Our Blog

Tag: Bouddhisme

Science et Bouddhisme by Cyril

Bouddha et le chemin

27 October 2015

Aucune religion ne peut revendiquer d’avoir autant de liens avec la science que le bouddhisme. Situé quelque part entre religion et philosophie de vie, le bouddhisme relève d’une démarche expérimentale. La connaissance est un élément fondamental dans le bouddhisme et la science. Alors que les mystères d’hier sont les certitudes de la science d’aujourd’hui, cette dernière est sans cesse remise en question par une démarche expérimentale. En ça, le bouddhisme semble être le penchant idéologique de la science car cette philosophie est toujours prête à se remettre en question si un fait étayé, prouvé, venait démontrer qu’une croyance est erronée. Sa Sainteté le 14ème Dalaï-Lama lui-même, a déclaré que le jour où la science prouverait l’erreur du bouddhisme, il serait le premier à remettre son système philosophique en question. Ainsi, rien d’étonnant à ce que le Dalaï-Lama soit un des membres fondateurs du Mind and Life Institute. Cet institut cherche à comprendre de manière scientifique l’esprit humain et à diminuer les souffrances. Cet organisme a été créé sur l’idée que la science est le moyen privilégié de l’étude de la réalité. L’idée que la méditation (contemplative ou non) offre non seulement de nouvelles méthodes d’investigation sur l’esprit humain, mais aussi qu’elle puisse contribuer directement à un plus grand bonheur intérieur est de plus en plus présente. Chaque année, à l’occasion du Mind and Life Summer Research Institute (MLSRI), des neurologues, des spécialistes du comportement, des cliniciens ainsi que des moines bouddhistes, se regroupent pour étudier l’influence positive que la méditation et la contemplation ont sur l’esprit et la santé. Par ailleurs, tous les deux ans est organisé l’International Symposium for Contemplative Studies (qui se tiendra en Novembre 2016) afin de réunir, autour d’une table, la science, l’éducation, les arts et la méditation en vue de trouver des moyens d’augmenter le bien-être des humains. Pour les bouddhistes, toute créature peut atteindre l’éveil, un bouddha ne désignant qu’une créature qui s’est éveillée à la conscience. D’ailleurs, le mot provient du terme sanskrit « Bud » lequel signifie connaître. La vérité est à atteindre soi-même. De plus, dans la croyance bouddhiste, méditer signifie s’habituer, se cultiver, se familiariser avec une nouvelle façon d’être et d’envisager le monde qui nous entoure. 0n sait maintenant que le cerveau humain peut être modifié par un entrainement particulier. On peut donc conditionner notre esprit au bonheur et à la compassion, même si le chemin pour y parvenir reste de […]

Lire plus

Tout quitter pour changer de vie by Anne

Citation de Marta

30 September 2015

Hier, l’équipe Omalaya a rencontré Marta et nous voulons vous faire découvrir son parcours extraordinaire. Marta est designer madrilène, jouissant d’un certain niveau de vie dans un milieu privilégié quand elle rencontre un moine bouddhiste à Madrid. Lui et son groupe ayant besoin d’un traducteur de l’espagnol à l’anglais, Marta se propose. « A cette époque je ne me connaissais pas. Je ne savais pas comment fonctionnaient les émotions, l’esprit, le cerveau. Dans le monde occidental on ne prête pas assez attention à soi. » Elle découvre alors le Dharma, la philosophie bouddhiste et se sent attirée par la vie intérieure qu’elle devine. Les moines lui conseillent de se rendre à Dharamasala pour approfondir ce qu’elle ne fait qu’appréhender. Elle décide de quitter son boulot prestigieux, sa famille, ses amis, sa vie confortable pour répondre à cet appel, pour se lancer dans cette quête de sens. En arrivant en Inde, elle étudie en parallèle le tibétain et la religion bouddhiste. Petit à petit, de programme d’étude en programme d’étude, Marta s’installe durablement dans la région, sans même s’en apercevoir. « Dans cette philosophie j’ai l’impression de vivre quelque chose de bénéfique pour l’esprit, de vraiment utile » Au bout d’un an à Dharamsala, sa famille, de tradition catholique, vient la voir en Inde et se rend mieux compte de son engagement. Ils sont rassurés par ce système de valeurs et par la vie monastique qui leur semble proche de ce qu’eux même peuvent vivre dans leur religion. Le message d’amour et de compassion est finalement commun aux deux sagesses. Marta vit depuis 10 ans à Dharamsala et c’est en égrenant son chapelet tibétain qu’elle répond à nos questions. Si elle a tout laissé derrière elle en quittant l’Espagne, c’est pour avoir trouvé aujourd’hui un chemin spirituel dans lequel elle se sent épanouie et où elle a l’impression de mobiliser le meilleur en elle. De designer occidentale, Marta est devenue…. la traductrice officielle du Dalaï Lama en espagnol. Elle nous livre le portrait d’un homme a l’attention extraordinaire, qui n’oublie jamais un visage ou un nom. Marta nous confie en riant, que le 14 ème Dalaï Lama, a parfois ce regard clairvoyant accompagné d’un sourire complice et espiègle qui veut dire ” hum, on ne s’est jamais rencontré dans cette vie, mais je te connais, je te reconnais d’une vie antérieure! “.

Lire plus

La magie des festivals chamaniques au Ladakh by Anne

Dak Thok Tsechu

23 September 2015

Le Ladakh, région sauvage à l’extrême nord de l’Inde, est bien connu pour ses festivals bouddhistes colorés, qui fourmillent de vie, de tradition et de performances surréalistes aux yeux des non-avertis ! Cette région, que l’on nomme le petit Tibet, offre une grande variété de festivals tout au long de l’année. Naissances, mariages, moissons, anniversaires de Lamas, commémorations d’événements historiques ou religieux, nouvel an… sont autant d’occasions de se rassembler en costumes traditionnels pour un défilé de chants, de musique, de danses… Mais ces fêtes magnifiques ne sont pas seulement l’occasion de perpétuer la richesse culturelle de la région, de fédérer la population autour d’un folklore, elles sont aussi et surtout des évènements religieux majeurs, et présentent des rites qui demandent des mois de préparation. Ces cérémonies tiennent leur tradition de la culture shamanique Bon, implantée au Ladakh avant l’arrivée du bouddhisme. Lors de certains de ces festivals chamaniques, des moines ou même des civils formés, entrent en transe et reçoivent en eux les esprits d’une déité. Guidés par cette entité, certains prévoient le futur, d’autres bondissent de balcon en balcon et multiplient les acrobaties, les yeux bandés. Une incroyable préparation est nécessaire pour se faire réceptacle d’une déité, et les préposés passent les mois qui précèdent les festivals à l’isolement complet. Bien que ces états de transe et d’accrobaties soient vraiment impressionnants et valent un voyage, ils demeurent cependant un moment fort dans la pratique religieuse de la communauté et doivent être respectés comme tel. Les milles chatoiements des costumes et le son entrainant de la musique qui nous transporte dans un autre monde, sont avant tout là pour affermir la croyance des populations. Une leçon de mythologie donc, mais aussi l’expérience incroyable de la religion bouddhiste dans ce qu’elle a de plus impressionnant, une démonstration culturelle au cœur des paysages féériques de l’Himalaya, une fête entrainante à travers rires et chants seront au rendez-vous si vous avez la chance d’assister à un de ces festivals au Ladhak. Ca vous donne envie de venir voir par vous même ? Partez avec nous en octobre pour vivre cette expérience magique en cliquant ICI.

Lire plus

Enseignements spirituels au Ladakh en Inde par Sakya Trizin by Stéphanie

Enseignements spirituels au Ladakh avec Omalaya

05 July 2015

Depuis deux jours, le village de Choglamsar, situé à 8km de Leh, capitale du Ladakh, est sujet à un impressionnant spectacle : plus de quatre mille personnes se regroupent en silence sur la place de Jivetsal pour suivre les enseignements  spirituels bouddhistes qui y sont librement dispensés. Résultat d’une collaboration étroite entre la Ladakh Buddhist Association, la Ladakh Gonpa Association et le Monastère Matho, cet évènement rassemble les quatre courants du Bouddhisme – les Ningmapa, les Gelukpa, les Kagyupa et les Sakyapa -sous la tutelle de Sa Sainteté Sakya Trizin, le maitre de ces derniers. Se déroulant sur quatre jours, ce rassemblement a pour but de présenter les plus hauts concepts du bouddhisme  afin de les rendre compréhensibles pour les fidèles n’ayant, en temps normal, pas d’accès direct à ces enseignements. Les textes sacrés sont  explicités et discutés par les lamas présents sur l’imposante scène. Ces lectures sont entrecoupées par la psalmodie de mantras, et l’écoute de chants religieux. Durant tout ce temps, certains moines se consacrent à la réalisation d’un mandala de sable coloré, qui sera ensuite laissé à la vue des fidèles durant une semaine entière. Métaphore de la qualité éphémère de toute chose, cette œuvre sera ensuite détruite, et seul son souvenir subsistera. Le temps a beau ne pas être au beau fixe, la pluie n’entache en rien la ferveur des participants. Et les jeux d’ombre et de lumière, créés par les nuages entre éclaircies et averses, imposent de saisissants contrastes à la scène, amplifiant les sublimes patchworks de couleurs générés par le fleurissement de centaines de parapluies multicolores, le tout répondant aux couleurs vives des moines et des drapeaux de prières, ainsi qu’aux noirs profonds orant les habits locaux traditionnels. Mais le moment le plus touchant c’est  l’ambiance surnaturelle qui jaillit lorsque la rencontre des éléments donne naissance à un gigantesque arc-en-ciel au moment où la foule se targue du plus connu des mantras : Om Mani Padme Hum.  

Lire plus

Saga Dawa : le jour du Bouddha by Julianne

Bouddha

02 June 2015

Que fête t-on aujourd’hui ? Nous sommes aujourd’hui le mardi 2 juin 2015. Un jour comme les autres me direz vous ? Et bien pas pour tout le monde. Il s’agit du quinzième jour du quatrième mois du calendrier lunaire tibétain. Vous ne voyez toujours pas ? Une petite explication s’impose. La communauté bouddhiste tibétaine célèbre aujourd’hui la naissance, l’éveil et le parinirvâna du Bouddha, festivité davantage connue sous le nom de Saga Dawa Dunchen. Une journée pas comme les autres. De bonnes actions récompensées De manière générale, le quatrième mois du calendrier tibétain est une période particulièrement sacrée. Pour les fidèles du bouddhisme tibétain, c’est le mois le plus propice aux mérites, Saga Dawa. Les textes anciens distinguent généralement trois types de bonnes actions: la générosité (dana), la morale (sila) et la méditation (bhavana). Mais le quinzième jour de ce quatrième mois est le jour de pleine lune, le Saga Dawa Dunchen, tous les mérites acquis par des actions honorables, qui rendent hommage à la vie du Bouddha et à ses enseignements, sont décuplés. C’est une journée où l’on donne (plus que d’habitude) aux moines mais également aux mendiants. Une journée de pèlerinage Ainsi, aux abords des chemins de circombulation des fidèles, les Koras, viennent s’installer des centaines de mendiants en quête de générosité. Car le Saga Dawa Dunchen est aussi particulièrement propice aux pèlerinages, que ceux-ci durent 30 min, comme lorsque l’on fait la kora autour du temple de Dharamsala, ou trois jours, comme le pèlerinage le plus sacré du bouddhisme tibétain, la kora du Mont Kailash (Tibet de l’Ouest). Saga Dawa au Tibet Cette journée attire une foule de pèlerins venus de tout le Tibet, voire de l’Asie toute entière: moines, nomades et autres dévots tournent côte à côte autour de la montagne sacrée. Le jour du Saga Dawa Dunchen, à Tarboche, sur les flancs de la montagne, un mat recouvert de drapeaux de prières vient remplacer celui de l’année précédente. L’opération est périlleuse : selon la croyance, si le mat penche vers le Kailash, ou pire, s’il s’incline vers Lhassa, l’année sera marquée par la malchance. A l’inverse, si le mat est parfaitement vertical, c’est un présage de bon augure. La manœuvre terminée, les moines l’encerclent en psalmodiant des mantras… Une journée pas comme les autres placée sous le signe des enseignements du Bouddha, et en particulier de la compassion… « Si vous voulez que les autres soient heureux, pratiquez la […]

Lire plus

Les Hommes, l’eau et les dieux by Julianne

Ablutions sur les bords du Gange

04 May 2015

L’eau sacrée de l’Inde Au fil d’un poème sacré, se dessine la valeur sainte de l’eau dans la culture indienne…   “Aux Eaux. Eaux merveilleuses, vous augmentez notre vigueur ; vous la rendez plus forte, plus agréable, plus remarquable. Faites-nous goûter à votre breuvage fortuné ; soyez pour nous comme de tendres mères. Nous venons vous prier en faveur de l’homme, dont vous aimez l’habitation. Eaux généreuses, vous êtes nos mères. Que ces Eaux divines viennent heureusement satisfaire à nos désirs et à notre soif. Qu’elles coulent pour notre félicité. Eaux, qui êtes reines des hommes et maîtresses de la richesse, je vous demande un remède à mes maux. Dans les Eaux, m’a dit Soma, sont tous les remèdes. Agni fait le bonheur de tous, et les Eaux guérissent tous les maux. Eaux salutaires, protégez mon corps contre les maladies ! Que je puisse longtemps voir le soleil ! Eaux purifiantes, emportez tout ce qui peut être en moi de criminel, tout le mal que j’ai pu faire par violence ou par libertinage. En ce jour, j’ai honoré les Eaux ; nous nous sommes présentés avec des coupes remplies de ce précieux élément. Agni, toi qui aimes les libations, viens, et couvre-moi de ton éclat.” Rig Veda, hymne IV, lecture 6, Section 7 (traduction française d’Alexandre Langlois)   L’eau sacrée à l’origine de la civilisation indienne Quels mots pourraient décrire le lien entre l’Inde et l’eau mieux que ces vers? Issu du Rig Veda, recueil d’hymnes sacrés dont l’écriture remonte au Xème siècle avant notre ère, il nous montre à quel point l’eau fait partie de l’essence même de la civilisation indienne. La civilisation védique a en effet établi l’origine divine de l’eau dès l’Antiquité : ce serait Indra, dieu de la foudre et des éclairs, qui aurait libéré les eaux célestes pour rendre le monde habitable. Rien n’a changé depuis : en Inde la majorité des cours d’eau est sacrée, et la langue hindi distingue l’eau « normale », pani, de l’eau « sacrée », jal. Félicité, santé, purification Tels sont les pouvoirs des eaux chantés par ce poème, et telles sont les propriétés que des millions d’indiens lui accordent encore aujourd’hui : toutes les religions post-védique ont préservé la nature sacrée de l’eau. L’eau est félicité. Elle permet non seulement la vie des hommes, mais elle aurait aussi créé les dieux : « lorsque les larges eaux vinrent, portant le germe universel, engendrant le feu, alors il prit […]

Lire plus

Découvrez d'autres
articles, vidéos, évènements
et bien plus...

Scroll To Top