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Thich Nhat Hanh, l’apôtre de la paix et de la non-violence by Stéphanie

Thich Nhat Hanh

17 February 2016

Nhat Hanh est un moine bouddhiste né en 1926. Né au Vietnam, cela explique qu’il porte la dénomination “Thich”, titre honorifique au Vietnam. Durant toute sa vie, il n’a pas cessé de prôner la non-violence et la paix. Voyageant partout dans le monde, il est parfois considéré comme le “second Dalaï-Lama”. Mais qui est donc cet inspirant personnage installé en France depuis plus de cinquante ans mais pourant méconnu de beaucoup d’entre nous ? Une jeunesse bien remplie Né dans le centre du Vietnam en 1926, il devient moine à l’âge de 16 ans. Auteur de plus cent textes publiés, c’est un écrivain et poète réputé à travers le monde entier. En 1950, alors qu’il n’est âgé que de 26 ans, il fonde l’Institut des Hautes Etudes Bouddhistes An Quang. Rapidement, cet institut deviendra le berceau des bouddhistes dans la lutte contre la non-violence pendant la guerre du Vietnam. En 1960, il envoie un rapport à l’université de Princeton présentant sa vision du Christianisme, du Judaïsme et de l’Islam. Immédiatement l’université lui propose de venir enseigner les religions comparées. Le voilà donc parti pour les États-Unis. L’année suivante, il enseigne le Bouddhisme à l’université de Columbia. Plutôt sympa à mettre sur un CV non ? De retour au Vietnam, il fonde l’Université Bouddhique “Van Hanh” en 1965. Dans sa lancée, il fonde l’Ecole de la Jeunesse Social. Derrière un titre un peu vague, cette école rassemble plus de dix mille travailleurs dans 42 provinces du sud du Vietnam. A une époque où le pays est ravagé par la guerre, ces travailleurs sont des véritables vecteurs de paix. Un tournant majeur dans sa vie En 1966, il est contrait à l’exil en Occident. Il avait lancé un appel contre la guerre du Vietnam, ce qui n’a pas plu au gouvernement américain. À partir de ce moment-là, il voyage en Europe, en Asie et en Australie. Il rencontre de nombreuses personnalités du XXème siècle à commencer par Martin Luther King. Ce dernier le recommande pour le prix Nobel de la paix, en vain. C’est également lui qui lui confère le surnom “d’apôtre de la paix et de la non-violence”. Il travaille également à plusieurs reprises avec le pape Paul VI. Ces voyages contribuent à développer sa renommée à travers le monde. En 1966, il est interdit de séjour dans les deux Vietnam. Il ne retournera dans son pays que trente-neuf ans plus tard, […]

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Les mantras, ces sons sacrés by Cyril

Moine avec un mantra

01 February 2016

Chez les bouddhistes, il est fréquent d’entendre des moines réciter des phrases et des syllabes dont bien souvent le sens nous échappe. La seule chose sûre c’est que les sonorités se répètent. Mais pourquoi est-ce si important pour eux? Quel est donc le sens de ces paroles ? Sont-elles des formules magiques pour invoquer une divinité? Intéressons-nous de plus près à une pratique fondamentale du bouddhisme et aussi de l’hindouisme : les mantras. Signification Dans la tradition bouddhiste, on trouve souvent des mantras : sur des rochers, sur les drapeaux à prières, sur du papier,… Le mot mantra provient du sanskrit. Il peut être traduit par « instrument de pensée ». D’un point de vue littéral, la particule ‘man’ signifie l’esprit pendant que ‘tra’ signifie protéger. Tout de suite, on trouve l’idée de protection de l’esprit. Mais la question reste la même : qu’est ce que ce moyen de protection de l’esprit? Un mantra est une syllabe ou une phrase sacrée dotée d’un fort pouvoir spirituel. À l’origine, ils proviennent du son originel, OM. Leurs pouvoirs proviennent de la répétition de sons bénéfiques pour les humains. Ils se basent sur les deux pouvoirs inhérents au son pour modifier leur environnement ; – la vibration de l’air qu’il provoque – sa résonance Par ces modifications de l’environnement, la personne qui récite les mantras « purifie » son environnement ainsi que celui des gens situés autour d’elle. Utilisation Les utilisations communes des mantras sont diverses ; protection des êtres vivants, célébration, invocation d’une divinité, support à la méditation,… ce qui explique que l’on retrouve des mantras dans beaucoup de textes sacrés bouddhistes. Traditionnellement, les moines récitent souvent des mantras en tenant leur mâlâ à la main afin de compter les récitations des syllabes sacrées. Cependant, leur utilisation n’est pas propre au bouddhisme, quoiqu’ils soient souvent associés à cette religion. On retrouve aussi des mantras dans l’hindouisme et le jaïnisme par exemple. Les mantras peuvent être utilisés en vue de faire circuler l’énergie dans le corps ou encore pour évacuer le stress. La répétition de sons sacrés permet à notre esprit de se concentrer et de faire le vide. Contrairement à une idée répandue, la récitation d’un mantra peut également se faire de façon silencieuse. En effet, ce qui compte n’est pas l’intonation ni le volume sonore du mantra, mais la concentration avec laquelle on le récite. Ainsi, si une personne récite un mantra pendant plusieurs heures puis s’arrête et […]

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Les trois singes de la sagesse, un important symbole vieux de deux millénaires by Cyril

Trois singes mystiques

21 January 2016

Probablement avez-vous déjà vu trois singes en figurine ou en photos dont un se bouche les oreilles, l’autre la bouche et le dernier se cache les yeux. Mais savez-vous ce que cela représente ? En occident, on a l’habitude de les voir comme des objets décoratifs, on évoque peu leur vraie signification. Bien sûr, ce ne sont pas que des objets décoratifs… Origine Il est difficile de dater l’apparition des premiers singes de la sagesse. Ils furent introduits dans le bouddhisme par un moine aux environs du VIIème siècle. Selon la légende, ce moine était accompagné par un singe durant ses périples. Ce moine c’est Xuanzang, un des plus importants traducteurs des textes bouddhistes en Chine. Il quitta la Chine pour partir en Inde après avoir compris qu’il était temps qu’il parte à la recherche de textes bouddhistes pour les ramener en Chine. Toutefois, ce n’est pas lui qui inventa les singes, il se contenta juste de les faire connaitre et contribua à les développer. Les premières traces de ces « singes de la sagesse », remontent aux « Entretiens de Confucius », que l’on situe en général entre le IVème et le IIème siècle avant JC. Plusieurs légendes affirment que ces trois singes proviennent de la croyance japonaise Koshin. Cette dernière est fondée sur l’idée qu’en chaque être humain existent trois vers malfaisants, les Sanshi, qui une fois tous les soixante jours quittent notre corps pour aller rendre compte de nos péchés à une entité supérieure, Ten-Tei. Mais il est difficile de démêler la légende de la réalité. De plus, une des plus vieilles représentations connues de ces trois singes, se trouve sur la façade du temple Toshogu à Nikko au Japon. Les trois singes viendraient-ils du Japon ? C’est bien possible. Les trois singes mystiques comme on les appelle parfois, sont nommés les sanzaru. Leur prénom sont Mizaru, Iwazaru et Kikazaru. En japonais « san » signifie trois et saru signifie le singe. Avec le temps, saru est devenu zaru donnant le mot sanzaru.  Or, ‘zaru’ est une forme négative que l’on pourrait traduire par « ne pas ». La signification couramment admise « ne voit pas, n’entend pas et ne parle pas », pourrait donc provenir d’un jeu de mots dans la langue japonaise. Par ailleurs, dans la tradition japonaise, le singe est censé chasser les mauvais esprits. Signification Ces singes sont supposés représenter un moyen de ne pas ressentir le mal. Le sens le plus couramment admis […]

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Médecine traditionnelle tibétaine (4/5): Rituels et bénédictions autour des remèdes. by Anne

crédit photo: french people daily

04 December 2015

 Si la médecine tibétaine a pour principe très simple de se reconnecter à l’essentiel de notre corps et de la nature, la confection des remèdes elle, n’a vraiment rien de simple et nécessite une connaissance ancestrale de la nature liée aux pratiques sacrées. En cas de déséquilibres physiques ou mentaux et de maladies, l’amchi/ médecin tibétain vous recommandera d’abord un changement de mode de vie et de régime alimentaire en accord avec votre constitution. En complément ou si ces changements ne suffisent pas, c’est alors que l’on prescrira un traitement médicamenteux. Une pharmacopée impressionnante Les plantes qui entrent dans la composition des remèdes tibétains sont soigneusement choisies puisque c’est le Bouddha de la médecine lui-même qui les a sélectionnées et présentées dans son mandala de guérison. Le cahier des charges de la pharmacopée tibétaine est assez impressionnant : l’ensoleillement, la géographie, l’altitude, les énergies qui irradient d’un lieu sont autant de facteurs à réunir pour qu’une plante puisse entrer dans la composition d’un remède. Ainsi par exemple les montagnes enneigés du nord du Tibet vont pouvoir fournir les plantes qui guérissent les maladies chaudes (maladies entraînées par un déséquilibre de type Tripa), comme le bois de santal, le camphre, la réglisse. Cannelle, gingembre et poivre noir, ces épices qui soignent les maladies froides, vont être récoltées sur la Montagne Malaya de l’ouest du Tibet. Une confection minutieuse La confection de ces petites pilules n’est pas une mince affaire. En effet un simple cachet peut nécessiter un processus de 40 jours de confection et jusqu’à une centaine d’ingrédients. Le principe de la médecine tibétaine, lié au bouddhisme, est de faire agir les éléments en synergie. Ainsi, même si chaque plante à ses propres propriétés, le remède n’est efficace que par de savants assemblages. Sans parler de la longue et fastidieuse formation d’amchi (jusqu’à dix ans d’apprentissage de la médecine) ou d’herboriste requise pour réunir ces plantes dans une pilule. Les formules centenaires de ces remèdes sont bien gardées et certaines ne se transmettent que de maître à élève pour éviter les abus et les déviances de charlatans. Une prise de traitement mystique Une fois la pilule confectionnée, nous ne sommes pas pour autant tirés d’affaire. La prise du traitement, bien que simplifiée aujourd’hui, est à l’origine tout aussi méticuleuse que sa confection. Ainsi l’influence du calendrier astrologique est de première importance : la lune et les planètes vont décider du meilleur moment pour se soigner. Au […]

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Chamans du Ladakh, le voyage des âmes vers la guérison by Flora

Chaman Ladakh

03 December 2015

Le chamanisme est la rencontre du visible et de l’invisible, des morts et des vivants, des vibrations terrestres et de celles de l’au-delà. Dans un monde où tout s’accélère et où nous ne prêtons plus attention à ce qu’il se passe en nous-même, des chamans perdurent sur tous les continents, pour nous permettre de nous reconnecter à une part essentielle de nos êtres : notre âme. Car c’est à elle qu’ils s’adressent tout en invoquant les esprits afin de nous apporter la guérison.  Le Ladakh, terre d’accueil des croyances Le ladakh est cette terre indienne aux airs tibétains, nichée au creux des montagnes de l’Himalaya à 3500 mètres d’altitude. Située dans l’état du Jammu-et-Cachemire à la frontière du Tibet, Bouddhisme et Islam s’y côtoient pacifiquement. Le Ladakh a toujours été considéré comme une région accueillante, pour les Tibétains mais aussi pour les musulmans des régions avoisinantes. La place du chamanisme est d’une importance capitale pour les Ladakhis mais l’est encore davantage dans la vallée de l’Indus, où les futurs guérisseurs se forment auprès des plus grands maîtres, après avoir reçu l’appel de l’au-delà… Du patient au guérisseur Tout chaman fut d’abord un patient. Ce n’est qu’une fois soigné, ou plutôt libéré, que ce dernier peut à son tour guérir l’autre. Plusieurs histoires racontent qu’une transe soudaine et inexpliquée vient habiter le futur chaman, sans contexte particulier. La personne concernée sait dès cet instant qu’elle est un canal vers d’autres sphères, un monde inconnu, celui des esprits. Mais tout le monde n’a pas la vocation de l’aide et de la guérison, aussi le chaman peut choisir de faire Tum, ce qui signifie se libérer de l’esprit qui a pris possession de son corps à l’aide d’un Lama ou d’un Rimpoche. Il renonce donc à son don par cette action. On rencontre davantage de femmes chamanes, que l’on nomme Lhamo, que des hommes que l’on appelle Lhapa. Le mot Lhamo combine Lha qui signifie esprit bienveillant tandis que Mo représente le suffixe féminin et Pa le masculin. Divination et guérison Lorsqu’une Lhamo ou un Lhapa appellent une divinité, ils invoquent également de grands pouvoirs de divination. Lorsqu’ils entrent en transe, d’une manière qui impressionne toujours les consultants, ils sont alors capables de diagnostiquer des maladies physiques ou mentales. Ils libèrent également des charges émotionnelles qu’une tierce personne a provoqué chez le patient, notamment à cause de jalousies. Les chamans sont aussi consultés pour des bénédictions, des exorcismes ou même la perte […]

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Les semeuses de joie : un grand voyage autour du bonheur by Flora

Caroline Riegel

20 November 2015

Caroline Riegel est ingénieur hydraulique. En 2010, elle participe aux études d’un important complexe hydroélectrique sur l’Indus, au Pakistan. Elle s’installe donc à Lahore durant une année, ce qui lui permet d’apprendre l’Urdu. Mais c’est lors d’un précédent voyage au long cours à travers l’Asie qu’elle fait la rencontre des nonnes de Tungri. Elle n’imaginait pas alors que de cette amitié naîtrait un incroyable projet : Le Zanskar : Nichée à 3500 mètres d’altitudes au nord de l’Inde, le Zanskar se trouve au cœur de la plus peuplée des plaines himalayennes. Elle abrite une population vivant dans la plus pure tradition tibétaine depuis 1000 ans. C’est donc dans un décor extrême que Caroline Riegel s’est aventurée, puisque la plaine est coupée du monde huit mois par an. Pour atteindre le Zanskar par voie terrestre, un seul chemin est alors accessible pour les plus téméraires. En effet, il n’y a pas d’autre choix que d’emprunter un fleuve gelé et pratiquer un terrain glissant et dangereux sur plus de 150 kilomètres, pour espérer rejoindre la haute plaine. Un parcours, des rencontres : Très vite, Caroline Riegel tombe amoureuse des larges sourires qu’elle croise et devient particulièrement proche des onze nonnes de Tungri qu’elle côtoie au sein de leur petite nonnerie. C’est ici dans cet environnement froid, souvent hostile et, tout en apprenant leur langue, que Caroline s’immerge dans la culture du bonheur. Valeur essentielle aux yeux de ces nonnes âgées de 27 à 80 ans. Depuis, elle revient chaque année passer du temps en leur compagnie et créée l’association Thigspa qui signifie “goutte d’eau”. Elle participe également aux projets de l’association Rencontres au bout du monde qui développe des projets communautaires au Zanskar. Elle récolte des fonds et permet la construction d’une école bouddhiste et finance la construction d’un canal d’irrigation pour acheminer l’eau jusqu’à un petit village de la plaine. Il ne fait aucun doute que la générosité débordante des habitants de la région, mais surtout des nonnes, ait déteint sur cette aventurière française. “J’ai eu la chance de voyager pour mon travail ou pour moi en tant que femme libre et indépendante. Je me rends compte que ce n’est pas le cas de toutes les femmes dans le monde. En l’occurrence, elles n’ont pas forcément eu la chance de pouvoir voyager. J’ai eu la chance d’étudier, elles non. Je ne peux pas leur enseigner quelque chose sur le bouddhisme qui leur est cher […]

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