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Ressentir

Témoignage de Varanasi : la magie du Gange by Yohan

08 May 2019

Il y a deux ans lors d’un voyage organisé par l’agence Omalaya Travel mon amie et moi avons parcouru les terres de l’Inde comme Bouddha l’avait fait il y a environ 2500 ans de cela. Ce fut un voyage fabuleux et pour notre part celui qui a semé en nous la petite graine qui plus tard a ouvert notre esprit. Nous avons vécu des moments extraordinaires et très riches en émotions, certaines même dont nous ne soupçonnions pas l’existence. C’est pourquoi aujourd’hui avec vous nous aimerions partager un échantillon de ce que nous avons pu vivre et surtout ressentir lors de notre passage dans la ville de Varanasi. Je dis bien un « échantillon » de ce que nous avons ressenti car tout ce qu’il se passe en Inde ne peut réellement être décrit avec des mots. Mais je vous promets de donner le meilleur de moi-même afin de vous faire ressentir au maximum l’énergie de cette magnifique ville qu’est Varanasi. Varanasi c’est surtout et avant tout le Gange. Je me souviens encore du moment où nous marchions sur le chemin menant au fleuve, c’était un cocktail olfactif d’épices et d’encens embaumant la rue ainsi qu’une multitude de couleurs éparpillées un peu partout…C’était comme si un arc-en-ciel venait de s’y échouer. Plus nous nous rapprochions du fleuve plus l’atmosphère bouleversante de ce lieu se densifiait, comme si une présence se faisait sentir. J’utilise ici le mot « bouleversant » car c’est le mot le plus approprié pour ce qui nous a été donné de ressentir. Le bout de cette ruelle nous amenait en haut de très grands escaliers d’où nous pouvions désormais l’apercevoir, le voir mais surtout le ressentir, nous laisser transpercer par sa puissance par sa beauté et par tant de présence. À ce moment-là nous percevions vraiment le Gange non plus simplement comme un fleuve mais comme une déesse, la déesse Ganga. Je me souviens que mon souffle fut coupé, subjugué par tant de grandeur et de beauté. C’est alors que je me suis tourné vers mon amie désirant partager ou plutôt comprendre si ce qui se passait en moi. Au départ, je croyais que ce n’était que pure invention de mon esprit mais lorsque nos regards se sont croisés, j’ai vu ses yeux inondés de larmes et nous avons alors compris. Nous avons compris en un regard pourquoi tant d’histoires et de magie existent autour de ce […]

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Témoignage d’un instant à vivre… by Emily

09 April 2019

Dimanche 7 avril 2019, Tushita, le centre de méditation de Dharamkot dans l’Himachal Pradesh en Inde accueillait Khyongla Rato Rinpoche pour un enseignement de 2h. Emily vous livre son ressenti… Khyongla Rato Rinpoché est un lama réincarné et érudit de l’ordre Gelugpa du bouddhisme tibétain. Il est né dans la région de Dagyab au Kham, dans le sud-est du Tibet. En 1928, des moines Gelugpa de haut rang ont prédit qu’un garçon de cinq ans vivant dans cette région reculée du Tibet était la réincarnation du neuvième Khyongla. Le jour de son sixième anniversaire, à cheval, des moines l’ont emmené de chez ses parents dans un monastère où il a été nommé chef spirituel. Pendant plus de trois décennies, il a vécu la vie sobre d’un moine, étudiant dans les monastères les plus célèbres du Tibet et obtenant le diplôme Lharampa Geshe. En 1959, après que les communistes chinois eurent pris le pouvoir, Khyongla Rato (ainsi que des milliers de moines et le Dalaï Lama) ont fui le Tibet à pied à travers l’Himalaya pour se mettre en sécurité et mener une autre vie en Inde. Finalement, il est venu en Europe, puis aux États-Unis, et en 1968, il a commencé à vivre à New York. En 1975, il fonda le Tibet Center, un centre pour l’étude du bouddhisme. Pendant plus de 30 ans, il a été directeur et professeur principal au Tibet Center, enseignant principalement en anglais. Gratitude et respect, une atmosphère apaisante Avant son arrivée, un grand silence régnait dans la salle. Chacun attendait, les yeux pétillants, cet homme de 97 ans, si respecté. Ce fut un moment merveilleux de s’observer dans cette somptueuse pièce. Le bonheur, le respect, l’amour et la sérénité y régnait. On y sentait l’impatience, la gratitude, l’honneur. C’était incroyable d’être témoin de tant d’émotions. Lorsqu’il entra dans la pièce, tout le monde se leva. La bienveillance transpirait de son être. Son enseignement portait sur l’esprit d’illumination, comment méditer en pensant à autrui ni avec attachement, ni avec haine. Comment se séparer de ses émotions envers les êtres humains afin de ne porter plus que de la compassion telle une mère à son enfant. Il nous expliqua que lorsqu’il avait discuté de ce sujet avec un maître, il ne trouva pas d’ennemie, n’ayant aucune colère en lui, il ne voyait pas qui il pouvait nommer ainsi. “Bodhicitta” ou “esprit éveillé”, “esprit d’illumination” est la […]

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Quatre mots à propos de Dharamsala by Julianne

Moulins a prieres et moine a Dharamsala

22 March 2019

Dharamsala est connue dans le monde entier. Et pour cause, elle accueille une personnalité de renom : Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama. Pour vous parler de cette ville indienne si particulière, quatre mots me sont venus à l’esprit, et c’est à travers eux que je veux vous donner une idée de l’atmosphère qui y règne. Exil Avec le Dalaï Lama se sont exilés des milliers de Tibétains, dont une partie l’a suivi jusque dans l’Himalaya Indien. La partie haute de Dharamsala, aussi appelée Macleod Ganj, s’orne ainsi de temples bouddhistes, stupas et autres drapeaux de prières… A Dharamsala, la communauté tibétaine relève un défi majeur : préserver sa culture et la transmettre aux plus jeunes, qui n’ont jamais connu le Tibet libre. Vous trouverez donc en arpentant la ville nombre d’institutions qui, de la médecine traditionnelle à l’éducation, de l’histoire à l’opéra tibétain, tentent de faire vivre des traditions millénaires. Spiritualité Avec pour résident la plus haute autorité du bouddhisme tibétain, Dharamsala, « auberge des pèlerins », ne fait pas mentir son appellation. Cette ville, qui n’était il y a 100 ans qu’une « Hill Station » où les anglais venaient fuir la chaleur des pleines indiennes, est aujourd’hui la capitale de la spiritualité bouddhiste tibétaine. Impossible de se balader dans les rues de MacLeod Ganj sans croiser moines vêtus de Kesa pourpres, et dévots chapelet bouddhiste au poignet. Rencontre Un joyeux mélange. Voilà ce qu’est Dharamsala pour moi. Personne ne vient y chercher la même chose, mais tout le monde se croise et échange, dans une atmosphère unique. On s’y rend pour se détendre quand la chaleur de Delhi se fait trop accablante, pour faire du volontariat, assister aux enseignements du Dalaï Lama, ou pour profiter des panoramas… Nature … En effet Dharamsala s’accroche aux racines de la chaine du Dauladar, ramure de l’Himalaya, dont les sommets culminent à plus de 5000 mètres d’altitude. Visibles depuis MacLeod Ganj, elles rougissent aux derniers rayons du soleil, et offrent de magnifiques balades sur leurs flancs parsemés de rhododendrons. Découvrez Dharamsala durant un voyage au cœur des sagesses de l’Inde.

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Témoignage d’un autre horizon : le Ladakh, cette marche vers le ciel by Stéphanie

28 August 2018

Mégane et Charly sont partis au cœur du petit Tibet : le Ladakh. Un témoignage de deux jeunes européens en voyage sur une terre inconnue, face à une nouvelle réalité.  Au programme : de l’inspiration et des révélations mystiques. Le Ladakh c’est prendre la direction du ciel.  Des paysages qui se confondent à l’air d’une autre planète, un horizon sec à la sensation douce, une ambiance étrangère et pourtant si familière. Une essence de spiritualité qui apaise les âmes, les mantras qui rythment les pas… C’est l’Inde Ladaki au visage attachant, au regard émouvant qui dresse avec élégance ses plus belles roches.L’Inde s’endort, les klaxons s’assoupissent… C’est essayant de se tirer des bras de Morphée, que nous nous tenons prêt pour 2 deux jours de voyage en voiture. Quoi de mieux pour découvrir les contrastes de notre mère bien agitée ? Traverser l’Inde par la voie terrestre, c’est découvrir ses mystères et ses secrets, sans fausse apparence.  Petit à petit, on s’approche, on explore… le décor se transforme. Les spots de drapeaux de prières remplacent les temples hindous, les Namaste deviennent des Jullay, les vaches donnent place aux Yaks. Des monastères de pierres perchés sur les sommets émergent un élan de spiritualité, une soif de savoir. Quelle est l’histoire racontée par ces murs?Le calme pur plane derrière le son des gongs et des mantras. C’est en s’arrêtant qu’on prend le temps d’avancer, d’observer, d’apprendre et de ressentir. Ici, il est facile de ressentir quand le ciel joue avec la terre, quand le soleil invente de nouveaux contrastes sur les roches : du rose, du rouge, du mauve…  À chaque pas, les pierres se craquent, à chaque regard, Bouddha s’illumine. L’intérieur des monastères éveille en nous le plus grand des respects. Mémoire historique, maison des dieux, lieu de recueillement, espace sacré : nos yeux pétillent devant ces incroyables divinités, minutieusement représentées. Nos esprits curieux ne cessent de s’interroger, heureusement l’équipe tibétaine est là pour tout nous expliquer. Le guide pour bien se tenir dans un temple ∴  La propreté des lieux reflète la nature de l’esprit : clair, calme et limpide. ∴  Il est important d’enlever ses chaussures pour ne pas faire entrer de mauvaises énergies ∴  Il ne faut jamais s’allonger les pieds face aux divinités par respects des traditions les plus anciennes ∴  Il est important de prier avec le corps, la parole et l’esprit. S’allonger au sol est une marque d’humilité. ∴  S’il y […]

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Interview introspective avec Grégory Mutombo by Stéphanie

11 July 2018

La rencontre entre Omalaya et Grégory Mutombo s’est faite en 2016. Deux belles aventures ont été réalisées, Voyage initiatique au Ladakh et Rencontre intime avec la Vérité de l’être en soi au cœur de la ville lumière de Varanasi, en 2017. De ces échanges sont nées les plus belles expériences de voyages, celles qui durent et qui transforment durablement les cœurs des voyageurs. Emil, stagiaire chez Omalaya a eu l’opportunité d’échanger avec Grégory sur son parcours, ses expériences, ses voyages, dont son plus beau : celui de sa propre vie. Sans détour, la conversation est allée à l’essentiel, celle où le cœur parle, où les mots résonnent en chacun d’entre nous. L’intimité de ma première question annonce la couleur très introspective de cette interview. Vous évoquez, au sein de vous-même, une nature profonde et essentielle qui exprime la nécessité de l’unité et de l’absolu. Savez-vous comment celle-ci s’est révélée à vous ? Depuis mon plus jeune âge, j’étais en questionnement, en attente de la confirmation de ce que je ressentais, de ce que je pressentais, dans un état intérieur qui transcende ce que les cinq sens donnent à voir. Mon père vient du Congo-Kinshasa, nous y sommes partis alors que j’avais onze ans. L’Afrique vivante et vibrante, c’est une expérience extra-sensorielle en soi, une forme d’initiation. L’appel du cœur permet d’avoir une guidance, qui nous amène à faire le lien entre la connaissance et l’expérience; ce qui m’a amené assez rapidement à avoir des livres sur mon chemin, et à rencontrer des personnes qui avaient la même soif que la mienne. En 1995, vous avez décidé de gagner les montagnes de Bulgarie, autour des sept lacs de Rila. Auriez-vous imaginé que ce voyage initiatique n’était alors que le début d’un autre, celui de votre vie entière ? Quand cette proposition m’est apparue, j’ai souhaité répondre à cet appel, à cet élan. Je crois que toute chose se préfigure d’elle-même, sans avoir à les convoquer par l’effort ou la demande. La terre est un voyage initiatique ; où que l’on soit, il est possible de faire l’expérience d’une initiation. Si le voyage est une matière initiatique, c’est bien parce qu’un changement de décor radical entraîne une perte des repères, et favorise l’initiation. Dans une tranche de vie précédente, entre mes 20 et 38 ans, ayant fait de nombreux tours du monde, j’étais amené à être dans des endroits très particuliers, peu touristiques : dans une perte totale de repères, […]

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Les cinq sens psychiques : une connexion à l’âme du monde by Stéphanie

04 April 2018

Récemment nous avons parlé des cinq sens physiques, mais ne vous êtes-vous jamais demandé s’il existait d’autres sens dans la nature humaine ? Nous allons parler en effet d’un sujet bien plus méconnu aujourd’hui : les cinq sens psychiques. Et, toujours dans une approche spirituelle, comment les utiliser dans la méditation. Ou plutôt comment utiliser la méditation pour les développer. Nous disposons de cinq sens psychiques mais le psychisme humain étant infiniment grand, nous pouvons décliner ces sens en plusieurs sous-sens. L’imagination est en effet constitué de cinq sous-sens (la clairvoyance, la clairaudience, la clairaliance, la clairgustance et la clairsentience) et la conscience de six sous-sens (la conscience auditive, gustative, olfactive, tactile, visuelle et mentale). Les trois autres sens psychiques sont l’émotion, l’intuition et l’inspiration. Chacun de nous dispose de ces cinq sens psychiques mais nous ne savons pas toujours comment les interpréter et n’y accordons pas assez d’attention. Apprenons à les observer pour voir au-delà de ces simples coïncidences qui rythment parfois notre vie. Nous devons voir au-delà de la réalité physique et admettre la réalité psychique qui se présente également à nous. Une fois cette réalité admise, nous pourrons renforcer ces sens dans la pratique de la méditation. Comment ? En apprenant à recevoir ces sensations. Chacun dispose d’une zone précise que nous devons apprendre à écouter en méditant pour ainsi les développer. L’imagination, le chemin de tous les possibles Albert Einstein disait lui-même : « La logique vous mènera d’un point A à un point B. L’imagination vous emmènera où vous voulez. » Le sens psychique de l’imagination se décline lui-même en cinq « sous-sens » qui se rapportent en fait à nos sens physiques « imaginés ». ∴ La clairvoyance, sous-sens de l’imagination au niveau visuel. « On ne voit bien qu’avec le cœur l’essentiel est invisible pour les yeux » disait Antoine de Saint Exupéry. Et si cette phrase connue de tous était une approche de la clairvoyance ? Un lien avec le troisième œil en Inde ? La faculté de perception de nos pensées ? Le fait de voir au-delà de ce que notre sens de la vue, constitué « seulement » de nos deux yeux, peut nous offrir. Par la méditation, nous pouvons utiliser ce troisième œil, cette clairvoyance, pour voir des paysages relaxants, des objets, une bougie avec sa flamme qui ondule, des divinités, plonger dans nos souvenir ou encore imaginer un futur possible… Imaginez, lorsque vous méditez, une image, fixe de préférence. Installez-vous dans cette image, visualisez ses détails, […]

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