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Tag: Compassion

Face à face avec le bouddhisme : Les Enseignements du Dalaï Lama by Stéphanie

13 September 2017

Suzanne de l’équipe Omalaya, installée à McLeodGanj depuis une dizaine de jours seulement, est allée découvrir les enseignements du Dalaï Lama. Elle nous fait le retour de son expérience. Une energie universelle     A 8h du matin, la foule est rassemblée dans le monastère, chaque mètre carré occupé, peuplé d’une assemblée aussi diverse que joyeuse : des moines et nonnes en toges rouges venus de la région environnante ou de l’autre bout du monde, des tibétains habitant Dharamsala auprès du maître, des voyageurs arrêtés là, des randonneurs descendus des hauteurs himalayennes.     Après les mantras d’ouverture, le Dalaï Lama apparaît en haut des marches. L’atmosphère est fébrile et électrique. Une vague d’énergie se répand à tous les étages du temple, les têtes tournées en direction de Sa Sainteté.     Le Dalaï Lama crée une cohésion. Cela dépasse sa personne. Sa spontanéité en parait presque étrange. Un être qui boit, mange, dort, comment peut-il être porteur d’un tel déploiement ?     Face à lui, nous sommes emplis de dévotion. Je me trouve surprise et désemparée. Moi qui ai toujours refusé un tel sentiment, je me reconnais à ce moment emplie d’un amour qui me dépasse, me fait joindre les mains en marque de respect et courber la tête en signe de recueillement. Personne ne reste insensible. Il a beau agir en toute simplicité, il véhicule une énergie qui ne lui appartient pas, comme s’il permettait en sa présence de révéler « cette » énergie dans tous les êtres vivants alentour. Une joie de vivre communicative     Sa façon de vivre est à l’image de son enseignement, plein de bonté : dix minutes après le commencement, c’est l’heure du thé ; deux heures plus tard, c’est la pause pendant laquelle il répond aux nombreuses questions ; et à 13h, le repas est offert à tous. Installé sur sa chaire pour dispenser les enseignements, il discute joyeusement, glisse de temps à autre quelques touches d’humour qui soulèvent des rires émus dans l’assemblée. L’ambiance est bonne enfant en sa présence, et sa joie de vivre communicative.     Il entame son discours par la compassion, qui constitue le centre de son enseignement. Il aborde avec humilité des concepts complexes tels que la vacuité et le non-attachement. Il crée de l’espace entre les choses, amène des respirations parmi la densité du monde. Il révèle à toute chose existante l’impermanence, et montre à chaque être sa liberté […]

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Le 17ème Karmapa en visite en France en juin 2016 by Jean-Baptiste

Sa Sainteté le 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje

04 March 2016

Sa Sainteté le 17ème Karmapa est en visite à Paris les 4 et 5 juin prochain. L’occasion pour vous de le rencontrer, et pour nous de dresser un portrait d’une des plus importantes personnalités religieuses tibétaines après le dalaï-lama. Le Karmapa, kézako ? Le Karmapa est le titre donné au chef de l’école Kagyupa, un des quatre grands courants majeurs du bouddhisme tibétain. Ce titre se transmet par un système de réincarnation de génération en génération comme la lignée des dalaï–lamas. Il s’agit d’ailleurs de la première lignée de réincarnation d’un maître spirituel à avoir vu le jour au début du XIIème siècle. La fin de la lignée est toutefois annoncée, comme il est dit dans les enseignements de Guru Rinpoché qui affirme qu’il y aurait en tout 21 karmapas. Le titre honorifique est pour être exact « His Holiness the Gyalwa Karmapa » qui peut se traduire par « Sa Sainteté le Karmapa ». L’actuel leader spirituel de cette école est Sa Sainteté le 17ème Karmapa, Orgyen Trinley Dorje. Qui es-tu, Sa Sainteté le 17ème Karmapa, Orgyen Trinley Dorje ? Orgyen Trinley Dorje est né en 1985 dans une famille de nomades dans la région du Kham, au Tibet oriental et correspond parfaitement à la description que Chogyur Lingpa a faite du 17e Karmapa au XIXème siècle. Ce lama tibétain aurait eu en 1856 la vision prophétique des 21 incarnations du Karmapa et les détails de la vie du Dix-septième Karmapa furent annoncés avec une étonnante précision. Voilà comment il décrit sa vision du 17e Karmapa : « Sous un arbre verdoyant sur une montagne rocheuse Se trouve la dix-septième incarnation du Karmapa en compagnie de Kèntin Tai Sitou. Par la fusion de leurs esprits en un seul, L’arbre des enseignements du Bouddha Fleurira et portera des fruits abondants, L’essence véritable des transmissions de Gampopa. » Effectivement, Orgyen Trinley Dorje est découvert par Taï Sitou Rinpoché (second titre le plus important après le Karmapa) et intronisé en 1992 au monastère de Tsourphou au Tibet, siège traditionnel des Karmapas. Pour l’identifier, il s’est appuyé sur une lettre prédisant sa réincarnation découverte dans une amulette que lui aurait remise le 16e Karmapa et de nombreuses autres prédictions et preuves, dont les visions de Chogyur Lingpa. A 14 ans, il prend la décision de fuir le Tibet suite à des pressions politiques des autorités chinoises qui l’empêchent de poursuivre convenablement ses études religieuses et entreprends la dangereuse traversée de l’Himalaya. Il […]

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Thich Nhat Hanh, l’apôtre de la paix et de la non-violence by Stéphanie

Thich Nhat Hanh

17 February 2016

Nhat Hanh est un moine bouddhiste né en 1926. Né au Vietnam, cela explique qu’il porte la dénomination “Thich”, titre honorifique au Vietnam. Durant toute sa vie, il n’a pas cessé de prôner la non-violence et la paix. Voyageant partout dans le monde, il est parfois considéré comme le “second Dalaï-Lama”. Mais qui est donc cet inspirant personnage installé en France depuis plus de cinquante ans mais pourant méconnu de beaucoup d’entre nous ? Une jeunesse bien remplie Né dans le centre du Vietnam en 1926, il devient moine à l’âge de 16 ans. Auteur de plus cent textes publiés, c’est un écrivain et poète réputé à travers le monde entier. En 1950, alors qu’il n’est âgé que de 26 ans, il fonde l’Institut des Hautes Etudes Bouddhistes An Quang. Rapidement, cet institut deviendra le berceau des bouddhistes dans la lutte contre la non-violence pendant la guerre du Vietnam. En 1960, il envoie un rapport à l’université de Princeton présentant sa vision du Christianisme, du Judaïsme et de l’Islam. Immédiatement l’université lui propose de venir enseigner les religions comparées. Le voilà donc parti pour les États-Unis. L’année suivante, il enseigne le Bouddhisme à l’université de Columbia. Plutôt sympa à mettre sur un CV non ? De retour au Vietnam, il fonde l’Université Bouddhique “Van Hanh” en 1965. Dans sa lancée, il fonde l’Ecole de la Jeunesse Social. Derrière un titre un peu vague, cette école rassemble plus de dix mille travailleurs dans 42 provinces du sud du Vietnam. A une époque où le pays est ravagé par la guerre, ces travailleurs sont des véritables vecteurs de paix. Un tournant majeur dans sa vie En 1966, il est contrait à l’exil en Occident. Il avait lancé un appel contre la guerre du Vietnam, ce qui n’a pas plu au gouvernement américain. À partir de ce moment-là, il voyage en Europe, en Asie et en Australie. Il rencontre de nombreuses personnalités du XXème siècle à commencer par Martin Luther King. Ce dernier le recommande pour le prix Nobel de la paix, en vain. C’est également lui qui lui confère le surnom “d’apôtre de la paix et de la non-violence”. Il travaille également à plusieurs reprises avec le pape Paul VI. Ces voyages contribuent à développer sa renommée à travers le monde. En 1966, il est interdit de séjour dans les deux Vietnam. Il ne retournera dans son pays que trente-neuf ans plus tard, […]

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Amma, la puissance d’Amour pour toute religion by Anne

Amma Omalaya

26 January 2016

On parle de plus en plus d’Amma, cette femme incroyable du sud de l’Inde qui prône en guise de toute religion un amour inconditionnel. En France elle nous a notamment été révélée par le récent film Un+ Une de Claude Lelouch. Jean Dujardin et Elsa Zylberstein se sont déclarés incroyablement touchés par cette femme hors du commun. Nous avons souhaité partager avec vous la vie et le message d’Amma. Une incroyable enfant Le formidable message d’Amma c’est avant tout l’histoire d’une petite fille, Soudhamani, née en 1953 dans un village de pêcheurs au Kerala, dans le sud de l’Inde. Toute petite elle montre des dispositions mystiques que sa famille ne comprend pas. Âgée de quelques années elle passe déjà des heures à méditer sur le bord de mer, apprend seule la pratique du yoga, compose des chants mystiques qui témoignent d’une profondeur et d’une sagesse peu communes pour son âge. Soudhamani est née dans une famille peu fortunée et lorsqu’elle vole du beurre ou des vêtements à ses parents pour nourrir et habiller les pauvres, sa famille se montre très sévère à son égard. La fillette subit beaucoup de privations et punitions et continue à donner tout ce qu’elle peut aux personnes nécessiteuses. Lorsque Soudhamani atteint l’âge de neuf ans, sa mère tombe malade et la fillette doit quitter l’école pour se consacrer aux travaux domestiques. Pour nourrir la vache de la famille elle fait du porte-à-porte afin de collecter les déchets de ses voisins. Soudhamani a été profondément affectée par cette pauvreté omniprésente en Inde. Si elle accepte le principe hindouiste selon lequel notre condition est liée à notre Karma, elle refuse que ce fait serve de prétexte à la passivité. A son échelle elle commence à répandre de l’amour, à vouloir poser un regard de tendresse sur chaque individu, quels que soient sa caste et son niveau social. C’est à ce moment-là qu’elle commence à étreindre les gens dans la peine, à leur offrir ce réconfort physique et mental qui lui vaudra le surnom d’Amma, la Mère. «  Si c’est à cause de son Karma qu’un homme souffre, n’est-il pas de notre devoir de rendre cette souffrance et cette douleur plus facile ? ». C’est avec cette profonde conviction qu’Amma avance dans la vie, pleine de confiance malgré les difficultés familiales. Amma explique : « En Inde, on attend des femmes qu’elles s’effacent. On dit que «  même les murs ne doivent pas […]

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Le Sikhisme, un mélange unique d’hindouisme et d’islam by Cyril

Sikhs en tenue traditionnelle

01 December 2015

A part la barbe et le turban de toutes les couleurs rendus célèbres par les films américains, la plupart d’entre nous ignore en quoi consiste vraiment le Sikhisme. Mélange d’islam et d’hindouisme, levons le voile sur une religion fondée sur la tolérance et la compassion. L’origine Les sikhs représentent la cinquième religion du monde avec près de vingt millions de pratiquants. Cette religion remonte au XVIème siècle. Gurû Nânak est l’inspirateur de cette religion. Après un voyage à La Mecque il revient en Inde et fonde Katarpur, littéralement la Ville du Créateur. Il crée cette religion en vue de surpasser l’islam et l’hindouisme, les deux religions principales en Inde. Il s’évertue à expliquer qu’il n’existe ni hindous ni musulmans, seuls des disciples. Le mot sikh, disciple en sanskrit, provient de là. En mourant, Gurû Nânak désigne celui qui doit le remplacer comme guru. Pendant les deux siècles suivants, neuf Gurus se succèdent. Tous sont habités par la même lumière qui habitait Gurû Nânak. Tous ces gurus sont des êtres éclairés et veulent conférer aux humains la possibilité de se développer spirituellement et d’atteindre le bien-être moral. Les coutumes Chacun des gurus contribue au développement du sikhisme. Ainsi, le cinquième guru donne à la religion son lieu saint : le temple d’or d’Amritsar. C’est le dixième et dernier guru sikh, Gobind Singh, qui décide qu’il est le dernier et que désormais l’autorité religieuse passera par les textes saints et la communauté sikhe. C’est également lui qui introduit les cinq signes distinctifs sikhs, les 5K ; – le Kirpan ; une dague courbe dont la longueur varie. – le Kesh ; le fait de porter les cheveux longs attachés dans un turban. – le Kangh(a) ; leur peigne qui symbolise la propreté. – le Kara ; qui est leur bracelet d’acier. – le Kachhera ; un caleçon de coton initialement pensé pour que les sikhs soient toujours prêts à courir ou monter à cheval sans être dénudés.   Par ces attributs, les sikhs peuvent rentrer dans le Khalsa faisant d’eux des « purs ». Les sikhs accordent une importance particulière au port de leur turban. C’est un véritable attribut religieux, et les vrais sikhs sont prêts à affronter beaucoup de difficultés pour le garder. En plus d’être un attribut religieux, le turban a une grande importance dans la vie d’un sikh. Ainsi, lors d’un mariage il est coutume que les hommes des deux familles échangent leur turban pour symboliser le […]

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