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Tag: Bouddhisme

Et pour vous, qu’est-ce que la paix? by Tashi

20 December 2017

Le 16 décembre 1989, Sa Sainteté le Dalaï Lama reçoit le Prix Nobel de la Paix, un moment clé, qui redonne espoir à des milliers de personnes, y compris la communauté Tibétaine en exil. C’était il y a 28 ans que Sa Sainteté s’est levé sur le podium de Stockholm pour recevoir ce prix et exprimer ses espoirs au monde pour un avenir meilleur. Profitons de cette occasion pour nous rappeler le message que non seulement lui, mais aussi beaucoup de grands dirigeants du monde ont souhaité nous transmettre à tous en ces temps de tourmente et d’incertitude. L’équipe d’Omalaya vous a concocté une vidéo vibrante rassemblant les personnalités les plus marquantes de l’histoire du monde qui ont œuvré pour la paix, vers un idéal commun de partage et d’entente entre les peuples.  

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Les éclipses, un rapport énergétique à notre planète by Tashi

14 December 2017

Les éclipses solaire et lunaire sont toutes les deux des moments importants dans la vie d’un pratiquant bouddhiste. Des forces puissantes sont au travail à ces moments-là, et un pratiquant averti peut se saisir de cette opportunité pour développer davantage de bénéfices dans sa pratique sur le chemin du Dharma. Dans de nombreuses cultures à travers le monde, les éclipses sont perçues comme des événements astrologiques importants, souvent associées à des présages de mauvaise augure et de malchance. Certaines traditions croyaient que le soleil ou la lune allaient être dévorés par des dragons ou des planètes démoniaques (rahulas), et que cela aurait des effets négatifs sur toute vie sur terre. Ces croyances proviennent de la compréhension première selon laquelle les planètes, en particulier le soleil et la lune, ont des effets énergétiques sur tout être vivant.   Le microcosme de nos corps est intimement affecté par le mouvement macrocosmique des corps célestes. Cela est particulièrement démontré par la vision tantrique des énergies du soleil et de la lune gouvernant l’énergie à l’intérieur des canaux subtils énergétique droite et gauche de nos corps. De plus, le soleil et la lune émaneraient de nombreuses sortes d’énergies subtiles élémentaires qui participent à maintenir la vie sur terre. Lorsque cette radiation énergétique est interrompue, comme lors d’une éclipse, les effets peuvent être observés et ressentis. Ces énergies vitales sont soudainement interrompues. Le mot « éclipse » en grec en exprime bien le sens, il signifie « abandon » : dans ces moments, le soleil « abandonne » la terre. Là où il y avait la lumière pénétrant l’aura de la terre par les forces élémentaires du zodiaque, il n’y a soudainement plus qu’obscurité, séparée de la source de la vie. L’interruption de ces radiations solaires ou lunaires crée un stress général sur la planète et pour toute vie la peuplant. Il peut être observé par la montée de troubles tels que crises d’épilepsie ou maladies mentales, comportements étranges des animaux – à la fois sur terre et dans la mer, dans la manière dont les oiseaux deviennent silencieux, dans la modification de l’attraction gravitationnelle, dans l’apparition de tremblements de terre, éruptions volcaniques et autres phénomènes terrestres. Les facteurs de stress sont plus prégnants dans les lieux directement affectés par l’éclipse, là où elle est visible. Même si la perturbation énergétique va affecter l’ensemble de la planète, elle sera particulièrement puissante dans ces endroits. Selon la philosophie bouddhiste tibétaine, de nombreux êtres […]

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RÊVER CHEZ LES BOUDDHISTES, UN ASPECT ESSENTIEL DE LA VIE by Stéphanie

22 September 2017

C’est bien connu, nous passons une partie conséquente de notre vie à dormir. Environ 25 ans, selon certaines études. Certains penseront que c’est une perte de temps considérable, d’autres que c’est le plus grand des plaisirs. Les bouddhistes eux, ont une conception bien différente du sommeil. C’est le temps du rêve, qui, de leur point de vue, fait partie intégrante de la vie, de l’expérience spirituelle. Plus que notre conception européenne d’analyse et d’interprétation des rêves (merci Freud et Jung), les bouddhistes voient dans le rêve un moyen de devenir plus conscient de l’illusion de la Réalité, pour, à terme, atteindre l’Éveil. Penchons-nous sur cette conception vieille de plusieurs millénaires, qui remonte aux origines du bouddhisme Bön. Rêver en conscience, qu’est-ce que c’est ? « Rêve » en tibétain se dit « Milam » : « mi » est la manifestation, « lam » est le chemin, la voie. Pour les bouddhistes, le rêve est une dimension de la vie au même niveau que l’activité diurne. Ils le considèrent comme une méditation en soi. Le Yoga du Rêve est un des 6 yogas de Naropa, instructions essentielles transmises par ce maître du bouddhisme tantrique. Les bouddhistes considèrent qu’il est primordial de « rêver consciemment », c’est-à-dire de rêver en ayant conscience que l’on rêve. Ils affirment qu’une personne incapable de se souvenir de ses rêves est aussi inconsciente d’une portion de sa vie. Se saisir de son rêve comme d’une création de son esprit permet de prendre conscience que la vie, elle aussi, est similaire à un rêve : elle est formée à partir de nos propres perceptions ; si le rêve n’existe pas réellement, n’est pas permanent et peut disparaître à tout instant, la vie en est de même. Le monde n’est ni solide ni durable, il est un simple jeu de l’esprit. Bas relief à Ghandara en Inde, représentant le rêve de la reine Maya, conception du Bouddha, du Ier au Ve siècle   Maîtriser ses rêves pour ne pas craindre la mort Cette conception de la réalité permet de comprendre celle de la mort, fondamentale dans la pratique bouddhiste : la mort n’a pas plus de substance que le rêve ou la vie, elle est tout aussi illusoire. Après l’instant de la mort physique, l’être se retrouve dans le Bardo de la Mort, état d’existence intermédiaire, dans lequel il peut se tourner vers la claire lumière, état de réalisation suprême, ou se réincarner. Les textes bouddhistes affirment qu’il est essentiel durant sa […]

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Face à face avec le bouddhisme : Les Enseignements du Dalaï Lama by Stéphanie

13 September 2017

Suzanne de l’équipe Omalaya, installée à McLeodGanj depuis une dizaine de jours seulement, est allée découvrir les enseignements du Dalaï Lama. Elle nous fait le retour de son expérience. Une energie universelle     A 8h du matin, la foule est rassemblée dans le monastère, chaque mètre carré occupé, peuplé d’une assemblée aussi diverse que joyeuse : des moines et nonnes en toges rouges venus de la région environnante ou de l’autre bout du monde, des tibétains habitant Dharamsala auprès du maître, des voyageurs arrêtés là, des randonneurs descendus des hauteurs himalayennes.     Après les mantras d’ouverture, le Dalaï Lama apparaît en haut des marches. L’atmosphère est fébrile et électrique. Une vague d’énergie se répand à tous les étages du temple, les têtes tournées en direction de Sa Sainteté.     Le Dalaï Lama crée une cohésion. Cela dépasse sa personne. Sa spontanéité en parait presque étrange. Un être qui boit, mange, dort, comment peut-il être porteur d’un tel déploiement ?     Face à lui, nous sommes emplis de dévotion. Je me trouve surprise et désemparée. Moi qui ai toujours refusé un tel sentiment, je me reconnais à ce moment emplie d’un amour qui me dépasse, me fait joindre les mains en marque de respect et courber la tête en signe de recueillement. Personne ne reste insensible. Il a beau agir en toute simplicité, il véhicule une énergie qui ne lui appartient pas, comme s’il permettait en sa présence de révéler « cette » énergie dans tous les êtres vivants alentour. Une joie de vivre communicative     Sa façon de vivre est à l’image de son enseignement, plein de bonté : dix minutes après le commencement, c’est l’heure du thé ; deux heures plus tard, c’est la pause pendant laquelle il répond aux nombreuses questions ; et à 13h, le repas est offert à tous. Installé sur sa chaire pour dispenser les enseignements, il discute joyeusement, glisse de temps à autre quelques touches d’humour qui soulèvent des rires émus dans l’assemblée. L’ambiance est bonne enfant en sa présence, et sa joie de vivre communicative.     Il entame son discours par la compassion, qui constitue le centre de son enseignement. Il aborde avec humilité des concepts complexes tels que la vacuité et le non-attachement. Il crée de l’espace entre les choses, amène des respirations parmi la densité du monde. Il révèle à toute chose existante l’impermanence, et montre à chaque être sa liberté […]

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La première française au Tibet (Deuxième partie) by Pema Tsewang

alexandra-david-neel-paysage-tibet-omalaya

10 June 2016

Vers la fin du XIXe siècle, la course pour être le premier à entrer sur la terre interdite est entreprise par beaucoup voyageurs de différentes nations. Le Tibet avait définitivement hanté l’imagination occidentale pour des siècles. En se basant sur les écrits de David-Néel, essayons de voir comment elle décrit le paysage tibétain, quelles sont ses images du Tibet et quel est le ressenti d’une femme occidentale à propos de ce pays, tout en essayant de ne pas entrer dans des considérations politiques très complexes autour de ce pays. Le Tibet, la terre interdite Le Tibet est un territoire qui a toujours suscité de fortes passions. Au XIXe siècle, il était le terrain de rencontre entre la Russie et la Grande-Bretagne où leurs empires respectifs se battaient pour dominer l’Asie centrale. Mais du fait de sa haute altitude, des déserts et des montagnes qui le composent, le Tibet est pratiquement inaccessible. Le Tibet est une région culturelle et historique d’Asie, située à l’ouest de la Chine, au nord de l’Inde et du Népal et au sud de la Mongolie. Plus haut plateau du monde, le Tibet est entouré des plus hauts massifs du monde : l’Himalaya à la frontière sud, la chaîne du Karakoram à la frontière occidentale et le massif du Kunlun à la frontière nord. C’est à cause de son altitude élevée, en moyenne 4,200 mètres qu’il est couramment appelé « le toit du monde ». C’est le plateau habité le plus élevé de la planète. Sa superficie est supérieure à 2,5 millions de km, soit environ cinq fois la France. Le Tibet est composé de trois régions principales, Chol Kha Sum en tibétain qui signifie « les trois provinces » : la région de U-tsang, au Tibet occidental connue pour être la province où les gens sont plus religieux, la région du Kham, dont on dit que c’est la province des hommes de guerriers et la région d’Amdo, connue comme la province où les gens sont très intelligents. Le Tibet est composé de beaucoup de montagnes sacrées qui attirent les nombreux visiteurs, occidentaux comme bouddhistes ou hindous.  Le mont Everest – en tibétain Chomolungma – dont l’altitude est établie à 8,848 mètres, est identifié comme le plus haut sommet du monde. La terre interdite a également de nombreuses ressources naturelles. Parfois appelé le « troisième pôle » (après le Pôle Nord et le Pôle Sud), le Tibet possède des sources d’eau impressionnantes et les rivières tibétaines alimentent en eau les […]

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La première française au Tibet (Première partie) by Pema Tsewang

Alexandra David-Néel, la première française au Tibet - Omalaya

27 April 2016

L’âge de la colonisation, l’impérialisme et la mondialisation sont arrivés avec le XIXe siècle. Le Tibet était lui resté vierge, ce qui en faisait une attraction irrésistible pour les occidentaux… Le Tibet, connu pour être le « Royaume interdit »  sur le toit du monde, devenait déjà une des destinations les plus recherchées des voyageurs, et en particulier des occidentaux ; non seulement par sa géographique et par son histoire, mais aussi grâce au bouddhisme. Être une terre interdite a longtemps stimulé la compétition, la « course à Lhassa » entre les explorateurs et les aventuriers qui se battaient pour être les premiers à entrer dans la ville interdite. Certains ont réussi à entrer dans la capitale du Tibet mais beaucoup ont également échoué en raison des strictes restrictions du gouvernement central à Lhassa. Mais la première femme européenne à avoir franchi une frontière à travers les montagnes et a être entré sur la terre interdite fut Alexandra David Néel. Voici, l’histoire de sa route jusqu’au Tibet. Alexandra David-Néel a en effet été la première femme occidentale à entrer dans Lhassa interdite avec un lama Sikkimais du nom de Yongden, qu’elle a adopté comme son fils qu’elle a plus tard amené en France. Née en 1868 à Saint-Mandé, près de Paris, Alexandra David-Néel a passé la majeure partie de sa jeunesse à Ixelles au sud de Bruxelles. Elle détestait passer du temps avec ses parents pendant ses vacances. David-Néel adorait le voyage, elle était une remarquable exploratrice. Passionnée par la philosophie bouddhiste et par le sanskrit, elle parlait la langue tibétaine couramment, ce qui était très rare à cette époque. Mais avant de s’aventurer vers la terre interdite, elle est venue en Inde, un pays qui lui tenait très à cœur. Fin 1912, elle se rend au Népal puis au Sikkim, situé au sud du Tibet. C’est là-bas qu’elle rencontre Sidkeyong Tulku[1] qui deviendra un très bon ami et même son frère spirituel. David-Néel a été aussi la première femme occidentale à rencontrer le 13e Dalai Lama[2] à deux reprises en 1912, qui lui conseilla d’apprendre la langue tibétaine parce qu’elle avait une bonne connaissance du bouddhisme tibétain. Après ça, pendant deux ans et demi, elle s’est entraînée dur et a pratiqué le yoga dans une grotte située sur la frontière nord du Sikkim près du Tibet. David-Néel a ensuite reçu le très difficile enseignement de « Gomchen »[3]. Elle a traversé une première fois la frontière […]

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