirs. Les bouddhistes eux, ont une conception bien différente du sommeil. C’est le temps du rêve, qui, de leur point de vue, fait partie intégrante de la vie, de l’expérience spirituelle. Plus que notre conception européenne d’analyse et d’interprétation des rêves (merci Freud et Jung), les bouddhistes voient dans le rêve un moyen de devenir plus conscient de l’illusion de la Réalité, pour, à terme, atteindre l’Éveil. Penchons-nous sur cette conception vieille de plusieurs millénaires, qui remonte aux origines du bouddhisme Bön. Rêver en conscience, qu’est-ce que c’est ? « Rêve » en tibétain se dit « Milam » : « mi » est la manifestation, « lam » est le chemin, la voie. Pour les bouddhistes, le rêve est une dimension de la vie au même niveau que l’activité diurne. Ils le considèrent comme une méditation en soi. Le Yoga du Rêve est un des 6 yogas de Naropa, instructions essentielles transmises par ce maître du bouddhisme tantrique. Les bouddhistes considèrent qu’il est primordial de « rêver consciemment », c’est-à-dire de rêver en ayant conscience que l’on rêve. Ils affirment qu’une personne incapable de se souvenir de ses rêves est aussi inconsciente d’une portion de sa vie. Se saisir de son rêve comme d’une création de son esprit permet de prendre conscience que la vie, elle aussi, est similaire à un rêve : elle est formée à partir de nos propres perceptions ; si le rêve n’existe pas réellement, n’est pas permanent et peut disparaître à tout instant, la vie en est de même. Le monde n’est ni solide ni durable, il est un simple jeu de l’esprit. Bas relief à Ghandara en Inde, représentant le rêve de la reine Maya, conception du Bouddha, du Ier au Ve siècle   Maîtriser ses rêves pour ne pas craindre la mort Cette conception de la réalité permet de comprendre celle de la mort, fondamentale dans la pratique bouddhiste : la mort n’a pas plus de substance que le rêve ou la vie, elle est tout aussi illusoire. Après l’instant de la mort physique, l’être se retrouve dans le Bardo de la Mort, état d’existence intermédiaire, dans lequel il peut se tourner vers la claire lumière, état de réalisation suprême, ou se réincarner. Les textes bouddhistes affirment qu’il est essentiel durant sa […]

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Apprendre à contrôler son esprit en une respiration by Stéphanie

16 August 2017

Dans une journée, du réveil jusqu’au coucher, plus de 10 000 pensées traversent notre esprit. 90% d’entre elles sont les mêmes que la veille “Qu’est-ce que je vais bien pouvoir manger ce midi?”, “Est-ce que je vais aller au sport aujourd’hui?” et 80% sont des pensées négatives qui gravitent autour du jugement ou de l’impatience. Il y a aussi ces pensées porteuses d’idées qu’on laisse bien trop souvent s’envoler. Mystérieuse source d’inspiration, essence de la créativité, comment faire pour s’y attarder alors que 9999 autres se bousculent dans notre tête? ∴ Le compagnon de notre mental Dans les pratiques bouddhistes et indiennes, ces nombreuses pensées sont considérées comme des distractions nous empêchant d’atteindre notre liberté intérieure. Il est alors important de comprendre leurs origines, pour les canaliser et mieux s’en détacher. C’est ainsi que Bouddha a décrit le mental humain comme un singe sautant d’arbre en arbre, hurlant et gesticulant sans cesse. Ce compagnon mental prend bien trop souvent toute notre attention. Il règle les pensées à notre place alors que nous sommes censés en être en charge. Avec le bruit du singe, il est difficile d’être concentré sur le moment présent. Au lieu de cela, nous virevoltons dans le brouhaha d’une jungle.   ∴ Une respiration pour y voir plus clair Elle s’accélère quand nous sommes dans des situations de peur ou d’excitation et ralentit dans des moments calmes et apaisants. Elle est l’expression de notre esprit mais aussi l’élément vital de notre corps. La respiration, inconsciente et régénératrice, se fait bien trop souvent sous-estimer. Elle est, à elle seule, le souffle de la vie et lorsqu’elle est bien maîtrisée, elle peut nous apporter paix et sérénité. Avec la pratique du Pranayama, yoga basé sur la respiration, nous apprenons l’art de prolonger le souffle de différentes façons. La respiration diaphragmatique est l’une d’entre elles. Voici un petit enseignement qui vous permettra d’apprivoiser votre singe sauvage :   Prenez un bol d’air frais dans le Sud de l’Inde lors d’une retraite de méditation et de yoga.

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Défi de la semaine: 1heure de méditation quotidienne ! by Stéphanie

25 May 2017

La méditation est une pratique très courante en Inde, et s’est très largement étendue au-delà des frontières depuis des décennies. À travers le monde on en vente les bienfaits et la recommande pour vaincre le stress et réduire l’anxiété. Par une pratique régulière, des études ont prouvé que la méditation aurait un impact sur la neuroplasticité du cerveau et permettrait d’accroître la mémoire, la créativité et la volonté. Whitney, jeune yogi, vous raconte son défi de la semaine : 1 heure de méditation par jour ! Il est 5h28, exactement ! Et je ne sais par quelle force, mes yeux se sont ouverts. Ce fut presque instinctif. Je me suis lancé le défi hier de débuter une semaine de méditation, une heure chaque matin. Pour certains ce n’est pas grand chose, pour d’autres cela semble interminable. Je me trouvais entre les deux. Pratiquant la méditation avec une irrégularité sans pareil, je passais de méditations quotidiennes à l’absence totale –bien souvent au moment où j’en avais le plus besoin- depuis déjà deux ans. Alors je me suis levée. Assise en tailleur devant ma fenêtre, j’ai refermé mes paupières, non pour retomber dans les bras de Morphée, mais pour me retrouver aux confins de moi-même. Presque instantanément une trompette au loin retentie. Celle de l’ashram, un peu plus haut dans mon village himalayen. On m’avait dit que tous les jours au moment où se levait le soleil, l’ashram se recueillait autour d’une méditation collective. Ce fut comme si je les rejoignais. Peut-être cela a-t-il facilité ma concentration car pendant la première demi-heure, il ne m’a pas paru difficile de méditer. Enfin je dis demi-heure comme je pourrais dire cinq minutes. En effet, j’ai perdu toute notion du temps. Je me suis refusée à ouvrir les yeux, interdite de jeter un coup d’œil au temps qui passe. Je cherche à habiter le moment présent, sans contrainte horaire. Le principe de la méditation étant d’être en conscience sans pensée, j’ai alors focalisé mon intention sur l’environnement qui m’entourait. En Inde, même très tôt le matin, les rues sont habitées. J’entends des chiens aboyer, un tuk-tuk passer, un coq chanter plusieurs fois. Ne serait-ce pas un comble, le chant du coq, symbole de mon pays d’origine, qui sonne à mes oreilles au milieu de ma quête spirituelle indienne ? La musique de l’ashram couvre mes pensées… pour laisser place à d’autres. Je m’interroge. Sont-ils en train de chanter ? De […]

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Les mandalas tibétains, une leçon d’impermanence by Jean-Baptiste

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04 July 2016

Vous avez tous forcément croisé des mandalas, ces dessins géométriques plutôt abstraits qui envahissent les librairies et les cahiers de coloriages des supermarchés. Les magazines de psychologie vous proposent même d’en colorier pour calmer votre stress et vos angoisses. Mais d’où viennent vraiment ces dessins et que représentent-ils réellement ? De la pratique spirituelle à l’œuvre d’art Le « mandala » vient du sanskrit cercle, centre, unité, totalité. Ce sont des diagrammes géométriques qui peuvent avoir des formes variées – ronds en majorité, mais aussi carrés, octogonaux, etc. – organisés autour d’un centre. En effet, la tradition bouddhiste tibétaine considère que tout ce qui existe provient d’une source d’énergie centrale. Le mandala est un symbole important du bouddhisme tibétain. Les mandalas tibétains sont extrêmement complexes. Ils représentent des symboles qui ont tous une signification bien précise mais que seuls les moines ayant une compréhension avancée du bouddhisme parviennent à déchiffrer. Rituel sacré dans les monastères qui n’a lieu qu’à de très rares et exceptionnelles occasions, la confection d’un mandala se fait uniquement selon la tradition à l’aide de sable coloré. Pour les moines tibétains, ces œuvres d’art d’une grande complexité sont un outil de méditation et leur réalisation fait partie d’une pratique spirituelle ancestrale bien définie, et offre un véritable moment d’introspection et de concentration sur ses émotions. Elle nécessite le travail très minutieux d’un petit nombre de moines (ils sont en général au nombre de 4, chacun s’occupant d’un quart du mandala) qui pendant plusieurs jours déposent méticuleusement le sable mélangé à des colorants naturels à l’aide d’un Chak-pur, petit outil en forme d’entonnoir qui permet de déposer le sable quasiment grain par grain avec une précision incroyable. Grain après grain, les dessins forment progressivement de véritables œuvres d’art pendant que les autres moines du monastère méditent et prient pour bénir le mandala. Une démonstration de l’impermanence Une fois ce travail de titan terminé, les moines offrent le mandala à tous les Bouddhas de l’univers. De manière concrète, cela veut dire que le mandala est détruit. Les moines rassemblent tout le sable minutieusement déposé durant des jours au centre du mandala et en font une offrande. Le rituel de sa destruction se fait dans un grand silence et avec beaucoup de délicatesse. Les mandalas sont le symbole de l’impermanence des choses et sont ainsi là pour nous rappeler que tout est éphémère… L’impermanence est une notion importante dans la tradition bouddhiste, qui […]

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Ce que m’ont appris les enseignements du 14ème Dalaï Lama by Roxane

enseignements dalai lama

14 June 2016

Tandis qu’il voyage autour du monde, Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama rentre parfois chez lui, à McLeod Ganj, afin de se reposer et de prodiguer ses enseignements aux tibétains ainsi qu’aux touristes présents. Ces enseignements sont le plus souvent donnés dans le temple Tsoagla-Khang que l’on appelle aussi « le temple du Dalaï-Lama », ou encore au Tibetan Children Village, école tibétaine qui accueille de nombreux réfugiés tibétains orphelins. En tant que membre de l’équipe Omalaya, j’ai la chance de résider à proximité du lieu de vie du Dalaï Lama et de pouvoir assister aux enseignements publics qu’il délivre. Ce personnage célèbre et controversé est évoqué à travers de nombreux qualificatifs, dont les plus courants sont le Saint Homme, l’Océan de Sagesse ou encore le Défenseur Compatissant de la Foi. Mais qu’est-ce que Sa Sainteté apprend réellement aux gens qui viennent l’écouter ? Avec des mots simples, il semble parvenir à mettre en lumière ce qui réside déjà en chacun de nous et qui avait besoin d’être éclairé. Toutefois, il est préférable de s’être initié à la méditation et de s’être renseigné sur les principes fondamentaux du bouddhisme pour pleinement comprendre et profiter de ses enseignements. Ce que le Dalaï Lama m’a appris Avant toute chose, sourions. “Si l’on veut plus de sourires dans la vie, on doit créer les conditions pour qu’ils apparaissent.” nous dit Sa Sainteté. Souriez et vous quelqu’un vous couvrira à son tour de soleil. Le Dalaï Lama semble ne jamais cesser de sourire. Il suffit de le regarder pour se dire « je voudrais tout apprendre de lui, il a l’air si heureux ! ». Pratiquons le Dharma Pour cela, la pratique de la méditation Vipassana est d’une grande aide. Dans la tradition bouddhiste, le Dharma désigne l’enseignement du Bouddha par lequel l’Eveil peut être atteint. Autrement dit, le Dharma est le chemin intérieur que l’on doit suivre afin d’avoir un esprit paisible, ouvert et généreux, un esprit droit et contrôlé. La pratique du Dharma permet d’être vrai, fidèle, honnête, humble. Elle nous apprend à aider et à respecter les autres et à se sacrifier pour eux. Ne cherchons pas à accumuler des possessions ou à atteindre coute que coute un meilleur statut social. Cela ne nous apportera ni confiance ni paix. Discipliner son esprit, renoncer au superflu, vivre en harmonie avec les autres et avec soi-même assurera notre bonheur. Nous ne devons plus tenter de trouver refuge en l’autre, en nos […]

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