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Mon premier enseignement du Dalaï-Lama by Julianne

Enseignements du Dalai Lama a Dharamsala

05 May 2015

Le jeudi 5 mars 2014, le 14ème Dalaï Lama, plus haute autorité de la religion bouddhiste tibétaine, donnait des enseignements dans son palais de Dharamsala, ville où il a trouvé refuge lors de son exil en 1950. Retour sur ce qui fut mon premier enseignement du Dalaï Lama. Ici, la venue du Dalaï Lama est un événement majeur. Ce dernier attire moines et nonnes de toute la région, une large partie de la communauté tibétaine, mais aussi voyageurs et fidèles bouddhistes du monde entier. En moins de dix minutes, nous rencontrons russes, américains, espagnols, allemands… Il est 6h30 du matin (le monde appartient aux bouddhistes qui se lèvent tôt), et chacun cherche une place sur le sol pour s’assoir. L’attente commence. L’arrivée. Une heure plus tard, l’assemblée se lève. Le 14ème Dalaï Lama se tient devant nous. Fidèles et spectateurs joignent leurs mains et s’agenouillent devant lui : les enseignements peuvent commencer. Comme le veut la tradition bouddhiste tibétaine, la Sutra du cœur commence à raisonner dans la salle. Réputée pour dissiper les difficultés d’ordre spirituel, elle est entonnée par des moines dont les voix évoquent le son du Duncheng. Pour se faire une idée : https://www.youtube.com/watch?v=zf-28Qf4CHs Pour bien commencer, une tasse de thé. Nous découvrons ensuite que tout enseignement qui se respecte commence par un verre de thé au beurre, spécialité tibétaine servie avec application par les moines du temple qui se frayent tant bien que mal un chemin parmi la foule. Tout en savourant notre breuvage, nous sommes introduites au bouddhisme par Sa Sainteté, qui souhaite inclure les novices venus nombreux, avant d’aborder le sujet officiel de ces enseignements, les Jatakas. Une leçon de base qui pour nous n’est pas du luxe, et dont le maitre mot est : ne pas se baser sur la foi mais sur la raison si l’on veut suivre l’enseignement du Bouddha. Le bouddhisme est une religion de la pratique, et selon Bouddha, tout enseignement doit être expérimenté pour être approuvé. Une philosophie qui tranche de notre perception occidentale de la religion, qui apparaît comme dogmatique et peu questionnable. On comprend l’importance de l’éducation pour le 14ème Dalaï Lama, qui est à l’origine d’un réseau d’écoles tibétaines qui accueillent plus de 17 000 élèves à travers toute l’Inde. Sa Sainteté fait appel à la logique et au bon sens de l’auditoire, à qui il recommande d’étudier plutôt que de s’enfermer dans un monastère durant un mois […]

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Les Hommes, l’eau et les dieux by Julianne

Ablutions sur les bords du Gange

04 May 2015

L’eau sacrée de l’Inde Au fil d’un poème sacré, se dessine la valeur sainte de l’eau dans la culture indienne…   “Aux Eaux. Eaux merveilleuses, vous augmentez notre vigueur ; vous la rendez plus forte, plus agréable, plus remarquable. Faites-nous goûter à votre breuvage fortuné ; soyez pour nous comme de tendres mères. Nous venons vous prier en faveur de l’homme, dont vous aimez l’habitation. Eaux généreuses, vous êtes nos mères. Que ces Eaux divines viennent heureusement satisfaire à nos désirs et à notre soif. Qu’elles coulent pour notre félicité. Eaux, qui êtes reines des hommes et maîtresses de la richesse, je vous demande un remède à mes maux. Dans les Eaux, m’a dit Soma, sont tous les remèdes. Agni fait le bonheur de tous, et les Eaux guérissent tous les maux. Eaux salutaires, protégez mon corps contre les maladies ! Que je puisse longtemps voir le soleil ! Eaux purifiantes, emportez tout ce qui peut être en moi de criminel, tout le mal que j’ai pu faire par violence ou par libertinage. En ce jour, j’ai honoré les Eaux ; nous nous sommes présentés avec des coupes remplies de ce précieux élément. Agni, toi qui aimes les libations, viens, et couvre-moi de ton éclat.” Rig Veda, hymne IV, lecture 6, Section 7 (traduction française d’Alexandre Langlois)   L’eau sacrée à l’origine de la civilisation indienne Quels mots pourraient décrire le lien entre l’Inde et l’eau mieux que ces vers? Issu du Rig Veda, recueil d’hymnes sacrés dont l’écriture remonte au Xème siècle avant notre ère, il nous montre à quel point l’eau fait partie de l’essence même de la civilisation indienne. La civilisation védique a en effet établi l’origine divine de l’eau dès l’Antiquité : ce serait Indra, dieu de la foudre et des éclairs, qui aurait libéré les eaux célestes pour rendre le monde habitable. Rien n’a changé depuis : en Inde la majorité des cours d’eau est sacrée, et la langue hindi distingue l’eau « normale », pani, de l’eau « sacrée », jal. Félicité, santé, purification Tels sont les pouvoirs des eaux chantés par ce poème, et telles sont les propriétés que des millions d’indiens lui accordent encore aujourd’hui : toutes les religions post-védique ont préservé la nature sacrée de l’eau. L’eau est félicité. Elle permet non seulement la vie des hommes, mais elle aurait aussi créé les dieux : « lorsque les larges eaux vinrent, portant le germe universel, engendrant le feu, alors il prit […]

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Le Kalachakra tantra, porte du Shamballa ? by Stéphanie

Monastere au Ladakh

04 May 2015

Le mythe du royaume de Shamballa nous fait remonter aux origines premières du Kalachakra, plus haut enseignement de la religion bouddhiste tibétaine. A un peu plus d’un an de la 34ème initiation du Kalachakra qui sera donnée par Sa Sainteté le Dalaï-Lama à Bodhgaya, c’est via cette légende que je souhaite vous faire (re)découvrir l’essence de cet enseignement. « Au nord de ce monde », il existe un lieu caché, encerclé par des montagnes si hautes qu’elles rejoignent le ciel : le royaume de Shamballa. L’un des premiers rois de Shamballa, Sucandra, demanda au Bouddha Sakyamuni, un an après qu’il eût atteint l’éveil, comment il l’avait atteint. C’est alors que le Bouddha donna son premier enseignement du Kalachakra, « roue du temps », dans le sud de l’Inde. De retour dans son royaume, le souverain transmit cet enseignement à son peuple. La déité du Kalachakra s’incarna alors dans la lignée de Sucandra. Le huitième roi de Shamballa rédigea le Kalachakra tantra, version abrégée de celle de son ancêtre, aujourd’hui seule à être connue. Il donna ainsi à la lignée le nom de Kulika, « détenteur de la lignée ». C’est au 10ème siècle qu’un sage aurait ramené en Inde la sagesse du Kalachakra de son voyage au royaume de Shamballa. Aujourd’hui encore, ce serait le 21ème kulika qui règnerait sur le royaume de Shamballa. Selon la prophétie, il est dit que lors de l’avènement du 25ème kulika, (en 2327), Lalo, roi des mécréants, trouvera Shamballa et tentera de l’envahir. Cependant, le 25ème kulika, aidé de douze grands dieux, vaincra et rétablira le dharma du Kalachakra pour 1800 ans. Il est paradoxal que le Kalachakra, dont le contenu est centré sur la connaissance de l’univers et de l’esprit, se base sur le mythe d’un royaume à l’existence réelle incertaine, les nombreuses expéditions menées au 20ème siècle n’ayant pas pu identifier l’existence d’un tel endroit sur terre… C’est peut être parce que la réalité sur terre du royaume de Shamballa n’est pas la où on la croit. La réalité du royaume de Shamballa serait à rechercher dans l’esprit humain. Il serait donc sur cette terre mais en chaque être humain, et non en un lieu précis. Accéder au royaume de Shambala c’est accéder à l’éveil, état de connaissance pure, terre de la perfection. Ainsi, l’enseignement du Kalachakra ouvre une voie, donne une méthode pour atteindre cet état en traitant des aspects extérieurs comme les éléments de l’univers, l’astrologie, mais […]

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