Les cinq sens psychiques : une connexion à l’âme du monde

Récemment nous avons parlé des cinq sens physiques, mais ne vous êtes-vous jamais demandé s’il existait d’autres sens dans la nature humaine ? Nous allons parler en effet d’un sujet bien plus méconnu aujourd’hui : les cinq sens psychiques.

Et, toujours dans une approche spirituelle, comment les utiliser dans la méditation. Ou plutôt comment utiliser la méditation pour les développer.

Nous disposons de cinq sens psychiques mais le psychisme humain étant infiniment grand, nous pouvons décliner ces sens en plusieurs sous-sens. L’imagination est en effet constitué de cinq sous-sens (la clairvoyance, la clairaudience, la clairaliance, la clairgustance et la clairsentience) et la conscience de six sous-sens (la conscience auditive, gustative, olfactive, tactile, visuelle et mentale). Les trois autres sens psychiques sont l’émotion, l’intuition et l’inspiration.

Chacun de nous dispose de ces cinq sens psychiques mais nous ne savons pas toujours comment les interpréter et n’y accordons pas assez d’attention. Apprenons à les observer pour voir au-delà de ces simples coïncidences qui rythment parfois notre vie. Nous devons voir au-delà de la réalité physique et admettre la réalité psychique qui se présente également à nous. Une fois cette réalité admise, nous pourrons renforcer ces sens dans la pratique de la méditation. Comment ? En apprenant à recevoir ces sensations. Chacun dispose d’une zone précise que nous devons apprendre à écouter en méditant pour ainsi les développer.

L’imagination, le chemin de tous les possibles

Albert Einstein disait lui-même : « La logique vous mènera d’un point A à un point B. L’imagination vous emmènera où vous voulez. »

Le sens psychique de l’imagination se décline lui-même en cinq « sous-sens » qui se rapportent en fait à nos sens physiques « imaginés ».

∴ La clairvoyance, sous-sens de l’imagination au niveau visuel.

« On ne voit bien qu’avec le cœur l’essentiel est invisible pour les yeux » disait Antoine de Saint Exupéry.

Et si cette phrase connue de tous était une approche de la clairvoyance ? Un lien avec le troisième œil en Inde ? La faculté de perception de nos pensées ? Le fait de voir au-delà de ce que notre sens de la vue, constitué « seulement » de nos deux yeux, peut nous offrir.

Par la méditation, nous pouvons utiliser ce troisième œil, cette clairvoyance, pour voir des paysages relaxants, des objets, une bougie avec sa flamme qui ondule, des divinités, plonger dans nos souvenir ou encore imaginer un futur possible… Imaginez, lorsque vous méditez, une image, fixe de préférence. Installez-vous dans cette image, visualisez ses détails, ses couleurs, et gardez-la le plus longtemps possible. Concentrez-vous dessus, plus rien d’autre n’existe que cette pensée visualisée. Pratiquez régulièrement ce type de méditation afin de voir toujours plus de détails de cette première image qui vous vient à l’esprit. Avec de l’entrainement, les images, les couleurs et détails que vous percevrez vous apaiseront voire même vous donneront de l’inspiration pour pourquoi pas la retranscrire en création artistique ?

 

Pour trouver la zone du troisième œil, il faut garder les yeux ouverts et fixer un point. Puis, fermer les yeux et laisser notre attention se fixer naturellement sur un point qui sera normalement plus haut que le point focal et à une certaine distance du front entre nos sourcils.

∴ Le sous-sens psychique de la clairaudience, jumeau du sens physique de l’ouïe.

« La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée. » disait Platon.

En dehors de la faculté de l’ouïe, nous pouvons tout comme avec les images, imaginer des sons, des voix ou des musiques.

La clairaudience est la faculté de percevoir ces sons en provenance d’un au-delà, en dehors de notre réalité physique. Vous connaissez cette sensation d’avoir une musique « dans la tête » sans parvenir à s’en défaire ? Et s’apercevoir après que c’est parce que notre ami l’a écoutée un peu plus tôt dans la journée ? Cette sensation de ne pas réussir à s’en défaire et de l’entendre se répéter inlassablement peut être désagréable mais peut aussi se révéler être une expérience extracorporelle que nous pouvons accepter et utiliser pour méditer.

Imaginons alors d’autres sons, des variances de cette musique, des voix s’ajoutant et pourquoi pas ainsi créer nous-même quelque chose à partir de ces pensées ? Des personnes utilisent ce sens pour devenir musicien, chanteurs, orateurs ou même écrivains en acceptant ces sons et ces voix qui arrivent dans leur esprit. Vous pouvez aussi, comme pour la clairvoyance, imaginer mentalement les sons d’une rivière, du vent, d’une cascade, d’une cloche mais attention à ne pas visualiser l’élément qui lui est rapporté : ne pas visualiser un éclair si vous imaginer le bruit de l’orage.

Petite astuce : pour parvenir à arrêter cette musique dans votre tête, vous n’avez qu’à chanter dans votre tête la fin de la chanson ou imaginer le terme de cette musique. Votre esprit assimilera alors que le morceau est terminé et vous pourrez focaliser votre pensée sur autre chose.

La zone de la clairaudience, sens privilégié de Jeanne d’Arc, correspond à deux cônes situés de part et d’autre de nos lobes frontaux comme deux grosses antennes qui nous permettraient de capter ces sons au-delà du monde physique. C’est la petite voix qui nous parle dans la tête. Pour se connecter à cette zone il faut se détendre et sentir les deux cônes de chaque côté de notre tête. Ils sont comme deux amplificateurs d’audition.

∴ La clairalience, percevoir des odeurs au-delà du monde physique

La clairalience est, comme pour les deux précédents, la faculté de percevoir une sensation en dehors du monde physique, plus précisément des odeurs. Imaginer par exemple le parfum d’un être cher ou une odeur qui vous rappelle cette personne et sentir alors que c’est le moment de l’appeler ou de reprendre contact avec elle.

Tout comme pour les deux sens précédents, imaginez une odeur agréable lorsque vous méditez en essayant de ne pas visualiser l’objet qui produit l’odeur : les crêpes de notre grand-mère, l’herbe fraichement coupée, l’odeur des algues à la mer… Les personnes qui développent cette faculté peuvent sentir les changements de météo, prévenir des tempêtes et excelleront dans le jardinage ou encore l’œnologie.

∴ La clairgustance, percevoir un goût sans le goûter

Imaginer un goût, sans le goûter, mais pourtant le sentir clairement comme si on l’avait vraiment en bouche est appelé la clairgustance. Avoir soudainement envie d’un plat au goût si particulier que nous préparait notre grand-mère par exemple, encore une fois cela engendre une reconnexion avec nos proches.

Les personnes qui perçoivent souvent ce genre de sensation, de façon volontaire avec la méditation ou de façon involontaire en laissant ce sens se développer naturellement, aiment cuisiner, tester de nouvelles saveurs, des goûts exotiques, et ont parfois l’impression de percevoir la culture ou l’histoire du lieu de provenance de ces aliments. Ils peuvent se révéler très pointilleux gustativement et percevoir des substances toxiques ou des OGM présents dans leurs aliments.

∴ La clairsentience, des sensations infinies s’offrent à votre imagination

Pour développer le dernier sous-sens psychique, la clairsentience, essayez, lorsque vous méditez, de recréer des sensations imaginées telle que le froid, le chaud, la fatigue, la faim, la soif… Vous pouvez essayer aussi des sensations plus complexes, comme le souffle du vent sur la peau, la sensation d’être mouillé, etc. Cet exercice de la clairsentience est important dans la perception des énergies et permet de les ressentir ensuite sous forme de chaleur comme lors de la pratique du reiki. En utilisant les cinq sens de l’imagination nous pouvons créer un monde imaginaire sorti tout droit de notre esprit et c’est d’ailleurs de ce sens que sort le monde des rêves.

L’émotion, une nécessité pour l’âme de l’homme

Selon Jean-Paul Sartres : « Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique. »

On distingue chez l’homme six émotions fondamentales : peur joie, dégoût, tristesse, colère et surprise qui sont complétées par d’autres émotions liées au contexte social et relationnel : honte, envie, amour, empathie… L’émotion est donc la réaction à une situation ou à des personnes, elle organise le développement social, interactif et cognitif.

Le sens psychique émotionnel est la capacité de voir à travers l’esprit d’une autre personne et de ressentir ce qu’elle ressent, on peut l’assimiler au feeling ou à l’impression. Cette faculté est particulièrement présente chez les jumeaux qui perçoivent la douleur de leur frère ou sœur quand celui-ci ou celle-ci se blesse. Cette faculté est aussi présente dans ce qu’on appelle communément « l’instinct maternel » : les mères peuvent ressentir la douleur psychique ou physique de leur progéniture parfois mieux que personne.

L’émotion peut aussi se révéler dans l’empathie partagée avec autrui : se sentir soudainement choqué ou bouleversé sans savoir pourquoi et apprendre un peu plus tard qu’un de nos proches était dans cet état émotionnel pour une raison particulière et qu’il nous a transmis ses énergies. Les personnes développant ces facultés peuvent simplement marcher dans la rue et se laisser imprégner des émotions des personnes qu’elles croisent.

Développée à son maximum, cette faculté permet à ceux qui la perçoivent clairement d’exceller dans le social, la psychologie, voire même en tant que guérisseurs.

La zone de l’émotion est le plexus solaire, situé dans l’abdomen, c’est ici que nous ressentons les émotions et les vibrations dégagées par d’autres personnes. Pour se connecter à cette zone, il faut se détendre et la ressentir en se focalisant sur cette partie de l’abdomen, sous le sternum, en imaginant une émotion forte telle que l’amour de sa mère.

L’intuition, une voie de l’inconnu qui nous pousse vers notre destin

« L’intuition est la vision anticipée d’une vérité : hypothèse pour le savant, rêverie pour le poète », Lucien Arréat.

Le troisième sens psychique est l’intuition, c’est-à-dire la faculté de connaître les événements ou les personnes avant que la situation ne se produise ou alors sans que la réalité physique nous donne les clés pour en avoir connaissance. Par exemple sentir que quelqu’un a besoin d’aide sans être avec cette personne, ou percevoir un tremblement de terre de l’autre côté du monde. Ce don est le moins perceptible de tous, il est souvent lié à la foi et au divin, c’est celui qui nous connecte à l’âme du monde. Suivez votre intuition en vous laissant porter et le flot vous mènera là où vous devez aller dans votre vie. L’intuition nous guide au-delà de la logique rationnelle. En effet, si cette dernière est insuffisante pour évaluer une situation, l’intuition peut nous avertir d’un danger, nous guider vers une voie nouvelle, nous indiquer si une rencontre est positive ou négative pour notre être.

 

La zone de l’intuition, se situe juste au-dessus de la tête. Pour se connecter à cette zone, il faut accéder au vide mental, ouvrir son cœur, se débarrasser de toutes les énergies négatives et visualiser un cône juste au-dessus de la tête qui nous soufflerait la bonne solution et nous donnerait de l’intuition face à n’importe quelle situation.

La conscience, preuve de l’existence

« Je pense donc je suis » disait Descartes.

Avec cette simple phrase, Descartes admet une chose : alors qu’il est en train de douter d’absolument tout ce qui l’entoure ne voulant pas faire confiance à ses sens, il est néanmoins sur d’une chose : il pense, car pour douter, il faut penser. Et cet état de conscience prouve alors son existence.

Le quatrième sens psychique est donc celui de la conscience, c’est-à-dire la perception que nous avons de notre existence, des états et des actes de notre esprit, de ce qui se passe à l’intérieur de nous et de ce que nous réalisons à l’extérieur de nous. Ce sens est accessible par un travail d’introspection.

La conscience se décline en six sous-sens. Tout d’abord les cinq sous-sens de la conscience sensorielle. En effet, tout comme pour l’imagination la conscience se compose de cinq sous-sens correspondant à la conscience de nos sens physiques :

La conscience auditive est la faculté de percevoir les sons et de prendre conscience de ceux-ci.

La conscience gustative est la faculté de percevoir les goûts (amer, sucré, acide).

La conscience olfactive perçoit les odeurs.

La conscience tactile perçoit les sensations corporelles (le chaud ou le froid, le rugueux ou le doux).

La conscience visuelle perçoit les couleurs et les formes.

Le sixième sous-sens de la conscience est la conscience mentale : cette dernière est consciente de tous les éléments cités, c’est-à-dire des vues, des sons, des odeurs, des goûts sensations mais bien plus encore. En effet, celle-ci est souvent associée à l’esprit. Par exemple, si vous pensez à votre mère, même si elle vit loin ou même si elle est décédée, vous vous direz « J’ai récemment pensé à ma mère. », c’est donc votre conscience mentale qui entre en jeu et qui rejoint le fameux cogito cartésien « Je pense donc je suis ». La conscience mentale inclut également en elle l’attention, c’est-à-dire la faculté de diriger l’esprit vers une direction particulière. Lorsque vous êtes éveillé (quand vous ne dormez pas), les cinq formes de conscience sensorielle reçoivent une quantité d’informations immense mais la quantité d’attention que votre esprit accorde à chaque élément d’information dans ce flux constant peut varier. En lisant ces mots par exemple, vous accordez de l’attention à la forme des lettres et des mots sur l’écran avec votre conscience visuelle mais dans quelle mesure percevez-vous votre conscience tactile produite par votre fauteuil, chaise, banc… avec lequel vos fesses sont en contact ? Tant qu’on n’a pas attiré votre attention sur cette sensation, vous n’en êtes probablement pas conscient.

La zone de la conscience se situe au milieu de notre crâne, pour s’y connecter, il suffit de méditer les yeux fermés en observant nos pensées qui défilent sans les juger mais plutôt les accepter et ne pas rester en elles trop longtemps mais plutôt les laisser passer tranquillement.

L’inspiration, connexion à l’âme du monde

« L’inspiration d’un moment vaut l’expérience d’une vie », Olivier Wendell Olmes.

Le dernier sens psychique de l’homme est l’inspiration : il consiste à capter les idées qui s’agglomèrent au-dessus de notre esprit tel un grand nuage au-dessus de la planète, ce sens nous connecte aussi à l’âme du monde.

L’homme ne peut accomplir une chose par lui-même, il y a toujours un événement déclencheur que l’on peut comparer à un stimulus de l’esprit, c’est ce qui va déclencher l’inspiration. En découleront alors d’autres stimuli qui influenceront la réaction de l’homme ainsi que son inspiration.

Pour prendre un exemple simple, une dispute ne se déclare jamais sans la petite phrase désagréable d’un des deux côtés, c’est ce stimulus qui inspire la dispute. Ainsi, l’inspiration ne sert pas qu’à écrire de la littérature, des chansons ou inventer des choses : c’est simplement la face visible de l’iceberg.

Outre les disputes et conflits, l’inspiration peut faire naître l’amour, la passion : certains événements dans une vie font que l’on va aimer certaines choses et en détester d’autres. Une personne qui reçoit une déclaration d’amour sera alors inspirée pour partager également le nuage d’amour qu’elle a reçu et faire quelque chose pour montrer aussi aux autres (aimés ou haïs) qu’ils l’inspirent. C’est ainsi que, grâce à l’inspiration, les idées voyagent, l’amour se répand mais c’est aussi à cause d’elle qu’éclatent les guerres, que les hommes qui ont du pouvoir en veulent toujours plus…

La Rochefoucauld disait d’ailleurs : « Il y a des gens qui n’auraient jamais été amoureux s’ils n’avaient jamais entendu parler de l’amour. », comme si l’amour n’était qu’une idée, inspirée d’un quelconque événement, qui avait mûri par l’inspiration de certains pour en faire un concept reconnu par tous. L’inspiration est donc une épée à double tranchant dans notre psychisme. On peut, pour finir sur ce sens, prendre l’exemple de la fusion nucléaire : inspiré par Einstein, cette nouvelle énergie peut servir à apporter de la lumière aux gens grâce à l’électricité mais elle peut également servir à créer la bombe nucléaire et emporter des milliers de vie humaine… La zone de l’inspiration est en fait une enveloppe qui entoure tout notre corps, pour s’y connecter il suffit d’être attentif aux idées qui vont et viennent autour de nous afin de capter les stimuli et provoquer l’inspiration.

Les sens psychiques représentent donc une grande part de l’âme humaine qui nous connectent à l’âme du monde, ne les négligeons pas et apprenons à les accueillir dans notre esprit par la méditation pour s’en servir de la meilleure façon possible.

Vous voulez découvrir la méditation et ainsi apprendre à développer vos sens psychiques ? Partez à la découverte de la méditation Tsa Lung et du yoga tibétain aux côtés de Docteur Chok au cœur de l’Himalaya.

Article écrit par Laurane.

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