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Bouddhisme et symbolisme : pratique de sagesses ancestrales by Cyril

Moines faisant un Mandala

27 November 2015

Le Bouddha lui-même a dit à ses disciples : « n’acceptez pas mes enseignements sans les avoir vraiment étudié.» Comme toutes les croyances et religions, le bouddhisme comporte un certain nombre de symboliques, de rituels et de traditions. Seulement, pour une majorité d’Occidentaux, le bouddhisme consiste en des moines aux cheveux très courts avec un chapelet à la main et une sorte de robe rouge assez ample…Afin de vous aider à y voir plus clair, nous avons décrypté pour vous l’essentiel des symboliques bouddhistes : Le Mâlâ Commençons par là ; ce collier c’est le mâlâ, sorte de « calculatrice spirituelle ». En sanskrit, ce mot désigne un collier de fleurs ou une guirlande de perles. Un vrai mâlâ doit comporter 108 perles, chiffre sacré par excellence pour les bouddhistes. Cela évoque notamment le nombre d’épreuves que le Bouddha a dû traverser pour atteindre l’Eveil. Ils sont généralement faits en bois ou en graines. Les moines égrènent les perles une par une pour se rappeler du nombre de prières qu’ils doivent réciter (par exemple des mantras). Parfois portés autour du cou comme un collier, parfois au poignet comme un bracelet, les mâlâs sont des véritables attributs bouddhistes. La tradition veut que le mâlâ soit porté de la main gauche et que l’on tire les perles vers soi, symbolisant ainsi que l’on tire les êtres de la souffrance. De plus, la plus grosse bille présente sur le collier représente la connaissance de la vacuité. Pour les hindous, le simple fait de porter un tel collier aurait des vertus spirituelles. Il est relativement fréquent de croiser des mâlâs fait avec des os (de yack la plupart du temps) ainsi que des bijoux comportant des têtes de mort. Alors que la tête de mort est symbole de mort dans nos sociétés occidentales et est généralement de mauvaise augure, il en va différemment dans la tradition bouddhiste. Chez les bouddhistes, la mort est vue comme l’inverse de la naissance. Ce point de vue est à mettre en relief avec le concept de réincarnation. On retrouve souvent des cranes et des têtes de mort dans les colliers des bouddhistes. Par ce biais on représente à nouveau l’impermanence de l’existence. Par exemple il est assez fréquent de croiser des bols fait avec des crânes, nommés kapala en sanskrit. Les moines bouddhistes passent du temps à les regarder pour se rappeler de leur temporalité. Il permet de garder à l’esprit que la […]

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Coup de cœur : ” La Bergère des glaces”, un film magnifique au Ladakh. by Anne

22 October 2015

Le film la Bergère des Glaces a été tourné au Ladakh, l’extrême nord de l’Inde dans les montagnes de l’Himalaya, sur les hauts plateaux de la vallée de Gya-meru, balayés par les vents. Dans ces hauteurs, entre 4500 et 6000 mètres d’altitude, les températures peuvent chuter à -30 ou -40 en hiver. Le film relate l’histoire incroyable d’une bergère, Tsering, dans le petit monde qu’elle s’est créé à 5000 mètres d’altitude dans les montagnes. « C’est quand le léopard est entré dans ma tente que j’ai décidé de partir, le logement n’était pas prévu pour deux ! » A travers ce film, vous vivrez avec Tsering, ses combats, ses moments difficiles et ses regains d’énergie, ses émerveillements, ses amours ultimes et ses vie multiples. Elle raconte la rudesse de l’hiver, la faim, la perte de membres de son troupeau, la peur, ses rencontres avec des léopards, des lynx et des loups. Et finalement l’accès à de nouveaux pâturages pour retrouver le soleil et les plantes familières. On aime dans ce film: Bien sûr le parcours extraordinaire de Tsering, mais aussi les paysages grandioses du Ladakh et le partage de cette vie traditionnelle qui nous tient si fort à cœur. Tashi notre fondateur, est lui aussi issu d’une famille de nomades du Ladakh. Un petit mot sur l’un des deux réalisateurs : Stanzin Dorjai appartient à une famille de nomades du nord du Ladakh, au nord de l’Inde. Il a passé son enfance à garder le troupeau familial de yaks et de moutons d’une part et à fréquenter l’école d’autre part. Il garde de cette période son amour pour sa région natale et l’appel des grands espaces. Il poursuit ensuite ses études au sein du Mouvement Culturel et Educatif du Ladakh. Stanzin est l’un des fondateurs de la Maison du Film Himalayen  qui est aujourd’hui l’un des meilleurs studios de Leh. Il a produit de nombreux documentaires et films et a travaillé en collaboration avec plusieurs réalisateurs nationaux et internationaux. Notamment pour le film Vivre avec le changement, qui traite du réchauffement climatique au Ladakh

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