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Les cinq sens : une voie vers notre être intérieur ? by Stéphanie

08 February 2018

Tout le monde connait les cinq sens que sont la vue, l’ouïe, le goût, le toucher et l’odorat. Cependant ce que tout le monde ne sait pas c’est que nous pouvons avancer vers notre être intérieur grâce à la perception que procurent les sens. Si nous savons les écouter et les utiliser, il devient alors très facile de méditer. La méditation de pleine conscience permet d’être attentif à toutes les sensations que procurent le corps dans l’instant présent. Elle permet d’observer ces sensations sans jugement, pour simplement ne faire qu’un avec « ce qui est ». Ainsi comment observer et utiliser ses cinq sens pour se reconnecter avec son moi intérieur ? L’ouïe : Nous pouvons bien sûr prendre l’exemple de la musique. Celle-ci a toujours joué un rôle fondamental dans la spiritualité. Qu’elle soit liée à la danse, au chant ou à la prière, elle favoriserait l’état de transe. Elle pourrait aussi favoriser l’éveil : sous formes de chant, mantras, tintements des bols tibétains, elle peut nous reconnecter avec notre état intérieur voire le transformer. D’ailleurs, comme le disait Beethoven, « La musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie. » Dans beaucoup de traditions spirituelles, la Manifestation du monde est décrite comme ayant sa source dans le son primordial. En Inde, la création est entièrement spanda, une vibration qui fait résonner les trois lettres de “aum”. L’ouïe est très importante pour la méditation de pleine conscience. On peut l’utiliser pour se reconnecter avec l’instant présent en écoutant tous les sons et vibrations du monde extérieur ou même en écoutant une musique classique, des chants d’oiseaux, une flûte des Andes… En concentrant notre attention sur ces sons nous pouvons alors vivre pleinement l’instant présent sans laisser d’éventuelles pensées polluer notre esprit. D’une autre façon, nous pouvons cheminer vers notre être intérieur en écoutant notre respiration ou même en imaginant le son aum venir directement à nos tympans et se focaliser sur cette pensée comme si le son était réellement présent. « Dans l’émotion, la musique va plus loin que la poésie, elle pénètre plus avant, elle touche l’âme de plus près, elle fait le ciel plus bleu. » Anne Barratin. Le toucher : Nous disons bien « être touché » par la beauté de quelque chose, par un acte, une parole… Le toucher implique donc l’être dans sa totalité. La peau, vecteur principal du toucher est souvent le reflet de notre état : on est bien ou mal […]

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Thich Nhat Hanh, l’apôtre de la paix et de la non-violence by Stéphanie

Thich Nhat Hanh

17 February 2016

Nhat Hanh est un moine bouddhiste né en 1926. Né au Vietnam, cela explique qu’il porte la dénomination “Thich”, titre honorifique au Vietnam. Durant toute sa vie, il n’a pas cessé de prôner la non-violence et la paix. Voyageant partout dans le monde, il est parfois considéré comme le “second Dalaï-Lama”. Mais qui est donc cet inspirant personnage installé en France depuis plus de cinquante ans mais pourant méconnu de beaucoup d’entre nous ? Une jeunesse bien remplie Né dans le centre du Vietnam en 1926, il devient moine à l’âge de 16 ans. Auteur de plus cent textes publiés, c’est un écrivain et poète réputé à travers le monde entier. En 1950, alors qu’il n’est âgé que de 26 ans, il fonde l’Institut des Hautes Etudes Bouddhistes An Quang. Rapidement, cet institut deviendra le berceau des bouddhistes dans la lutte contre la non-violence pendant la guerre du Vietnam. En 1960, il envoie un rapport à l’université de Princeton présentant sa vision du Christianisme, du Judaïsme et de l’Islam. Immédiatement l’université lui propose de venir enseigner les religions comparées. Le voilà donc parti pour les États-Unis. L’année suivante, il enseigne le Bouddhisme à l’université de Columbia. Plutôt sympa à mettre sur un CV non ? De retour au Vietnam, il fonde l’Université Bouddhique “Van Hanh” en 1965. Dans sa lancée, il fonde l’Ecole de la Jeunesse Social. Derrière un titre un peu vague, cette école rassemble plus de dix mille travailleurs dans 42 provinces du sud du Vietnam. A une époque où le pays est ravagé par la guerre, ces travailleurs sont des véritables vecteurs de paix. Un tournant majeur dans sa vie En 1966, il est contrait à l’exil en Occident. Il avait lancé un appel contre la guerre du Vietnam, ce qui n’a pas plu au gouvernement américain. À partir de ce moment-là, il voyage en Europe, en Asie et en Australie. Il rencontre de nombreuses personnalités du XXème siècle à commencer par Martin Luther King. Ce dernier le recommande pour le prix Nobel de la paix, en vain. C’est également lui qui lui confère le surnom “d’apôtre de la paix et de la non-violence”. Il travaille également à plusieurs reprises avec le pape Paul VI. Ces voyages contribuent à développer sa renommée à travers le monde. En 1966, il est interdit de séjour dans les deux Vietnam. Il ne retournera dans son pays que trente-neuf ans plus tard, […]

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Tout savoir sur Shiva, le dieu le plus vénéré de l’hindouisme by Cyril

Shiva assis

08 February 2016

Shiva est certainement l’un des dieux les plus importants, si ce n’est le plus important, de la mythologie hindouiste. C’est un dieu compliqué à comprendre, arborant parfois des facettes opposées. On parle souvent de lui comme d’une entité, ignorant au passage que son nom signifie littéralement « ce qui n’est pas ». On pourrait écrire des livres entiers sur ce dieu. Aujourd’hui, je vais essayer de faire un tour d’horizon de cette divinité complexe afin de mieux la cerner. D’où vient Shiva ? Il serait apparu pour départager Brahma et Vishnu alors qu’ils s’affrontaient pour savoir lequel des deux étaient le meilleur dieu. Avec ces deux dieux, il est un des trois dieux principaux qui constituent la trinité hindoue. Il représente la fin, la mort, c’est pourquoi il est le dieu destructeur. Les légendes disent qu’il vivrait sur le mont Kailash. On raconte qu’à une époque les dieux étaient menacés par les démons et demandèrent son aide à Shiva. Celui-ci accepta à la condition que les dieux lui prêtent chacun une partie de leurs pouvoirs. Une fois les démons vaincus, Shiva refusa de rendre ces pouvoirs ce qui fit de lui l’entité la plus puissante de l’univers. Toujours d’après les légendes, Shiva aurait mille huit noms parmi lesquels Roudra, Hara, Ougra,… Rudra symbolise une forme sombre de Shiva, souvent associée à la destruction, ce qui explique qu’elle est représentée sous une forme courroucée. Ses attributs De ses cheveux coule le Gange ce qui explique que ce fleuve soit si sacré aux yeux de la religion hindouiste. Son principal attribut est le trident appelé Trishula. Pour les shivaïtes, ou shaïvas, ce trident arbore une triple signification : création, perpétuation et destruction. Shiva est toujours paré d’un troisième œil sur la tête qui apporte la destruction sur tout ce qu’il fixe. C’est la raison pour laquelle lorsque l’on représente Shiva, il a toujours son troisième oeil de fermé. Sur sa tête on retrouve un croissant de lune. Celui-ci symbolise la renaissance, tout comme la lune qui diminue avant de renaître. Une autre explication est qu’en étant placé près du troisième oeil, qui est le symbole de la destruction, il représente le pouvoir de création de Shiva. De plus, un serpent est toujours placé autour de son cou, pour représenter la puissance. Il est souvent accompagné de Nandi, un taureau blanc qui lui sert de monture. Lui-même est l’objet de cultes dans certaines parties de l’Inde. […]

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Les mantras, ces sons sacrés by Cyril

Moine avec un mantra

01 February 2016

Chez les bouddhistes, il est fréquent d’entendre des moines réciter des phrases et des syllabes dont bien souvent le sens nous échappe. La seule chose sûre c’est que les sonorités se répètent. Mais pourquoi est-ce si important pour eux? Quel est donc le sens de ces paroles ? Sont-elles des formules magiques pour invoquer une divinité? Intéressons-nous de plus près à une pratique fondamentale du bouddhisme et aussi de l’hindouisme : les mantras. Signification Dans la tradition bouddhiste, on trouve souvent des mantras : sur des rochers, sur les drapeaux à prières, sur du papier,… Le mot mantra provient du sanskrit. Il peut être traduit par « instrument de pensée ». D’un point de vue littéral, la particule ‘man’ signifie l’esprit pendant que ‘tra’ signifie protéger. Tout de suite, on trouve l’idée de protection de l’esprit. Mais la question reste la même : qu’est ce que ce moyen de protection de l’esprit? Un mantra est une syllabe ou une phrase sacrée dotée d’un fort pouvoir spirituel. À l’origine, ils proviennent du son originel, OM. Leurs pouvoirs proviennent de la répétition de sons bénéfiques pour les humains. Ils se basent sur les deux pouvoirs inhérents au son pour modifier leur environnement ; – la vibration de l’air qu’il provoque – sa résonance Par ces modifications de l’environnement, la personne qui récite les mantras « purifie » son environnement ainsi que celui des gens situés autour d’elle. Utilisation Les utilisations communes des mantras sont diverses ; protection des êtres vivants, célébration, invocation d’une divinité, support à la méditation,… ce qui explique que l’on retrouve des mantras dans beaucoup de textes sacrés bouddhistes. Traditionnellement, les moines récitent souvent des mantras en tenant leur mâlâ à la main afin de compter les récitations des syllabes sacrées. Cependant, leur utilisation n’est pas propre au bouddhisme, quoiqu’ils soient souvent associés à cette religion. On retrouve aussi des mantras dans l’hindouisme et le jaïnisme par exemple. Les mantras peuvent être utilisés en vue de faire circuler l’énergie dans le corps ou encore pour évacuer le stress. La répétition de sons sacrés permet à notre esprit de se concentrer et de faire le vide. Contrairement à une idée répandue, la récitation d’un mantra peut également se faire de façon silencieuse. En effet, ce qui compte n’est pas l’intonation ni le volume sonore du mantra, mais la concentration avec laquelle on le récite. Ainsi, si une personne récite un mantra pendant plusieurs heures puis s’arrête et […]

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Les trois singes de la sagesse, un important symbole vieux de deux millénaires by Cyril

Trois singes mystiques

21 January 2016

Probablement avez-vous déjà vu trois singes en figurine ou en photos dont un se bouche les oreilles, l’autre la bouche et le dernier se cache les yeux. Mais savez-vous ce que cela représente ? En occident, on a l’habitude de les voir comme des objets décoratifs, on évoque peu leur vraie signification. Bien sûr, ce ne sont pas que des objets décoratifs… Origine Il est difficile de dater l’apparition des premiers singes de la sagesse. Ils furent introduits dans le bouddhisme par un moine aux environs du VIIème siècle. Selon la légende, ce moine était accompagné par un singe durant ses périples. Ce moine c’est Xuanzang, un des plus importants traducteurs des textes bouddhistes en Chine. Il quitta la Chine pour partir en Inde après avoir compris qu’il était temps qu’il parte à la recherche de textes bouddhistes pour les ramener en Chine. Toutefois, ce n’est pas lui qui inventa les singes, il se contenta juste de les faire connaitre et contribua à les développer. Les premières traces de ces « singes de la sagesse », remontent aux « Entretiens de Confucius », que l’on situe en général entre le IVème et le IIème siècle avant JC. Plusieurs légendes affirment que ces trois singes proviennent de la croyance japonaise Koshin. Cette dernière est fondée sur l’idée qu’en chaque être humain existent trois vers malfaisants, les Sanshi, qui une fois tous les soixante jours quittent notre corps pour aller rendre compte de nos péchés à une entité supérieure, Ten-Tei. Mais il est difficile de démêler la légende de la réalité. De plus, une des plus vieilles représentations connues de ces trois singes, se trouve sur la façade du temple Toshogu à Nikko au Japon. Les trois singes viendraient-ils du Japon ? C’est bien possible. Les trois singes mystiques comme on les appelle parfois, sont nommés les sanzaru. Leur prénom sont Mizaru, Iwazaru et Kikazaru. En japonais « san » signifie trois et saru signifie le singe. Avec le temps, saru est devenu zaru donnant le mot sanzaru.  Or, ‘zaru’ est une forme négative que l’on pourrait traduire par « ne pas ». La signification couramment admise « ne voit pas, n’entend pas et ne parle pas », pourrait donc provenir d’un jeu de mots dans la langue japonaise. Par ailleurs, dans la tradition japonaise, le singe est censé chasser les mauvais esprits. Signification Ces singes sont supposés représenter un moyen de ne pas ressentir le mal. Le sens le plus couramment admis […]

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Shambhala, pays mythique caché dans l’Himalaya. by Anne

shambala

18 January 2016

Avez-vous entendu parler de Shambhala? En sanskrit (qui est la langue ancienne commune à beaucoup d’idiomes d’Inde) cela signifie «lieu du bonheur paisible». On retrouve un tel endroit dans plusieurs religions et traditions, ce qui nous a donné envie de nous pencher sur le mythe du Shambhala. Un mythe universel Dans la majorité des traditions populaires on retrouve le mythe d’un lieu ultime, d’un monde de sagesse et de paix, qui gouvernerait la terre de façon insoupçonnée. Il porte différents noms comme Tula, l’Île Blanche, le Monde des Bienheureux, La Terre sacrée, La Terre des Dieux Vivants, le Paradis. Dans la tradition orientale, et plus particulièrement les traditions himalayennes ce royaume porte le nom de Shambala ce qui signifie de manière littérale “ce qui nous offre l’accès à la source de bonheur pur et de joie infinie”. Shambala serait une cité d’amour et de connaissance, un monde bienheureux de sages réservé à une certaine élite qui cultive une spiritualité authentique. Le mythe de Shambala dans le bouddhisme Dans la tradition bouddhiste, Shambala est un royaume idéal qui a été révélé à Bouddha dans le tantra du Kalachakra (un texte fondateur de la religion bouddhiste). Le XIV ème Dalaï Lama a mentionné ce lieu en précisant qu’il s’agit d’une terre pure réservée aux personnes qui ont atteint un karma convenable. Il s’agit d’un lieu terrestre mais qui ne peut pas être situé sur une carte. Sur les thangkas (peintures traditionnelles) tibétaines établies d’après les indications des sages qui auraient visité le lieu, Shambala est représenté comme un royaume de forme circulaire entouré de montagnes. La capitale Kalapa se trouve au centre. Au sud de Kapala se trouve le parc du bois de sental et à l’ouest et à l’est de ce parc se situent les lacs du lotus blanc et du Petit Manassa. Le texte du Kalachakra a également révélé qu’un roi de Shambala apparaîtrait dans le monde pour combattre les barbares et établir un âge d’or. Une tradition pré-bouddhiste La religion installée dans l’ Himalaya avant le bouddhisme, la tradition Bön, mentionne également ce royaume parfait, caché dans l’Himalaya. Ce paradis oublié serait le berceau de cette religion ancestrale. Tout comme dans la tradition bouddhiste, on murmure que le Shambhala est un lieu physique caché dans une région inaccessible de l’ Himalaya… Pour d’autres, le royaume de Shambhala se situerait dans une dimension parallèle accessible au terme d’un long cheminement personnel. Il existe plusieurs passages pour accéder à […]

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