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Sonam Wangchuk le créateur de stupas de glace by Cyril

Stupa de glace

23 December 2015

Il y a peu nous vous parlions de Chewang Norphel, ingénieur de 80 ans qui construit des glaciers pour permettre l’irrigation des champs déserts. Aujourd’hui, nous allons vous parler d’un autre ladakhi qui a décidé de lutter contre le manque d’eau dans sa région aux mois d’avril et de mai. Un constat et une idée Sonam Wangchuk est un ingénieur ladakhi de 49 ans. Il vit dans le village Phyang dans les environs de Leh. Depuis quelques années il s’est mis en tête de construire des glaciers artificiels. Pour y parvenir, il a été aidé d’étudiants de la SECMOL Alternative School qu’il a lui-même fondé. Le but est d’avoir de l’eau aux mois d’avril et de mai, mois les plus critiques pour les agriculteurs ladakhis en proie au manque d’eau. Par tradition bouddhiste dans cette région et par ressemblance aux vrais stupas, il a décidé d’appeler cela des stupas de glace. Le principe est des plus simples ; l’eau est transportée par des canalisations depuis le ruisseau, jaillit en fontaine à l’emplacement du stupa et gèle au contact de l’air. Dans cette région du monde, il n’est pas rare que les températures atteignent -20 ou 30 degrés. Ses constructions ont toutes la forme d’une pyramide. Cette forme pyramidale n’a pas été choisie au hasard ; elle permet de limiter l’exposition au soleil en réduisant la surface exposée. La conséquence est une fonte ralentie. Le plus compliqué dans ce projet est la pose de canalisations résistantes. L’année dernière, l’armée indienne avait dû apporter en urgence des canalisations par avion militaire, les routes étant fermées. Les canalisations initiales avaient explosé à cause du froid. Pour financer ce projet en 2014, Sonam a dû passer par la plateforme de crowdfunding Indiegogo. Il a collecté 119 500$ pour financer 2,5 kilomètres de canalisation. Le résultat et l’avenir Finalement, la pyramide-stupa de glace a atteint plus de six mètres de haut, stockant ainsi plus de cent cinquante mille litres d’eau. Elle a tenu jusqu’à la moitié du mois de mai, le but initial étant donc quasiment atteint. À terme, le but est d’atteindre des pyramides de trente mètres de haut pouvant stocker jusqu’à plusieurs millions de litres chacune. Grâce à ces stupas, cinq mille arbustes ont pu être plantés sur une parcelle de désert appartenant aux moines de Phyang. De plus, maintenant que les canalisations sont payées et installées, elles pourront resservir à l’avenir, ce qui signifie de […]

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Les Lam Rim ou comment atteindre l’éveil par la méditation by Cyril

Mantras sacres

01 December 2015

Il n’y a pas longtemps nous vous parlions des Kagyu Monlam, ces prières destinées à atteindre l’Eveil. A présent nous vous faisons découvrir les Lam Rim, textes bouddhistes également destinés à atteindre l’Eveil, mais par la méditation cette fois. Histoire des textes Littéralement les « étapes du chemin », les Lam Rim sont des textes bouddhistes qui présentent les différentes étapes du chemin final pour atteindre l’illumination, tel que le Bouddha l’atteignit, voilà 2600 ans. Ces textes représentent l’essentiel des enseignements bouddhistes tibétains. Ils furent rédigés par le sage Atisha. Le Bouddhisme fut introduit au Tibet au VIIIème s après J.C par Padmasambhava et Shantarakshita mais ne se propagea pas tout de suite. Le roi tibétain Lang Darma, de croyance Bön, organisa une purge contre les bouddhistes. Invité par un sage tibétain, Atisha eut la mission de rédiger un texte, le Dharma, ayant pour vocation de pouvoir être compris et suivis par tous les bouddhistes et également de leur permettre de pratiquer les sutras et les tantras de manière collective. Les Lam Rim aujourd’hui Ces enseignements, doivent pouvoir être mis en pratique durant une séance de méditation. Ils permettent d’atteindre la liberté en se dégageant de toute souffrance. Il existe 21 méditations Lam Rim. Ils furent également rédigés pour permettre aux tibétains d’assimiler les enseignements bouddhistes sans erreurs ou contradictions. A la fin du mois de décembre 2015, sa Sainteté le Dalaï-Lama poursuivra ces enseignements à Bylakuppe, en Inde du Sud. Pour se rendre dans cette zone, les citoyens étrangers et les tibétains ne détenant pas le permis RC doivent se munir d’un Protected Area Permit (PAP). De manière générale, ce laissez-passer est nécessaire pour se rendre dans n’importe laquelle des colonies tibétaines présentes en Inde. Si vous souhaitez suivre ces enseignements et méditer en présence du Dalaï-Lama, n’hésitez pas à nous contacter en cliquant ici.

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Bouddhisme et symbolisme : pratique de sagesses ancestrales by Cyril

Moines faisant un Mandala

27 November 2015

Le Bouddha lui-même a dit à ses disciples : « n’acceptez pas mes enseignements sans les avoir vraiment étudié.» Comme toutes les croyances et religions, le bouddhisme comporte un certain nombre de symboliques, de rituels et de traditions. Seulement, pour une majorité d’Occidentaux, le bouddhisme consiste en des moines aux cheveux très courts avec un chapelet à la main et une sorte de robe rouge assez ample…Afin de vous aider à y voir plus clair, nous avons décrypté pour vous l’essentiel des symboliques bouddhistes : Le Mâlâ Commençons par là ; ce collier c’est le mâlâ, sorte de « calculatrice spirituelle ». En sanskrit, ce mot désigne un collier de fleurs ou une guirlande de perles. Un vrai mâlâ doit comporter 108 perles, chiffre sacré par excellence pour les bouddhistes. Cela évoque notamment le nombre d’épreuves que le Bouddha a dû traverser pour atteindre l’Eveil. Ils sont généralement faits en bois ou en graines. Les moines égrènent les perles une par une pour se rappeler du nombre de prières qu’ils doivent réciter (par exemple des mantras). Parfois portés autour du cou comme un collier, parfois au poignet comme un bracelet, les mâlâs sont des véritables attributs bouddhistes. La tradition veut que le mâlâ soit porté de la main gauche et que l’on tire les perles vers soi, symbolisant ainsi que l’on tire les êtres de la souffrance. De plus, la plus grosse bille présente sur le collier représente la connaissance de la vacuité. Pour les hindous, le simple fait de porter un tel collier aurait des vertus spirituelles. Il est relativement fréquent de croiser des mâlâs fait avec des os (de yack la plupart du temps) ainsi que des bijoux comportant des têtes de mort. Alors que la tête de mort est symbole de mort dans nos sociétés occidentales et est généralement de mauvaise augure, il en va différemment dans la tradition bouddhiste. Chez les bouddhistes, la mort est vue comme l’inverse de la naissance. Ce point de vue est à mettre en relief avec le concept de réincarnation. On retrouve souvent des cranes et des têtes de mort dans les colliers des bouddhistes. Par ce biais on représente à nouveau l’impermanence de l’existence. Par exemple il est assez fréquent de croiser des bols fait avec des crânes, nommés kapala en sanskrit. Les moines bouddhistes passent du temps à les regarder pour se rappeler de leur temporalité. Il permet de garder à l’esprit que la […]

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Hampi la citadelle perdue des rois d’Inde du sud by Stéphanie

Hampi

27 November 2015

Quand on évoque l’Inde du sud, seules quelques destinations prisées nous viennent en mémoire : Pondichéry bien sûr et sa culture française, le Kerala qu’on aime pour ses paysages verdoyants, ou encore le Chettinad et son architecture fascinante Mais bien peu savent qu’il existe quelque part dans le Karnataka, un paradis perdu dans une jungle de verdure : Hampi, la citadelle des rois d’Inde du sud. Si vous vous rendez jusqu’à ce site, à 340 km au nord de Bangalore, vous serez d’abord agréablement surpris par le climat. Ici l’altitude absorbe la chaleur étouffante de l’Inde et on se laisse  transporter par la végétation qui nous entoure, par l’histoire de ce lieu si riche… Une citadelle de légende C’est en 1936 que les princes télougous s’installèrent dans cette région rocheuse, pour la profusion de granit et la richesse minière des sols. Petit à petit ils érigèrent une ville forteresse de 43 km² aux innombrables temples, à l’architecture stupéfiante, mélange de traditions indiennes et de raffinement moghols. Le sud de l’Inde est puissant à l’époque, les pierres précieuses font sa richesse, son armée est colossale… Cette région connaît son apogée au XVIe siècle et les ambassadeurs du monde entier viennent déposer cadeaux et hommages au pied des souverains de la cité. Mais en 1565, la coalition des sultanats musulmans de Deccan, réussit à envahir la cité qui est détruite, pillée, abandonnée, laissant un ensemble de bâtiments remarquables dans un paysage insolite et grandiose. La nature reprend ses droits et la citadelle fabuleuse se fait oublier de l’Histoire. la redécouverte de la cité perdue C’est seulement à la fin du 20em siècle que ce site incroyable est réhabilité et commence à se faire connaître. Il y a quelques années il a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Aujourd’hui encore les archéologues travaillent sur le site et sont encore loin, très loin, d’avoir exhumer toutes les merveilles de l’ancienne capitale. Trois ou quatre jours ne sont pas de trop pour explorer cette cité perdue et les âmes d’explorateurs seront comblées. Vous pourrez découvrir la richesse de la spiritualité Hindouiste à travers les temples de granit et leurs prouesses architecturales, faire chanter les piliers des palais conçus pour être de véritables percussions à la gloire de la danse, vous faufiler dans les souterrains et galeries des maisons abandonnées, admirer le raffinement des bains de la Reine, des systèmes d’irrigation, ou encore vous faire bénir par […]

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Les quatre grandes écoles bouddhistes by Cyril

Temple bouddhiste

26 November 2015

La religion bouddhiste comme toutes les religions, possèdent différents courants avec des croyances et des pratiques qui diffèrent. Il existe quatre principaux courants bouddhistes. Les Gelukpas ou Bonnets Jaunes Tout d’abord parlons de la lignée des Gelukpa ou Guélougpa, encore appelée école des bonnets jaunes. C’est de cette école qu’est issu Sa Sainteté le 14ème Dalaï-Lama. Cependant, le leader spirituel de cette école est le Ganden Tripa, le détenteur du trône de Ganden. Il est élu tous les sept ans. Des quatres grandes écoles bouddhistes tibétaines, c’est la plus récente. Pour les Guélougpa, il est très important de faire preuve de discipline monastique et tout apprenant se doit de compléter de profondes études philosophiques pour devenir Guéshé, titre qui couronnera ses études. De nos jours, c’est devenu le courant majoritaire bien que les quatre grands courants continuent d’exister. Cela est dû à la conversion au bouddhisme tibétain du chef mongol Altan Khan à la fin du XVIème s. Le mode de transmission est celui qui semble le plus proche d’un système scolaire ; après une vingtaine d’années d’études, les moines peuvent devenir Guéshé, sorte de docteur en philosophie bouddhiste. Seuls les érudits les plus brillants peuvent espérer obtenir le titre de Guéshé Lharampa. Les Kagyupas Parmi les quatre autres grands courants figure l’école Kagyupa. Cette lignée a vu le jour au début du XIIème s. Le leader spirituel de cette école est le 17ème Gyalwa Karmapa. Ce dernier est arrivé en Inde au début de l’année 2000 et vit près de Dharamsala. Ce courant est souvent appelé « lignée de la tradition orale » car ses enseignements reposent majoritairement sur des traditions orales. Il est très important pour les Kagyupa, de pratiquer seul les enseignements en vue d’atteindre l’éveil. La transmission se fait par un système de réincarnation de génération en génération. Tous les ans ont lieu les Kagyu Monlam à Bodhgaya, prières bouddhistes majeures dirigées par le 17ème Karmapa. Les Nyingmapas Vient ensuite l’école Nyingmapa, ou école des anciens, la plus ancienne des traditions bouddhistes. Elle rassemble les enseignements les plus anciens introduits au Tibet par Padmasambhava, également nommé Gourou Rinpoché. Cette école revendique l’honneur d’être à l’origine du Dzogchen, considéré comme l’enseignement bouddhiste le plus élevé pendant longtemps. Leur leader spirituel est Taklung Tsetrul. Une grande spécificité de ce courant est d’avoir en son sein une grande communauté formée de yogis laïcs et mariés, autrement appelé un sangha « blanc ». Pour les […]

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Sri Aurobindo by Cyril

Sri Aurobindo

21 October 2015

Sri Aurobindo, né Aurobindo Ghose, voit le jour en 1872. Après de brillantes études en lettres à Cambridge, il revient dans son pays et commence à étudier la culture indienne et le sanskrit. Il est emprisonné pour avoir écrit des articles critiquant les lois britanniques dans la colonie. Très tôt, il fait preuve d’une grande clairvoyance déclarant ainsi que l’ennemi principal de l’homme ne réside pas dans une force extérieure à lui mais bien intérieure qui se manifeste par la peur, l’hypocrisie et le sentimentalisme à court terme. Sa vie prend un tournant lorsqu’il rencontre Lele Maharaj, professeur de méditation et qu’à la grande surprise de ce dernier il parvient à atteindre le nirvana en 3 jours. Après son emprisonnement, il part vivre à Pondichéry, alors enclave française, pour fuir les anglais. Dorénavant, son implication dans la vie politique ne sera que spirituelle. Son influence n’en sera que plus grande. C’est à ce moment de son existence qu’il développe la méthode d’entrainement spirituel qu’il nomme le Yoga Intégral. Selon lui, « le yoga est la vie » et ses pratiquants peuvent s’échapper de l’existence commune et dépourvue de sens. Il crée ce yoga pour chercher le changement total et intégral de la conscience et de la nature. A ses yeux, il est trop difficile pour l’Homme d’atteindre par lui-même la conscience supérieure ; son mental l’empêche d’y parvenir. C’est pourquoi son yoga marie techniques de méditation, travail sur le corps et exercices de respiration. Interrogé sur la différence entre son yoga et les autres formes classiques, il répond simplement «  mon yoga commence là où les autres finissent ». Sri Aurobindo est totalement en accord avec la théorie de l’évolution de Darwin. Il va même plus loin en suggérant que l’homme n’est peut-être qu’un maillon conduisant à une espèce encore plus évoluée. Cette dernière serait pourvue d’une conscience non accessible aux humains. Toutefois, il marque une rupture dans la pensée courante ; contrairement à toutes les espèces qui nous ont précédé, nous pourrions envisager et concevoir l’espèce suivante. Alors que la 1ère guerre mondiale éclate, il rencontre Mirra Alfassa rapidement appelée la « Mère ». Cette française passionnée par les mathématiques, les arts occultes et les arts de manière générale, est sensible à l’idée d’une conscience supérieure. Ainsi, elle voit tout de suite en Sri Aurobindo un guide chargé d’une mission. Selon lui, une synthèse entre l’Orient à la recherche constante d’une perfection spirituelle, […]

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