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Tag: enseignements

Médecine traditionnelle tibétaine (4/5): Rituels et bénédictions autour des remèdes. by Anne

crédit photo: french people daily

17 July 2019

 Si la médecine tibétaine a pour principe très simple de se reconnecter à l’essentiel de notre corps et de la nature, la confection des remèdes elle, n’a vraiment rien de simple et nécessite une connaissance ancestrale de la nature liée aux pratiques sacrées. En cas de déséquilibres physiques ou mentaux et de maladies, l’amchi/ médecin tibétain vous recommandera d’abord un changement de mode de vie et de régime alimentaire en accord avec votre constitution. En complément ou si ces changements ne suffisent pas, c’est alors que l’on prescrira un traitement médicamenteux. Une pharmacopée impressionnante Les plantes qui entrent dans la composition des remèdes tibétains sont soigneusement choisies puisque c’est le Bouddha de la médecine lui-même qui les a sélectionnées et présentées dans son mandala de guérison. Le cahier des charges de la pharmacopée tibétaine est assez impressionnant : l’ensoleillement, la géographie, l’altitude, les énergies qui irradient d’un lieu sont autant de facteurs à réunir pour qu’une plante puisse entrer dans la composition d’un remède. Ainsi par exemple les montagnes enneigés du nord du Tibet vont pouvoir fournir les plantes qui guérissent les maladies chaudes (maladies entraînées par un déséquilibre de type Tripa), comme le bois de santal, le camphre, la réglisse. Cannelle, gingembre et poivre noir, ces épices qui soignent les maladies froides, vont être récoltées sur la Montagne Malaya de l’ouest du Tibet. Une confection minutieuse La confection de ces petites pilules n’est pas une mince affaire. En effet un simple cachet peut nécessiter un processus de 40 jours de confection et jusqu’à une centaine d’ingrédients. Le principe de la médecine tibétaine, lié au bouddhisme, est de faire agir les éléments en synergie. Ainsi, même si chaque plante à ses propres propriétés, le remède n’est efficace que par de savants assemblages. Sans parler de la longue et fastidieuse formation d’amchi (jusqu’à dix ans d’apprentissage de la médecine) ou d’herboriste requise pour réunir ces plantes dans une pilule. Les formules centenaires de ces remèdes sont bien gardées et certaines ne se transmettent que de maître à élève pour éviter les abus et les déviances de charlatans. Une prise de traitement mystique Une fois la pilule confectionnée, nous ne sommes pas pour autant tirés d’affaire. La prise du traitement, bien que simplifiée aujourd’hui, est à l’origine tout aussi méticuleuse que sa confection. Ainsi l’influence du calendrier astrologique est de première importance : la lune et les planètes vont décider du meilleur moment pour se soigner. Au […]

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Les Quatre Nobles Vérités et Le Noble Chemin Octuple by Yohan

Enseignements du Dalai Lama a Dharamsala

22 May 2019

Les Quatre Nobles Vérités Lorsque nous parlons de l’enseignement du Bouddha nous sous-entendons ”Les quatre Nobles Vérités” (chatvari arya satyani) car Bouddha aurait, tout au long de sa vie partagé environ 80.000 enseignements. Voici les quatre nobles vérités ainsi qu’une courte explication : 1.La vérité de la souffrance: Lorsque nous observons la vie avec discernement et honnêteté, nous constatons qu’elle est empreinte de souffrances. « Dukkha » signifie souffrance en Tibétain. Dukkha exprime également les émotions humaines telles que: peur, angoisse, colère, jalousie, solitude, mal-être…etc. Bouddha explique qu’il existe 4 étapes de souffrance dans la vie : La naissance, la maladie et la douleur physique, la vieillesse et la fin de la vie. 2.L’origine de la souffrance est l’attachement: La deuxième noble vérité nous parle de la cause primaire de la souffrance qui est le « désir ». Le désir en tant que tel n’est pas un problème, ce qui faire souffrir c’est l’attachement aux désirs. C’est la racine fondamentale de la souffrance. Pour mettre un terme à la souffrance, nous devons avant toutes choses, en être conscients. Etre attaché aux désirs de posséder, de rejeter ce qui est, nous cause de la souffrance. Bouddha nous enseigne également que nier le désir reviendrait à nier la vie elle-même. Nous devons trouver le juste équilibre entre les deux. Nous devons être maîtres de nos désirs, faute de quoi nous en souffrirons. 3.La cessation de la souffrance est possible: Bouddha lors de ce troisième accord nous dit qu’il serait possible de sortir de la souffrance. L’attachement doit être rompu de manière consciente. Se libérer de la souffrance, semble être une tâche ardue mais accessible par la maitrise de l’esprit. La conscientisation de l’attachement et sa libération permettent, d’annihiler soucis et problème, ainsi nous accédons à ce que nous appelons « Nirvana » qui signifie « libération » du Samsara ou des cycles des réincarnations.   4.Le chemin vers la cessation de la souffrance: Le Bouddha explique que l’éveil peut être atteint en suivant le chemin octuple, une voie progressive à la réalisation ultime de soi. Le Noble Chemin Octuple Le noble chemin octuple enseigné par le Bouddha, est la voie dans la pratique menant à la fin de la souffrance de « Dukkha » au « Nirvana ». Il est aussi appelé « chemin du milieu » car il est le chemin juste qui évite les deux extrêmes que sont l’attachement au désir des sens et de l’autre côté la libération dans la pratique de l’ascétisme. Il existe trois catégories […]

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Témoignage d’un instant à vivre… by Emily

09 April 2019

Dimanche 7 avril 2019, Tushita, le centre de méditation de Dharamkot dans l’Himachal Pradesh en Inde accueillait Khyongla Rato Rinpoche pour un enseignement de 2h. Emily vous livre son ressenti… Khyongla Rato Rinpoché est un lama réincarné et érudit de l’ordre Gelugpa du bouddhisme tibétain. Il est né dans la région de Dagyab au Kham, dans le sud-est du Tibet. En 1928, des moines Gelugpa de haut rang ont prédit qu’un garçon de cinq ans vivant dans cette région reculée du Tibet était la réincarnation du neuvième Khyongla. Le jour de son sixième anniversaire, à cheval, des moines l’ont emmené de chez ses parents dans un monastère où il a été nommé chef spirituel. Pendant plus de trois décennies, il a vécu la vie sobre d’un moine, étudiant dans les monastères les plus célèbres du Tibet et obtenant le diplôme Lharampa Geshe. En 1959, après que les communistes chinois eurent pris le pouvoir, Khyongla Rato (ainsi que des milliers de moines et le Dalaï Lama) ont fui le Tibet à pied à travers l’Himalaya pour se mettre en sécurité et mener une autre vie en Inde. Finalement, il est venu en Europe, puis aux États-Unis, et en 1968, il a commencé à vivre à New York. En 1975, il fonda le Tibet Center, un centre pour l’étude du bouddhisme. Pendant plus de 30 ans, il a été directeur et professeur principal au Tibet Center, enseignant principalement en anglais. Gratitude et respect, une atmosphère apaisante Avant son arrivée, un grand silence régnait dans la salle. Chacun attendait, les yeux pétillants, cet homme de 97 ans, si respecté. Ce fut un moment merveilleux de s’observer dans cette somptueuse pièce. Le bonheur, le respect, l’amour et la sérénité y régnait. On y sentait l’impatience, la gratitude, l’honneur. C’était incroyable d’être témoin de tant d’émotions. Lorsqu’il entra dans la pièce, tout le monde se leva. La bienveillance transpirait de son être. Son enseignement portait sur l’esprit d’illumination, comment méditer en pensant à autrui ni avec attachement, ni avec haine. Comment se séparer de ses émotions envers les êtres humains afin de ne porter plus que de la compassion telle une mère à son enfant. Il nous expliqua que lorsqu’il avait discuté de ce sujet avec un maître, il ne trouva pas d’ennemie, n’ayant aucune colère en lui, il ne voyait pas qui il pouvait nommer ainsi. “Bodhicitta” ou “esprit éveillé”, “esprit d’illumination” est la […]

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Face à face avec le bouddhisme : Les Enseignements du Dalaï Lama by Stéphanie

13 September 2017

Suzanne de l’équipe Omalaya, installée à McLeodGanj depuis une dizaine de jours seulement, est allée découvrir les enseignements du Dalaï Lama. Elle nous fait le retour de son expérience. Une energie universelle     A 8h du matin, la foule est rassemblée dans le monastère, chaque mètre carré occupé, peuplé d’une assemblée aussi diverse que joyeuse : des moines et nonnes en toges rouges venus de la région environnante ou de l’autre bout du monde, des tibétains habitant Dharamsala auprès du maître, des voyageurs arrêtés là, des randonneurs descendus des hauteurs himalayennes.     Après les mantras d’ouverture, le Dalaï Lama apparaît en haut des marches. L’atmosphère est fébrile et électrique. Une vague d’énergie se répand à tous les étages du temple, les têtes tournées en direction de Sa Sainteté.     Le Dalaï Lama crée une cohésion. Cela dépasse sa personne. Sa spontanéité en parait presque étrange. Un être qui boit, mange, dort, comment peut-il être porteur d’un tel déploiement ?     Face à lui, nous sommes emplis de dévotion. Je me trouve surprise et désemparée. Moi qui ai toujours refusé un tel sentiment, je me reconnais à ce moment emplie d’un amour qui me dépasse, me fait joindre les mains en marque de respect et courber la tête en signe de recueillement. Personne ne reste insensible. Il a beau agir en toute simplicité, il véhicule une énergie qui ne lui appartient pas, comme s’il permettait en sa présence de révéler « cette » énergie dans tous les êtres vivants alentour. Une joie de vivre communicative     Sa façon de vivre est à l’image de son enseignement, plein de bonté : dix minutes après le commencement, c’est l’heure du thé ; deux heures plus tard, c’est la pause pendant laquelle il répond aux nombreuses questions ; et à 13h, le repas est offert à tous. Installé sur sa chaire pour dispenser les enseignements, il discute joyeusement, glisse de temps à autre quelques touches d’humour qui soulèvent des rires émus dans l’assemblée. L’ambiance est bonne enfant en sa présence, et sa joie de vivre communicative.     Il entame son discours par la compassion, qui constitue le centre de son enseignement. Il aborde avec humilité des concepts complexes tels que la vacuité et le non-attachement. Il crée de l’espace entre les choses, amène des respirations parmi la densité du monde. Il révèle à toute chose existante l’impermanence, et montre à chaque être sa liberté […]

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Ce que m’ont appris les enseignements du 14ème Dalaï Lama by Roxane

enseignements dalai lama

14 June 2016

Tandis qu’il voyage autour du monde, Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama rentre parfois chez lui, à McLeod Ganj, afin de se reposer et de prodiguer ses enseignements aux tibétains ainsi qu’aux touristes présents. Ces enseignements sont le plus souvent donnés dans le temple Tsoagla-Khang que l’on appelle aussi « le temple du Dalaï-Lama », ou encore au Tibetan Children Village, école tibétaine qui accueille de nombreux réfugiés tibétains orphelins. En tant que membre de l’équipe Omalaya, j’ai la chance de résider à proximité du lieu de vie du Dalaï Lama et de pouvoir assister aux enseignements publics qu’il délivre. Ce personnage célèbre et controversé est évoqué à travers de nombreux qualificatifs, dont les plus courants sont le Saint Homme, l’Océan de Sagesse ou encore le Défenseur Compatissant de la Foi. Mais qu’est-ce que Sa Sainteté apprend réellement aux gens qui viennent l’écouter ? Avec des mots simples, il semble parvenir à mettre en lumière ce qui réside déjà en chacun de nous et qui avait besoin d’être éclairé. Toutefois, il est préférable de s’être initié à la méditation et de s’être renseigné sur les principes fondamentaux du bouddhisme pour pleinement comprendre et profiter de ses enseignements. Ce que le Dalaï Lama m’a appris Avant toute chose, sourions. “Si l’on veut plus de sourires dans la vie, on doit créer les conditions pour qu’ils apparaissent.” nous dit Sa Sainteté. Souriez et vous quelqu’un vous couvrira à son tour de soleil. Le Dalaï Lama semble ne jamais cesser de sourire. Il suffit de le regarder pour se dire « je voudrais tout apprendre de lui, il a l’air si heureux ! ». Pratiquons le Dharma Pour cela, la pratique de la méditation Vipassana est d’une grande aide. Dans la tradition bouddhiste, le Dharma désigne l’enseignement du Bouddha par lequel l’Eveil peut être atteint. Autrement dit, le Dharma est le chemin intérieur que l’on doit suivre afin d’avoir un esprit paisible, ouvert et généreux, un esprit droit et contrôlé. La pratique du Dharma permet d’être vrai, fidèle, honnête, humble. Elle nous apprend à aider et à respecter les autres et à se sacrifier pour eux. Ne cherchons pas à accumuler des possessions ou à atteindre coute que coute un meilleur statut social. Cela ne nous apportera ni confiance ni paix. Discipliner son esprit, renoncer au superflu, vivre en harmonie avec les autres et avec soi-même assurera notre bonheur. Nous ne devons plus tenter de trouver refuge en l’autre, en nos […]

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Thich Nhat Hanh, l’apôtre de la paix et de la non-violence by Stéphanie

Thich Nhat Hanh

17 February 2016

Nhat Hanh est un moine bouddhiste né en 1926. Né au Vietnam, cela explique qu’il porte la dénomination “Thich”, titre honorifique au Vietnam. Durant toute sa vie, il n’a pas cessé de prôner la non-violence et la paix. Voyageant partout dans le monde, il est parfois considéré comme le “second Dalaï-Lama”. Mais qui est donc cet inspirant personnage installé en France depuis plus de cinquante ans mais pourant méconnu de beaucoup d’entre nous ? Une jeunesse bien remplie Né dans le centre du Vietnam en 1926, il devient moine à l’âge de 16 ans. Auteur de plus cent textes publiés, c’est un écrivain et poète réputé à travers le monde entier. En 1950, alors qu’il n’est âgé que de 26 ans, il fonde l’Institut des Hautes Etudes Bouddhistes An Quang. Rapidement, cet institut deviendra le berceau des bouddhistes dans la lutte contre la non-violence pendant la guerre du Vietnam. En 1960, il envoie un rapport à l’université de Princeton présentant sa vision du Christianisme, du Judaïsme et de l’Islam. Immédiatement l’université lui propose de venir enseigner les religions comparées. Le voilà donc parti pour les États-Unis. L’année suivante, il enseigne le Bouddhisme à l’université de Columbia. Plutôt sympa à mettre sur un CV non ? De retour au Vietnam, il fonde l’Université Bouddhique “Van Hanh” en 1965. Dans sa lancée, il fonde l’Ecole de la Jeunesse Social. Derrière un titre un peu vague, cette école rassemble plus de dix mille travailleurs dans 42 provinces du sud du Vietnam. A une époque où le pays est ravagé par la guerre, ces travailleurs sont des véritables vecteurs de paix. Un tournant majeur dans sa vie En 1966, il est contrait à l’exil en Occident. Il avait lancé un appel contre la guerre du Vietnam, ce qui n’a pas plu au gouvernement américain. À partir de ce moment-là, il voyage en Europe, en Asie et en Australie. Il rencontre de nombreuses personnalités du XXème siècle à commencer par Martin Luther King. Ce dernier le recommande pour le prix Nobel de la paix, en vain. C’est également lui qui lui confère le surnom “d’apôtre de la paix et de la non-violence”. Il travaille également à plusieurs reprises avec le pape Paul VI. Ces voyages contribuent à développer sa renommée à travers le monde. En 1966, il est interdit de séjour dans les deux Vietnam. Il ne retournera dans son pays que trente-neuf ans plus tard, […]

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