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December 2015

Tirupati, le lieu de pèlerinage le plus important de l’Inde by Anne

Tirupati temple

15 December 2015

En Andhra Pradesh au sud de l’Inde, se trouve l’incroyable site de Tirupati. Ce lieu de pèlerinage est le deuxième lieu saint le plus visité au monde après le Vatican*, avec ses 50 000 visiteurs quotidiens, jusqu’à 100 000 pour les jours de fête. Les pèlerins en provenance de toute l’Inde affluent à Tirupati pour venir adorer le dieu Venkateswara, qui est un avatar du dieu Vishnou. Le temple serait antérieur à 300 ans avant Jésus Christ et les inscriptions en différentes langues sacrées (dont le sanscrit) qui ornent le sanctuaire témoignent de l’incroyable longévité du site. Un processus codifié Adorer le dieu Venkateswara n’est pas une affaire facile. Pour commencer, les vêtements traditionnels indiens sont requis pour entrer dans la zone du temple. Dhotis pour les messieurs, cette espèce de jupe qui s’enroule autour des hanches, et Kurta (pantalon, tunique longue et foulard) ou saris pour les dames. C’est donc un tourbillon de couleurs qui s’enroule autour de nous à Tirupati. Les dames surtout, sont vêtues de leurs plus beaux atours même si elles sont momentanément privées du jasmin qui parfume d’ordinaire leurs cheveux (à Tirupati les fleurs sont réservées aux offrandes religieuses). Une longue file d’attente est nécessaire pour parvenir jusqu’au temple, elle dure plusieurs heures, rythmée par les chants des pèlerins. Immersion au cœur de l’Inde garantie. On vous rassure il existe une file spéciale touristes. Si vous tenez néanmoins à emprunter la voie traditionnelle, on vous prévient, une conversion en bonne et due forme est exigée, avec témoin qui atteste de votre volonté à être là pour adorer le dieu Venkateswara et pas autre chose ! Le processus en vaut la peine: le temple recouvert d’or est éblouissant de richesse, de raffinement et nous plonge au cœur d’une civilisation incroyable. Les mines émerveillées des pèlerins qui viennent de contempler leur dieu sont touchantes et l’atmosphère de ferveur palpable. Une chevelure en offrande  En plus de ce monument historique et religieux qu’est le sanctuaire, le site de Tirupati mérite d’être vu pour les différentes institutions qui font traditionnellement parties du pèlerinage. Par exemple il est courant pour les pèlerins de se faire raser la tête et d’offrir leur chevelure en signe de dévotion ou en remerciement d’une prière exaucée. Les gigantesques hangars de coiffures sont impressionnants et c’est une véritable industrie du cheveu qui se développe à partir de là. ( pour en savoir plus ). Une pâtisserie divine La seconde grande […]

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Palden Lhamo, déesse protectrice de la lignée des Dalaï Lamas by Anne

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12 December 2015

Nous vous emmenons aujourd’hui au sud-est de Lhassa au Tibet, pour découvrir une curiosité sacrée, perchée à 4500 mètres d’altitude dans la chaîne de l’Himalaya. L’esprit du lac: garante de la lignée de réincarnation des Dalaï-Lama. Le lac Lhamo La-tso est une étendue d’eau retenue entre deux flancs de montagnes, ce qui donne l’impression de pouvoir s’évaporer sous le soleil perçant de haute montagne. C’est au XVème siècle que Palden Lhamo, l’esprit chargé de garder le lac, est apparue au premier Dalaï-Lama lors d’une de ses visions, pour lui promettre : « qu’elle protégerait la lignée de réincarnation des Dalaï-Lamas ». Elle est également protectrice des Penchen Lamas. Le Penchen Lama est le second personnage après le Dalaï-Lama dans la hiérarchie de la tradition Bouddhiste. Suite à cette révélation, le second Dalaï-Lama a institutionnalisé la méditation au bord du lac, et c’est là que se rendent le Régent et d’autres moines pour être éclairés dans leur méditation quand le temps est venu de reconnaître la réincarnation du Dalaï-Lama. L’identification de Tenzin Gyatso comme étant le XIVème Dalaï-Lama. En 1935 le Régent Reting Rinpoche est venu au bord du lac pour obtenir la guidance de la déité Palden Lhamo. Il a reçu lors de sa méditation, une vision claire de trois lettres tibétaines, d’un monastère avec un toit dorée et vert de jade, ainsi que d’une maison avec un toit de tuiles turquoises, qui ont permis d’identifier Tenzin Gyatso comme le XIVème Dalaï-Lama. Si vous souhaitez en découvrir plus sur le système de réincarnation du Dalaï Lama, vous pouvez cliquer ici. Palden Lhamo, la déité du lac Palden Lhamo est également appelée Remati ou Shri Devi. Elle est décrite comme déité tutélaire du Tibet et de son gouvernement et est donc très célébrée au Tibet et en Mongolie. Au VIIème siècle elle aurait surpassé toutes les autres divinités protectrices en garantissant la protection du sanctuaire du roi. Elle aurait aussi inspiré l’assassinat en 841 du roi anti-bouddhiste Langdarma et est décrite comme la protectrice du Dharma de Lhassa. Ce qui fait d’elle la seule femme parmi les traditionnels «  huit gardiens de la Loi ». Palden Lhamo est souvent représentée avec une peau de couleur bleue profond et des cheveux rouges pour symboliser sa nature courroucée. Elle traverse une mer de sang en amazone sur un mulet blanc qui a un œil sur la croupe gauche, là où son mari, fâché, lui décocha une flèche avec succès après qu’elle eut […]

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Le Mönlam festival, une grande célébration bouddhiste by Flora

monlam

12 December 2015

Le Mönlam chenmo ou The Great Prayer Festival, littéralement le grand festival de prières, est un événement majeur dans la culture bouddhiste. Focus sur ces quinze jours de fêtes : Une tradition vieille de 600 ans : En 1409, le lama Tsongkhapa instaure le Mönlam Festival. Il devient rapidement aussi populaire que le Losar, le nouvel an tibétain. La seconde plus grande fête bouddhiste est donc d’une importance capitale pour les fidèles. Officiellement interdite au Tibet, cette cérémonie reste pourtant l’occasion pour tous les bouddhistes de se réunir et de commémorer les miracles réalisés par Bouddha. Le festival commence lors du quatrième jour de ce premier mois de l’année du calendrier tibétain, soit dès le 12 février 2016 : “Cet événement a pour but de prier ensemble, pour souhaiter une longue vie à tous les gourous de toutes les traditions et pour que chacun continue de croire au Dharma afin de le propager dans tous les esprits des êtres sensibles. Ces prières communes, offertes avec foi et dévotion, aident à surmonter les obstacles pour la paix, et créent des conditions favorables pour que tout le monde puisse vivre dans l’harmonie.” Une coutume sacrée : De nombreux rituels ont lieu chaque jour et durant tout le festival, mais c’est lors de la pleine lune que la joie est à son comble : on l’appelle la journée des miracles. Cette année le 22 février sera donc à l’honneur. Le jour des miracles est de bon augure pour la prière, puisque les résultats karmiques des bonnes actions sont multipliés de façon exponentielle en ce jour spécial. Tous s’affairent donc à souhaiter l’illumination de tous les êtres. Les autres jours seront quant à eux consacrés à la confection de tormas, de fabuleux gâteaux décorés avec un grand soin à la manière des mandalas, mais aussi à la récitation de mantras, aux processions en l’honneur du Bouddha, aux gigantesques  et impressionnantes sculptures de beurre comme celles-ci :  

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Portraits saisissants : les yeux verts du Rajasthan by Flora

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12 December 2015

Le Rajasthan, ses palais, ses déserts, ses couleurs… cette région du nord de l’Inde a mille trésors à offrir. Une particularité saisissante frappe les visiteurs, quand on connaît la rareté de ces regards, puisque bien des natifs du Rajasthan arborent d’incroyables yeux verts. Voici quatorze portraits de rajasthanis aux incroyables prunelles dont les tons émeraude toucheront votre âme :   Qu’avez-vous pensé de ces regards ? Dites-nous tout en commentaire !   Pour découvrir l’Inde du nord comme vous ne l’avez jamais vu, découvrez nos séjours en cliquant ici. 

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Ani Choying Drolma, la nonne devenue une star de la chanson by Cyril

Ani Choying Drolma

07 December 2015

Rien ne prédestinait cette nonne, Ani Choying Drolma, à devenir une vedette de la chanson connue mondialement et auteur de plus dix albums. Alors, comment en est-elle arrivée là ? Histoire d’une nonne moderne : Son enfance Choying Drolma voit le jour dans une famille d’exilés tibétains à Katmandou en 1971. Son père est un homme violent qui n’hésite pas à la frapper. Un jour, alors qu’il est sur le point de la poignarder, Choying prend la décision de rentrer au couvent de Nagi Gompa dans les alentours de Katmandou. Elle a 12 ans. Elle prend alors le nom d’Ani Choying Drolma, « Ani » étant une formule de politesse destinée à désigner une nonne. Rapidement, elle se promet qu’elle ne sera plus confrontée à cette situation et qu’aucun homme ne lèvera plus la main sur elle. Elle décide ainsi qu’elle ne doit jamais se marier. Une vocation Au monastère, un maître lui donne des cours de chant et lui apprend les chansons qui feront sa célébrité quelques années plus tard. Cet homme avait lui-même appris le chant en compagnie de la femme de Tulku Urgyen Rinpoche, père de notre fameux Mingyur Rinpoche. Choying Drolma est très influencée par Tulku Urgyen Rinpoche, abbé du monastère de Nagi Gompa, qui lui transmet les enseignements Kagyu et Nyingma pendant plusieurs années et auprès duquel elle étudie le bouddhisme. De 1985 à 1996 elle sera même son assistante médicale et ce, jusqu’à ce qu’il quitte son corps. En 1997, sa vie prend un tournant. Alors qu’elle se trouve encore au Népal et chante uniquement dans son couvent, l’Américain Steve Tibbetts la découvre et aussitôt croit en elle. De leur coopération naîtra son premier album de chants méditatifs et autres chansons, nommé Cho. À l’heure actuelle, elle a sorti onze albums qui ont tous connu un grand succès et ont été salués de par le monde. La petite histoire raconte qu’étant jeune elle n’avait qu’un seul album, de Bonnie Raitt, et qu’elle écoutait en boucle la chanson « Something to talk about ». Any Choying Dolgma explique qu’au début elle ne chantait pas pour aider les gens mais lorsqu’elle s’est rapidement aperçue de l’argent que cela dégageait, elle a pris conscience que la chanson pouvait aider à faire changer les choses. Au-delà de la musique En 1998, elle fonde l’ONG Nun’s Welfare Foundation qui supervise de nombreux programmes médicaux dans tout le Népal. Tous les bénéfices dégagés lors de […]

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Chamans du Ladakh, le voyage des âmes vers la guérison by Flora

Chaman Ladakh

03 December 2015

Le chamanisme est la rencontre du visible et de l’invisible, des morts et des vivants, des vibrations terrestres et de celles de l’au-delà. Dans un monde où tout s’accélère et où nous ne prêtons plus attention à ce qu’il se passe en nous-même, des chamans perdurent sur tous les continents, pour nous permettre de nous reconnecter à une part essentielle de nos êtres : notre âme. Car c’est à elle qu’ils s’adressent tout en invoquant les esprits afin de nous apporter la guérison.  Le Ladakh, terre d’accueil des croyances Le ladakh est cette terre indienne aux airs tibétains, nichée au creux des montagnes de l’Himalaya à 3500 mètres d’altitude. Située dans l’état du Jammu-et-Cachemire à la frontière du Tibet, Bouddhisme et Islam s’y côtoient pacifiquement. Le Ladakh a toujours été considéré comme une région accueillante, pour les Tibétains mais aussi pour les musulmans des régions avoisinantes. La place du chamanisme est d’une importance capitale pour les Ladakhis mais l’est encore davantage dans la vallée de l’Indus, où les futurs guérisseurs se forment auprès des plus grands maîtres, après avoir reçu l’appel de l’au-delà… Du patient au guérisseur Tout chaman fut d’abord un patient. Ce n’est qu’une fois soigné, ou plutôt libéré, que ce dernier peut à son tour guérir l’autre. Plusieurs histoires racontent qu’une transe soudaine et inexpliquée vient habiter le futur chaman, sans contexte particulier. La personne concernée sait dès cet instant qu’elle est un canal vers d’autres sphères, un monde inconnu, celui des esprits. Mais tout le monde n’a pas la vocation de l’aide et de la guérison, aussi le chaman peut choisir de faire Tum, ce qui signifie se libérer de l’esprit qui a pris possession de son corps à l’aide d’un Lama ou d’un Rimpoche. Il renonce donc à son don par cette action. On rencontre davantage de femmes chamanes, que l’on nomme Lhamo, que des hommes que l’on appelle Lhapa. Le mot Lhamo combine Lha qui signifie esprit bienveillant tandis que Mo représente le suffixe féminin et Pa le masculin. Divination et guérison Lorsqu’une Lhamo ou un Lhapa appellent une divinité, ils invoquent également de grands pouvoirs de divination. Lorsqu’ils entrent en transe, d’une manière qui impressionne toujours les consultants, ils sont alors capables de diagnostiquer des maladies physiques ou mentales. Ils libèrent également des charges émotionnelles qu’une tierce personne a provoqué chez le patient, notamment à cause de jalousies. Les chamans sont aussi consultés pour des bénédictions, des exorcismes ou même la perte […]

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