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Tag: Bouddhisme

Les Astamangala, ces 8 signes auspicieux du bouddhisme by Jean-Baptiste

Signes-Auspicieux-Dharamsala

28 March 2016

Si vous avez déjà voyagé en Inde du Nord et dans l’Himalaya, vous les avez forcément rencontrés. Dans les temples, les maisons, les échoppes de souvenirs tibétains, ils sont partout ! Mais que signifient vraiment ces huit symboles de bon augure pour les bouddhistes ? D’où viennent les Astamangala ? Ces 8 signes auspicieux étaient à l’origine un ensemble d’offrandes indiennes présentées à un roi à son investiture. Le jaïnisme a d’abord repris ces symboles de bon augure probablement avant le bouddhisme. Dans la tradition bouddhiste, ces 8 signes de bon augure représentent les offrandes présentées par les grands dieux védiques – une civilisation antique d’Inde à l’origine de l’hindouisme – au Bouddha Siddharta après son Eveil. Brahma fut le premier de ces dieux à apparaître avant même la naissance du Bouddha en lui présentant une roue à mille rayons d’or, comme une demande symbolique au Bouddha de transmettre ses enseignements en « tournant la roue du Dharma ». Indra, Seigneur du Ciel et dieu de la guerre et de l’orage – et accessoirement roi des dieux – apparut en suivant, offrant la conque blanche pour que le Bouddha « proclame la vérité du Dharma ». Dans la première forme de bouddhisme indien, le Bouddha était peint de manière aniconique, c’est-à-dire sans être représenté sous une forme humaine, généralement par un trône vide sous un parasol et sous l’arbre de la Bodhi ou par une pierre marquée de ses divines empreintes, qui renferment plusieurs symboles auspicieux comme les insignes de la divinité du Bouddha : la bannière de la victoire, le trône de lion, le trident, les Trois Joyaux, le nœud éternel, le svastika, la conque, la paire de poissons et les plus commun, le lotus et la roue. Dans le bouddhisme traditionnel tibétain, ces huit symboles forment le corps du Bouddha : le parasol représente sa tête, les deux poissons ses yeux, le vase son cou, le lotus sa langue, la roue en or ses pieds, la bannière de la victoire son corps, la conque sa parole et le nœud sans fin son esprit. Les 8 signes de bon augure Les Astamangala sont traditionnellement représentés dans cet ordre : Le parasol (Chatra) Comme le parasol protège du soleil, le Chatra protège de la souffrance et des dangers matériels et spirituels. Il est à la fois symbole de dignité royale et de l’activité qui protège les êtres, mais aussi de la joie, de la fête et des actes […]

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Le 17ème Karmapa en visite en France en juin 2016 by Jean-Baptiste

Sa Sainteté le 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje

04 March 2016

Sa Sainteté le 17ème Karmapa est en visite à Paris les 4 et 5 juin prochain. L’occasion pour vous de le rencontrer, et pour nous de dresser un portrait d’une des plus importantes personnalités religieuses tibétaines après le dalaï-lama. Le Karmapa, kézako ? Le Karmapa est le titre donné au chef de l’école Kagyupa, un des quatre grands courants majeurs du bouddhisme tibétain. Ce titre se transmet par un système de réincarnation de génération en génération comme la lignée des dalaï–lamas. Il s’agit d’ailleurs de la première lignée de réincarnation d’un maître spirituel à avoir vu le jour au début du XIIème siècle. La fin de la lignée est toutefois annoncée, comme il est dit dans les enseignements de Guru Rinpoché qui affirme qu’il y aurait en tout 21 karmapas. Le titre honorifique est pour être exact « His Holiness the Gyalwa Karmapa » qui peut se traduire par « Sa Sainteté le Karmapa ». L’actuel leader spirituel de cette école est Sa Sainteté le 17ème Karmapa, Orgyen Trinley Dorje. Qui es-tu, Sa Sainteté le 17ème Karmapa, Orgyen Trinley Dorje ? Orgyen Trinley Dorje est né en 1985 dans une famille de nomades dans la région du Kham, au Tibet oriental et correspond parfaitement à la description que Chogyur Lingpa a faite du 17e Karmapa au XIXème siècle. Ce lama tibétain aurait eu en 1856 la vision prophétique des 21 incarnations du Karmapa et les détails de la vie du Dix-septième Karmapa furent annoncés avec une étonnante précision. Voilà comment il décrit sa vision du 17e Karmapa : « Sous un arbre verdoyant sur une montagne rocheuse Se trouve la dix-septième incarnation du Karmapa en compagnie de Kèntin Tai Sitou. Par la fusion de leurs esprits en un seul, L’arbre des enseignements du Bouddha Fleurira et portera des fruits abondants, L’essence véritable des transmissions de Gampopa. » Effectivement, Orgyen Trinley Dorje est découvert par Taï Sitou Rinpoché (second titre le plus important après le Karmapa) et intronisé en 1992 au monastère de Tsourphou au Tibet, siège traditionnel des Karmapas. Pour l’identifier, il s’est appuyé sur une lettre prédisant sa réincarnation découverte dans une amulette que lui aurait remise le 16e Karmapa et de nombreuses autres prédictions et preuves, dont les visions de Chogyur Lingpa. A 14 ans, il prend la décision de fuir le Tibet suite à des pressions politiques des autorités chinoises qui l’empêchent de poursuivre convenablement ses études religieuses et entreprends la dangereuse traversée de l’Himalaya. Il […]

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En quête de bien-être : le véritable sens du Karma by Flora

karma

01 March 2016

Le karma, voilà un mot dont on croit saisir le sens sans pouvoir véritablement l’exprimer, et encore moins l’expérimenter. En Occident, certains d’entre vous le voient comme une destinée qui serait influencée par nos actions, d’autres comme un système de bons points qui nous permettrait d’accéder à une existence plus confortable dans une autre vie. Mais qu’en est-il réellement ? Quelle est la signification bouddhiste du Karma ? Explications : L’origine Le mot Karma en Sanskrit signifie faire. Par définition le Karma est donc un acte, un agissement. Mais ce qui va faire que l’on va parler de Karma plutôt que d’action est l’intention que l’on va mettre dans l’acte. Le karma donne le choix de l’agissement, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise action pour cette loi de la nature. « Si vous voulez savoir ce que vous étiez dans les vies antérieures, regardez ce que vous êtes actuellement ; si vous voulez savoir ce que vous deviendrez dans les vies futures, regardez ce que vous faites maintenant » Proverbe Tibétain Une loi universelle Que l’on le veuille ou non, que l’on y croit ou non, que l’on y pense ou non, toute loi universelle fonctionne indépendamment de notre volonté. Bien qu’il ne s’agisse ici que d’une théorie sur un plan spirituel, vous avez certainement observé, dans votre propre vie, la loi de cause à effet : Si vous jetez une pierre dans les eaux calmes d’un lac, vous constaterez les ondulations de l’eau, plus ou moins rapides et diffuses en fonction de la taille du caillou que vous avez lancé, mais aussi de l’intensité que vous avez mis dans votre geste. Cet acte a des répercussions que vous apercevez en surface, mais aussi plus profondément même si vous ne pouvez pas le voir : vous avez sans aucun doute fait peur à tous les petits poissons qui passaient par là. Comment fonctionne le Karma Selon les croyances bouddhistes, il existe trois types de Karma : Le karma qui donne des résultats dans cette même vie le karma qui donne des résultats dans la future existence le karma qui atteint d’autres réincarnations jusqu’à la sortie du cycle des naissances (atteinte de l’éveil) Cependant, tous nos actes ne produisent pas forcément de Karma. Ce qu’il y a de plus important à comprendre ici, c’est que sans l’intention de faire le bien ou le mal, la loi n’agit pas. C’est donc bien […]

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Thich Nhat Hanh, l’apôtre de la paix et de la non-violence by Stéphanie

Thich Nhat Hanh

17 February 2016

Nhat Hanh est un moine bouddhiste né en 1926. Né au Vietnam, cela explique qu’il porte la dénomination “Thich”, titre honorifique au Vietnam. Durant toute sa vie, il n’a pas cessé de prôner la non-violence et la paix. Voyageant partout dans le monde, il est parfois considéré comme le “second Dalaï-Lama”. Mais qui est donc cet inspirant personnage installé en France depuis plus de cinquante ans mais pourant méconnu de beaucoup d’entre nous ? Une jeunesse bien remplie Né dans le centre du Vietnam en 1926, il devient moine à l’âge de 16 ans. Auteur de plus cent textes publiés, c’est un écrivain et poète réputé à travers le monde entier. En 1950, alors qu’il n’est âgé que de 26 ans, il fonde l’Institut des Hautes Etudes Bouddhistes An Quang. Rapidement, cet institut deviendra le berceau des bouddhistes dans la lutte contre la non-violence pendant la guerre du Vietnam. En 1960, il envoie un rapport à l’université de Princeton présentant sa vision du Christianisme, du Judaïsme et de l’Islam. Immédiatement l’université lui propose de venir enseigner les religions comparées. Le voilà donc parti pour les États-Unis. L’année suivante, il enseigne le Bouddhisme à l’université de Columbia. Plutôt sympa à mettre sur un CV non ? De retour au Vietnam, il fonde l’Université Bouddhique “Van Hanh” en 1965. Dans sa lancée, il fonde l’Ecole de la Jeunesse Social. Derrière un titre un peu vague, cette école rassemble plus de dix mille travailleurs dans 42 provinces du sud du Vietnam. A une époque où le pays est ravagé par la guerre, ces travailleurs sont des véritables vecteurs de paix. Un tournant majeur dans sa vie En 1966, il est contrait à l’exil en Occident. Il avait lancé un appel contre la guerre du Vietnam, ce qui n’a pas plu au gouvernement américain. À partir de ce moment-là, il voyage en Europe, en Asie et en Australie. Il rencontre de nombreuses personnalités du XXème siècle à commencer par Martin Luther King. Ce dernier le recommande pour le prix Nobel de la paix, en vain. C’est également lui qui lui confère le surnom “d’apôtre de la paix et de la non-violence”. Il travaille également à plusieurs reprises avec le pape Paul VI. Ces voyages contribuent à développer sa renommée à travers le monde. En 1966, il est interdit de séjour dans les deux Vietnam. Il ne retournera dans son pays que trente-neuf ans plus tard, […]

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Les mantras, ces sons sacrés by Cyril

Moine avec un mantra

01 February 2016

Chez les bouddhistes, il est fréquent d’entendre des moines réciter des phrases et des syllabes dont bien souvent le sens nous échappe. La seule chose sûre c’est que les sonorités se répètent. Mais pourquoi est-ce si important pour eux? Quel est donc le sens de ces paroles ? Sont-elles des formules magiques pour invoquer une divinité? Intéressons-nous de plus près à une pratique fondamentale du bouddhisme et aussi de l’hindouisme : les mantras. Signification Dans la tradition bouddhiste, on trouve souvent des mantras : sur des rochers, sur les drapeaux à prières, sur du papier,… Le mot mantra provient du sanskrit. Il peut être traduit par « instrument de pensée ». D’un point de vue littéral, la particule ‘man’ signifie l’esprit pendant que ‘tra’ signifie protéger. Tout de suite, on trouve l’idée de protection de l’esprit. Mais la question reste la même : qu’est ce que ce moyen de protection de l’esprit? Un mantra est une syllabe ou une phrase sacrée dotée d’un fort pouvoir spirituel. À l’origine, ils proviennent du son originel, OM. Leurs pouvoirs proviennent de la répétition de sons bénéfiques pour les humains. Ils se basent sur les deux pouvoirs inhérents au son pour modifier leur environnement ; – la vibration de l’air qu’il provoque – sa résonance Par ces modifications de l’environnement, la personne qui récite les mantras « purifie » son environnement ainsi que celui des gens situés autour d’elle. Utilisation Les utilisations communes des mantras sont diverses ; protection des êtres vivants, célébration, invocation d’une divinité, support à la méditation,… ce qui explique que l’on retrouve des mantras dans beaucoup de textes sacrés bouddhistes. Traditionnellement, les moines récitent souvent des mantras en tenant leur mâlâ à la main afin de compter les récitations des syllabes sacrées. Cependant, leur utilisation n’est pas propre au bouddhisme, quoiqu’ils soient souvent associés à cette religion. On retrouve aussi des mantras dans l’hindouisme et le jaïnisme par exemple. Les mantras peuvent être utilisés en vue de faire circuler l’énergie dans le corps ou encore pour évacuer le stress. La répétition de sons sacrés permet à notre esprit de se concentrer et de faire le vide. Contrairement à une idée répandue, la récitation d’un mantra peut également se faire de façon silencieuse. En effet, ce qui compte n’est pas l’intonation ni le volume sonore du mantra, mais la concentration avec laquelle on le récite. Ainsi, si une personne récite un mantra pendant plusieurs heures puis s’arrête et […]

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Les trois singes de la sagesse, un important symbole vieux de deux millénaires by Cyril

Trois singes mystiques

21 January 2016

Probablement avez-vous déjà vu trois singes en figurine ou en photos dont un se bouche les oreilles, l’autre la bouche et le dernier se cache les yeux. Mais savez-vous ce que cela représente ? En occident, on a l’habitude de les voir comme des objets décoratifs, on évoque peu leur vraie signification. Bien sûr, ce ne sont pas que des objets décoratifs… Origine Il est difficile de dater l’apparition des premiers singes de la sagesse. Ils furent introduits dans le bouddhisme par un moine aux environs du VIIème siècle. Selon la légende, ce moine était accompagné par un singe durant ses périples. Ce moine c’est Xuanzang, un des plus importants traducteurs des textes bouddhistes en Chine. Il quitta la Chine pour partir en Inde après avoir compris qu’il était temps qu’il parte à la recherche de textes bouddhistes pour les ramener en Chine. Toutefois, ce n’est pas lui qui inventa les singes, il se contenta juste de les faire connaitre et contribua à les développer. Les premières traces de ces « singes de la sagesse », remontent aux « Entretiens de Confucius », que l’on situe en général entre le IVème et le IIème siècle avant JC. Plusieurs légendes affirment que ces trois singes proviennent de la croyance japonaise Koshin. Cette dernière est fondée sur l’idée qu’en chaque être humain existent trois vers malfaisants, les Sanshi, qui une fois tous les soixante jours quittent notre corps pour aller rendre compte de nos péchés à une entité supérieure, Ten-Tei. Mais il est difficile de démêler la légende de la réalité. De plus, une des plus vieilles représentations connues de ces trois singes, se trouve sur la façade du temple Toshogu à Nikko au Japon. Les trois singes viendraient-ils du Japon ? C’est bien possible. Les trois singes mystiques comme on les appelle parfois, sont nommés les sanzaru. Leur prénom sont Mizaru, Iwazaru et Kikazaru. En japonais « san » signifie trois et saru signifie le singe. Avec le temps, saru est devenu zaru donnant le mot sanzaru.  Or, ‘zaru’ est une forme négative que l’on pourrait traduire par « ne pas ». La signification couramment admise « ne voit pas, n’entend pas et ne parle pas », pourrait donc provenir d’un jeu de mots dans la langue japonaise. Par ailleurs, dans la tradition japonaise, le singe est censé chasser les mauvais esprits. Signification Ces singes sont supposés représenter un moyen de ne pas ressentir le mal. Le sens le plus couramment admis […]

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