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Ressentir

Une retraite spirituelle avec Mooji, maître spirituel de l’Advaita. by Stéphanie

Une retraite spirituelle avec Mooji

05 July 2015

Une retraite spirituelle avec Mooji, maitre advaitin zen… «Au coeur même de la plus grande crise, de la peur la plus effroyable, se trouve un portail vers l’infini.Il est inébranlable, sacré et ouvert à ceux qui ont le courage ou le désespoir de tout abandonner pour la vérité.»  Mooji Mooji, maitre advaitin est un des rares sages contemporains possédant  la capacité de révéler, aux êtres en recherche, leur vrai nature : le Soi au delà de l’esprit conceptuel. C’est en 1993 que Mooji, d’origine Jamaïcaine part en Inde où il fera une  rencontre marquante avec le maitre advaitin  Sri H.W.L. Poonja. A la mort de ce dernier, il commence à enseigner. Le mois dernier, j’ai quitté l’Inde, ma terre d’accueil où je suis installée depuis plus de 10 ans pour retourner en Europe, au Portugal, et participer à une semaine de retraite silencieuse sous la guidance de Mooji. Sur place, nous étions des centaines de personnes réunies autour de cet être à la compassion sans limite mais au but unique celui de nous permettre de dépasser notre conditionnement ordinaire pour tomber dans l’indescriptible infini. Dès les premières satsangs, les barrières tombent, les réalités créées tant sur un plan social/culturel qu’individuel éclatent. Cris, rires, larmes deviennent le quotidien de cette retraite profonde partagée à Zmar, un resort dans un coin de verdure reposant. Notre précieux enseignant Mooji a un style unique d’enseigner. Pas de rendez-vous individuel, celui qui a une question la pose devant tout le monde. C’est le début de l’explosion de nos limites existentielles. Mooji, sans relâche et avec un amour inconditionnel s’applique à faire reconnaitre à chacun la vraie nature de son esprit. Par les mots, il amène à l’indicible. Au delà de l’égo, il nous fait découvrir cet univers non né qu’est le Soi, la Conscience Universelle, l’Etre, Dieu… On pourrait penser que son discours est le même, répétitif, mais il s’adapte à la personne qui s’adresse à lui. Il ne s’attarde sur aucun détail individuel que ce soit notre pays d’origine, notre histoire. Tout cela n’a aucune importance. Seul les «burning questions», questions existentielles  interpellent notre enseignant éveillé. Par l’utilisation de métaphores, de plaisanteries, notre précieux Mooji nous amène à découvrir, dans l’ouverture du coeur, notre Etre ultime. Au delà des concepts, la notion de vie et de mort ne fait plus sens, la Grace entoure la réalisation du Soi. Au delà de la perte de nos identités conceptuelles, c’est alors une multitude de […]

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Impressions d’Amritsar by Julianne

Temple d or d Amritsar

10 June 2015

J’ai passé deux jours à Amritsar, ville la plus sacrée de la religion Sikh. Voici le récit de mon aventure. Premiers pas en terre sikhe Lorsque l’on arrive à Amritsar, vision de chaos. Vendeurs de toutes sortes et conducteurs de rickshaw voient en nous des clientes égarées, arrivées là par hasard en ce jour de tempête. Après d’âpres négociations, on se décide. Nous voilà parties pour le cœur d’Amritsar, j’ai nommé le temple d’Or. Nous passons l’arche de l’entrée, religieusement gardée par des Sikhs, lance à la main, mais pas pour autant désagréables, bien au contraire. Bref, nous pénétrons dans le complexe, et là tout disparaît. On oublie le rush pour laisser ses chaussures à l’entrée, le froid du marbre mouillé, le ciel gris. Nous verrons les jours suivants que n’importe quelle nuance de ce dernier ne peu que sublimer le temple. On se lance. Nous commençons à tourner autour de ce joyau de l’architecture indo-musulmane, qui, recouvert de kilos d’or, ne peut qu’emprisonner le regard. Nous ne sommes pas seules. Des milliers de pèlerins et quelques touristes marchent à nos côtés. Ils sont plus de trente mille chaque jour à se prosterner sur le marbre blanc. La sérénité du lieu dénote avec l’agitation de la ville et tout semble immuable, tant l’architecture même du temple évoque l’assurance. Pourtant, l’histoire de ce temple, elle, n’est pas des plus calmes. Tout commençait pourtant pour le mieux, quand l’empereur moghol Akbar, de confession musulmane, autorisa au 17ème siècle la création de la capitale des Sikhs et de son temple le plus sacré. Tous les empereurs moghols ne furent pas aussi tolérants. En 1761, Ahmad Shah Durani saccagea la ville et le temple avec elle. Reconstruit, le temple se para d’or dans les premières années du 19ème siècle, et y acquis sont titre. Finalement, en 1980, le temple fut endommagé lors des affrontements entre armée indienne et séparatistes sikhs, qui firent des milliers de victimes. Ces affrontements coutèrent également la vie à Indira Gandhi (fille de Nehru et non du Mahatma), premier ministre en charge des opérations, assassinée par deux membres sikhs de sa garde rapprochée. Reste qu’aujourd’hui, il fait bon déambuler autour du bassin où est apposé le temple, dont les eaux sacrées invitent les sikhs à la baignade. C’est d’ailleurs ce bassin, appelé Amrit Sarovar (bassin de Nectar), qui à donné son nom à la ville. En empruntant la passerelle étroite […]

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Mon premier enseignement du Dalaï-Lama by Julianne

Enseignements du Dalai Lama a Dharamsala

05 May 2015

Le jeudi 5 mars 2014, le 14ème Dalaï Lama, plus haute autorité de la religion bouddhiste tibétaine, donnait des enseignements dans son palais de Dharamsala, ville où il a trouvé refuge lors de son exil en 1950. Retour sur ce qui fut mon premier enseignement du Dalaï Lama. Ici, la venue du Dalaï Lama est un événement majeur. Ce dernier attire moines et nonnes de toute la région, une large partie de la communauté tibétaine, mais aussi voyageurs et fidèles bouddhistes du monde entier. En moins de dix minutes, nous rencontrons russes, américains, espagnols, allemands… Il est 6h30 du matin (le monde appartient aux bouddhistes qui se lèvent tôt), et chacun cherche une place sur le sol pour s’assoir. L’attente commence. L’arrivée. Une heure plus tard, l’assemblée se lève. Le 14ème Dalaï Lama se tient devant nous. Fidèles et spectateurs joignent leurs mains et s’agenouillent devant lui : les enseignements peuvent commencer. Comme le veut la tradition bouddhiste tibétaine, la Sutra du cœur commence à raisonner dans la salle. Réputée pour dissiper les difficultés d’ordre spirituel, elle est entonnée par des moines dont les voix évoquent le son du Duncheng. Pour se faire une idée : https://www.youtube.com/watch?v=zf-28Qf4CHs Pour bien commencer, une tasse de thé. Nous découvrons ensuite que tout enseignement qui se respecte commence par un verre de thé au beurre, spécialité tibétaine servie avec application par les moines du temple qui se frayent tant bien que mal un chemin parmi la foule. Tout en savourant notre breuvage, nous sommes introduites au bouddhisme par Sa Sainteté, qui souhaite inclure les novices venus nombreux, avant d’aborder le sujet officiel de ces enseignements, les Jatakas. Une leçon de base qui pour nous n’est pas du luxe, et dont le maitre mot est : ne pas se baser sur la foi mais sur la raison si l’on veut suivre l’enseignement du Bouddha. Le bouddhisme est une religion de la pratique, et selon Bouddha, tout enseignement doit être expérimenté pour être approuvé. Une philosophie qui tranche de notre perception occidentale de la religion, qui apparaît comme dogmatique et peu questionnable. On comprend l’importance de l’éducation pour le 14ème Dalaï Lama, qui est à l’origine d’un réseau d’écoles tibétaines qui accueillent plus de 17 000 élèves à travers toute l’Inde. Sa Sainteté fait appel à la logique et au bon sens de l’auditoire, à qui il recommande d’étudier plutôt que de s’enfermer dans un monastère durant un mois […]

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