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Tag: Ladakh

Découvrez le petit village de Saboo, au Ladakh en Inde. by Stéphanie

Village de Gompa au Ladakh

17 February 2019

Gemme rayonnant d’un éclat d’émeraude, le village de Saboo situé au Ladakh à l’extrême nord de l’Inde brille d’un vert profond qui se perd dans l’immensité minérale l’entourant, tellement vaste qu’un simple regard d’Homme ne peut en embrasser la totalité. Et pour cause, situé à une altitude légèrement inférieure à Leh, le village dispose de sa propre source naturelle et d’un sol particulièrement fertile qui en font le principal centre agricole de la vallée. Cette position exceptionnelle contraste particulièrement avec le désert lunaire l’entourant, et se reflète même dans son nom. En effet, même s’il est difficile d’établir une traduction parfaite, Saboo signifie « Le sol originel offert aux Dieux ». Le village est riche, et produit pommes, abricots, pommes de terre, tomates, salades etc… De nombreux agriculteurs en profitent également pour faire le commerce de fleurs, qui sont introuvables ailleurs au Ladakh. La précieuse eau a également des vertus médicinales, et de nombreux ladakhis viennent de loin afin de se ressourcer ici. Proche de la source, se trouve le monastère d’Ayu Gompa où résident trois ermites, renforçant le caractère sacré de cette dernière. En outre, dix moines résident en permanence au monastère de Saboo Gompa, superbe construction haute en couleur accrochée à la montagne et surplombant le village. Depuis le monastère la vue est saisissante, et le regard se perd dans la chaine de l’Himalaya, passant sur les gigantesques glaciers du Stok Kangris et Digar-la. On y aperçoit également les ruines de nombreux stupas, ainsi que les restes de ce qui était surement un ancien château construit sur la crête, dominant le monastère. Gagnant encore en altitude, on dépasse alors la source, perdant ainsi ses bienfaits. La plus haute partie du village se contente donc de la culture de pomme de terre, et surtout d’orge, l’alimentation traditionnelle principale du Ladakh et du Tibet. Situé à 7km de Leh, il est possible de la rejoindre en une dizaine de minutes en utilisant le réseau de bus locaux. C’est aussi au village de Saboo qu’un des bureaux de Omalaya se situe!

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Dans les coulisses du festival monastique de Thiksey by Anne

08 November 2018

L’équipe Omalaya s’est rendue au fameux festival du monastère de Thiksey et nous vous livrons quelques moments et photos prises dans les coulisses… 5h45 : le réveil sonne dans notre petite chambre de l’hôtellerie du monastère. L’air vif et glacé qui règne en dehors de nos lits ne nous encourage pas à pointer le nez hors de nos duvets. Allez courage, il faut savoir ce qu’on veut et nous, on veut tout voir ! Le soleil commence à se faufiler par-dessus les montagnes  de l’Himalaya, au-delà de la plaine rocheuse qui s’étend aux pieds du monastère. Nous rejoignons Rex, un moine bouddhiste taïwanais du courant zen avec qui nous avons fait connaissance et qui nous conduit vers le temple principal. 6h15 : Nous laissons nos chaussures à l’entrée et pénétrons dans le temple coloré. Festival ou pas, la journée du monastère commence toujours par la prière commune, rythmée par le son des gongs. Enveloppés dans leurs grandes capes bordeaux les moines tentent de se maintenir au chaud tout en récitant des mantras. Les jeunes moines circulent avec les grandes théières de chaï, pour réchauffer tout le monde. Ravis, on se laisse porter par le rythme, on profite de l’atmosphère sereine du soleil levant qui laisse filtrer ses premiers rayons par la porte entrouverte et on sourit devant ce moine qui termine sa nuit discrètement dans sa cape ! 7h30 : Les bonnets jaunes sont enfilés et une procession de moines descend le long du chemin du monastère. Nous observons d’en haut ce Puja (rituel), sur les Stupas de la vallée. Les stupas sont des monuments sacrés contenant des reliques, qui fleurissent dans le désert du Ladakh. 9h00 : Après un solide petit déjeuner (ici c’est Thukpa à toute heure, cette soupe tibétaine aux pates et aux légumes), nous prenons place dans la cour du monastère. Le soleil est bel et bien levé et les pulls et autres capes volent . Encore un peu et nous sortons la crème solaire. En attendant la cour se peuple peu à peu de Ladakhis, de Tibétains, et de quelques touristes. Chacun se cherche une place et s’installe en saluant ses voisins. L’ambiance est à la fête de famille et aux retrouvailles. Déjà les enfants courent partout, s’assoient sur les coussins prévus pour les moines… C’est une joyeuse pagaille et nos voisines, des nonnes aux visages fripés, nous adresse un magnifique sourire édenté devant ce spectacle. 10h00 : Les processions commencent […]

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Témoignage d’un autre horizon : le Ladakh, cette marche vers le ciel by Stéphanie

28 August 2018

Mégane et Charly sont partis au cœur du petit Tibet : le Ladakh. Un témoignage de deux jeunes européens en voyage sur une terre inconnue, face à une nouvelle réalité.  Au programme : de l’inspiration et des révélations mystiques. Le Ladakh c’est prendre la direction du ciel.  Des paysages qui se confondent à l’air d’une autre planète, un horizon sec à la sensation douce, une ambiance étrangère et pourtant si familière. Une essence de spiritualité qui apaise les âmes, les mantras qui rythment les pas… C’est l’Inde Ladaki au visage attachant, au regard émouvant qui dresse avec élégance ses plus belles roches.L’Inde s’endort, les klaxons s’assoupissent… C’est essayant de se tirer des bras de Morphée, que nous nous tenons prêt pour 2 deux jours de voyage en voiture. Quoi de mieux pour découvrir les contrastes de notre mère bien agitée ? Traverser l’Inde par la voie terrestre, c’est découvrir ses mystères et ses secrets, sans fausse apparence.  Petit à petit, on s’approche, on explore… le décor se transforme. Les spots de drapeaux de prières remplacent les temples hindous, les Namaste deviennent des Jullay, les vaches donnent place aux Yaks. Des monastères de pierres perchés sur les sommets émergent un élan de spiritualité, une soif de savoir. Quelle est l’histoire racontée par ces murs?Le calme pur plane derrière le son des gongs et des mantras. C’est en s’arrêtant qu’on prend le temps d’avancer, d’observer, d’apprendre et de ressentir. Ici, il est facile de ressentir quand le ciel joue avec la terre, quand le soleil invente de nouveaux contrastes sur les roches : du rose, du rouge, du mauve…  À chaque pas, les pierres se craquent, à chaque regard, Bouddha s’illumine. L’intérieur des monastères éveille en nous le plus grand des respects. Mémoire historique, maison des dieux, lieu de recueillement, espace sacré : nos yeux pétillent devant ces incroyables divinités, minutieusement représentées. Nos esprits curieux ne cessent de s’interroger, heureusement l’équipe tibétaine est là pour tout nous expliquer. Le guide pour bien se tenir dans un temple ∴  La propreté des lieux reflète la nature de l’esprit : clair, calme et limpide. ∴  Il est important d’enlever ses chaussures pour ne pas faire entrer de mauvaises énergies ∴  Il ne faut jamais s’allonger les pieds face aux divinités par respects des traditions les plus anciennes ∴  Il est important de prier avec le corps, la parole et l’esprit. S’allonger au sol est une marque d’humilité. ∴  S’il y […]

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Naissance d’une chamane, comment devient-on un canal entre le visible et l’invisible ? by Tashi

17 October 2017

Lhamo Tsewang raconte son histoire. Comment une femme gardienne de troupeau dans les hautes montagnes himalayenne devient chamane renommée ? Comment découvre t-on ses dons mystiques ? Comment les apprivoise t-on pour ne pas se laisser contrôler par les forces invisibles qui se manifestent à travers nous ? Comment apprendre à faire le bien et à soigner ceux dans le besoin ?  A travers l’histoire de Lhamo Tsewang, c’est l’histoire de centaines de femmes et d’hommes qui apprennent de manière plus ou moins brutales leurs capacités hors du commun. Partons à la rencontre de cette femme chamane dans la tradition tibétaine. « C’est l’Histoire de Tsewang Sherap, femme ordinaire au destin extraordinaire que j’ai choisi de vous raconter aujourd’hui. À travers son histoire, c’est celle du chamanisme tibétain que j’aimerai partager avec vous. Découvrir son don : un rite initiatique souvent inattendu L’histoire de Tsewang Sherap se déroule au Ladakh, région située sur la pointe nord de l’Inde offrant des paysages lunaires inégalés au climat désertique. Une rivière sacrée traverse cette région : l’Indus qui prend sa source au Mont Kailash au Tibet. L’Indus serpente majestueusement à travers les vallées de deux des plus grandes chaînes de montagnes du monde, traversant des lieux fortement chargés d’énergies spirituelles car consacrés durant des siècles par de nombreux saints bouddhistes, érudits, mystiques, gurus et pèlerins. Beaucoup de nomades tibétains ont trouvé refuge sur cette terre d’accueil dont la culture est très proche des traditions tibétaines. C’est dans une de ces familles que Tsewang Sherap est née et a grandi. Descendante d’une lignée de chamanes dont le don ne se transmettait qu’aux hommes, elle vécut une enfance paisible et grandit en tant que bergère au milieu de ses bêtes, perchée dans l’Himalaya. Un jour, à l’âge de 30 ans, alors qu’elle était seule aux pâturages avec son troupeau, elle entra soudainement en transe. Consciente d’appartenir à une lignée de chamanes, elle réalisa petit à petit qu’elle devait être la première femme de sa lignée à recevoir en héritage le pouvoir lui permettant de se connecter à une énergie puissante. Se former, apprendre avec humilité pour travailler “en équipe” avec l’autre monde sans se laisser contrôler Suivant la tradition, elle partit alors à la rencontre d’un Lama tibétain afin de trouver un refuge spirituel et recevoir l’initiation lui permettant de s’ouvrir à cette énergie singulière. En effet, pour que le chamane soit authentifié comme tel, […]

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Sonam Wangchuk le créateur de stupas de glace by Cyril

Stupa de glace

23 December 2015

Il y a peu nous vous parlions de Chewang Norphel, ingénieur de 80 ans qui construit des glaciers pour permettre l’irrigation des champs déserts. Aujourd’hui, nous allons vous parler d’un autre ladakhi qui a décidé de lutter contre le manque d’eau dans sa région aux mois d’avril et de mai. Un constat et une idée Sonam Wangchuk est un ingénieur ladakhi de 49 ans. Il vit dans le village Phyang dans les environs de Leh. Depuis quelques années il s’est mis en tête de construire des glaciers artificiels. Pour y parvenir, il a été aidé d’étudiants de la SECMOL Alternative School qu’il a lui-même fondé. Le but est d’avoir de l’eau aux mois d’avril et de mai, mois les plus critiques pour les agriculteurs ladakhis en proie au manque d’eau. Par tradition bouddhiste dans cette région et par ressemblance aux vrais stupas, il a décidé d’appeler cela des stupas de glace. Le principe est des plus simples ; l’eau est transportée par des canalisations depuis le ruisseau, jaillit en fontaine à l’emplacement du stupa et gèle au contact de l’air. Dans cette région du monde, il n’est pas rare que les températures atteignent -20 ou 30 degrés. Ses constructions ont toutes la forme d’une pyramide. Cette forme pyramidale n’a pas été choisie au hasard ; elle permet de limiter l’exposition au soleil en réduisant la surface exposée. La conséquence est une fonte ralentie. Le plus compliqué dans ce projet est la pose de canalisations résistantes. L’année dernière, l’armée indienne avait dû apporter en urgence des canalisations par avion militaire, les routes étant fermées. Les canalisations initiales avaient explosé à cause du froid. Pour financer ce projet en 2014, Sonam a dû passer par la plateforme de crowdfunding Indiegogo. Il a collecté 119 500$ pour financer 2,5 kilomètres de canalisation. Le résultat et l’avenir Finalement, la pyramide-stupa de glace a atteint plus de six mètres de haut, stockant ainsi plus de cent cinquante mille litres d’eau. Elle a tenu jusqu’à la moitié du mois de mai, le but initial étant donc quasiment atteint. À terme, le but est d’atteindre des pyramides de trente mètres de haut pouvant stocker jusqu’à plusieurs millions de litres chacune. Grâce à ces stupas, cinq mille arbustes ont pu être plantés sur une parcelle de désert appartenant aux moines de Phyang. De plus, maintenant que les canalisations sont payées et installées, elles pourront resservir à l’avenir, ce qui signifie de […]

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Surnommé “Ice man”, il sauve le Ladakh by Anne

C hewang Norphel

22 December 2015

Voici ce qui pourrait être le titre d’une nouvelle bande dessinée de super héros, mais l’histoire est pourtant bien réelle. Ce surnom c’est Chewang Norphel qui le porte. Il lui a été donné en raison de la façon bien singulière dont il occupe sa retraite : à construire des glaciers artificiels pour préserver sa région himalayenne du changement climatique. Les glaciers himalayens en péril Cet homme de 79 ans, ingénieur civil en retraite vient du Ladakh un pays désertique du nord de l’Inde, niché entre deux des plus hautes chaînes montagneuses du monde, le Karakoram et l’Himalaya. Traditionnellement, les Ladakhis vivent au rythme de la fonte des glaciers, qui permet d’irriguer les cultures au printemps. Depuis quelques années, les dérèglements climatiques entrainent des fontes de glaciers de plus en plus importantes. On estime que d’ici à 350 ans ces glaciers himalayens auront complètement disparu. Au Ladakh, les précipitations sont aussi faibles (de 100 à 150 millimètres de précipitations par an) que dans les dunes du désert saoudien. En dehors de l’Indus, cette rivière qui permet d’irriguer quelques cultures aux alentours, les Ladhakis sont entièrement dépendants de la fonte des glaces. Pour 90% des 300 000 habitants du Ladakh, les glaciers représentent la seule source d’eau, pour boire ou irriguer leurs champs.  « C’était devenu impossible de faire pousser quoi que ce soit ici, car l’eau arrivait très tard, et comme la saison d’été est très courte, les cultures n’arrivaient jamais à maturité avant la moisson » rapporte Konshop Sherap, paysan du village de Phukse Phu, à Libération.   Des solutions inadaptées Dès les années 60, les gouvernements se sont penchés sur ce problème et ont décidé de faire construire des barrages ainsi que d’immenses réservoirs en béton pour recueillir et redistribuer les eaux de fontes. A l’époque Chewang Norphel fait partie du projet et remarque déjà que cette solution n’est pas satisfaisante d’un point de vue écologique et entraine des coûts considérables. C’est alors qu’il a eu l’idée de tirer parti des ressources naturelles et de détourner les ruisseaux jusqu’à des réservoirs artificiels, construits en pierre, qui s’insèrent dans le paysage. Les premières constructions sont visibles à 4500 mètres d’altitudes. Elles sont bâties dans des zones d’ombre pour profiter au maximum des glaces hivernales. Chaque segment de glace est indépendant ce qui permet une redistribution progressive de l’eau tout au long de la saison. Un succès unanime Les locaux, qui voyaient d’abord le projet d’un œil sceptique […]

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