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LE CHAMANISME TIBÉTAIN by Tashi

17 October 2017

Tashi Gyalpo, fondateur de l’agence de voyage franco-tibétaine Omalaya Travel, se passionne pour les cultures anciennes et en particulier la culture himalayenne dans laquelle il a grandit. Aujourd’hui, riche de ses connaissances, il souhaite faire découvrir à l’homme moderne les traditions sacrées de l’Himalaya afin de les rendre accessibles mais aussi afin de les préserver. « C’est l’Histoire de Tsewang Sherap, femme ordinaire au destin extraordinaire que j’ai choisi de vous raconter aujourd’hui. À travers son histoire, c’est celle du chamanisme tibétain que j’aimerai partager avec vous. L’histoire de Tsewang Sherap se déroule au Ladakh, région située sur la pointe nord de l’Inde offrant des paysages lunaires inégalés au climat désertique. Une rivière sacrée traverse cette région : l’Indus qui prend sa source au Mont Kailash au Tibet. L’Indus serpente majestueusement à travers les vallées de deux des plus grandes chaînes de montagnes du monde, traversant des lieux fortement chargés d’énergies spirituelles car consacrés durant des siècles par de nombreux saints bouddhistes, érudits, mystiques, gurus et pèlerins. Beaucoup de nomades tibétains ont trouvé refuge sur cette terre d’accueil dont la culture est très proche des traditions tibétaines. C’est dans une de ces familles que Tsewang Sherap est née et a grandi. Descendante d’une lignée de chamanes dont le don ne se transmettait qu’aux hommes, elle vécut une enfance paisible et grandit en tant que bergère au milieu de ses bêtes, perchée dans l’Himalaya. Un jour, à l’âge de 30 ans, alors qu’elle était seule aux pâturages avec son troupeau, elle entra soudainement en transe. Consciente d’appartenir à une lignée de chamanes, elle réalisa petit à petit qu’elle devait être la première femme de sa lignée à recevoir en héritage le pouvoir lui permettant de se connecter à une énergie puissante. Suivant la tradition, elle partit alors à la rencontre d’un Lama tibétain afin de trouver un refuge spirituel et recevoir l’initiation lui permettant de s’ouvrir à cette énergie singulière. En effet, pour que le chamane soit authentifié comme tel, il doit se livrer à l’initiation de la cérémonie d’ouverture des chakras réalisée par un grand Rinpoche, maître bouddhiste. Cela permet d’assurer d’une part que la possession du chamane par la divinité protectrice se fait en douceur, et d‘autre part, que le chamane ne soit pas possédé par d’autres forces indésirables pendant la transe. Il peut en effet parfois arriver que des esprits peu connus ou inconnus (parfois venus d’autres religions) […]

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Entretien avec un moine bouddhiste : comment trouver la paix intérieure by Stéphanie

geshe-lhakdor-bouddhiste-moine

04 November 2016

Explorons comment être plus heureux Trouver le bonheur : 10 questions / réponses au moine bouddhiste Lhakdor Cette conversation se déroule à l’institut Tibet World à Dharamsala en Inde lors d’un enseignement donné par le respecté moine Bouddhiste Geshe Lhakdor La (directeur de la Librarie et Archives Tibétaines et ancien interprète du Dalaï Lama). Fraîchement débarquée de ma routine dans nos sociétés agitées, je me tiens, silencieuse et paisible, assise dans la même pièce que ce moine Geshe Lhakdor. Je partage l’honneur de l’avoir en face de moi avec un groupe de jeunes et de moins jeunes, de locaux et de voyageurs tous ici pour essayer d’absorber un peu de son savoir et tenter de soulever le voile. Quel voile ? Celui de l’ignorance du bonheur. Je me suis présentée, comment aurais-je d’ailleurs pu faire autrement, remplie de stéréotypes et de malentendus sur le bouddhisme, le bonheur et la spiritualité. Donc voici mes questions, et voici ses réponses…. Il ne dépend plus que de vous de suivre ce chemin … Qu’est ce que le bonheur ? La quête du bonheur est le sens de notre vie. Nous parlons ici du bonheur durable, pas des sursauts éphémères de joie. Geshe Lhakdor La le décrit comme : « Le bonheur est un sentiment profond de satisfaction, Le bonheur peut être atteint grâce à l’exploration, Explorer c’est accepter de nouveaux challenges. Les nouveaux challenges apportent des idées nouvelles, diffusent des énergies nouvelles dans votre corps et esprit. » Donc le bonheur pourrait être une énergie ? Une énergie positive, douce et bienveillante qui traverse chaque partie de notre corps et esprit ? Explorons un peu plus… D’où provient le bonheur ? Sachant que nous voulons tous du bonheur, la question universelle pourrait être « Où allons-nous trouver les sources de ce bonheur durable ? ». D’après Geshe Lhakdor La « Pas de ce que nous avons appris par nos parents, pas non plus des croyances religieuses. Vous devez vouloir le bonheur. Tout commence par une promesse à soi même : Quoi qu’il arrive dans ma vie, je ne rendrai pas mon esprit malheureux, je ne nourrirai pas la colère mais je l’affamerai comme un ennemi ». Donc le bonheur pourrait provenir de nos propres expériences de vie : voir ce qui nous rend heureux, identifier les raisons et décisions qui nous ont menés à cet état de plénitude pour être capable de recréer ces conditions plus souvent dans nos vies. Ainsi, la réponse est finalement simple « le bonheur ne dépend que de ton état […]

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Amritsar, le Temple d’Or : un réveilleur d’amour ! by Stéphanie

Amritsar Temple Or Sikh

19 October 2016

Le temple d’Or à Amritsar permet d’ouvrir les yeux, grands ouverts, écarquillés, vos petites pupilles jetant un regard tout nouveau sur l’humanité. Une découverte (ou révélation ?) tout en douceur guidée à petits pas par les Sikh rencontrés au hasard du dédale d’allées. Amritsar, là-bas la notion de temps n’existe pas. Le défilé des femmes, des hommes, des enfants est continu comme un mouvement perpétuel de prosternations sur le marbre blanc, de méditations face au lac sacré, de participations aux prières, d’observations de couchers suivi de levers de soleil. Le temple d’Or est toujours vivant, il accueille chaque être humain sans limite de temps, de condition. Les personnes croisées ici et là dorment sous les arcades de la cour, mangent dans une cantine extraordinaire qui sert gratuitement près de 60 000 repas par jour dans une organisation millimétrée. Ici et là, ils prient sous leurs turbans colorés, échangent connaissances et sourires, communient ensemble avec la nourriture sacrée et l’eau filtrée distribuées aux quatre coins de ce lieu aux allures de conte de fée. Temple d’Or, la beauté du lieu invite au recueillement intérieur Que l’on soit de confession Sikh ou non, que l’on croit ou non, que l’on vienne pour l’architecture ou la spiritualité, je mets au défi chaque visiteur de ne pas être tenté de s’asseoir à même le sol et prendre deux minutes pour apprécier la beauté du moment présent. Beauté des gens autour, beauté des prières répétées sans interruption depuis 500 ans et diffusées par des hauts parleurs dans tout le lieu, beauté du temple recouvert d’Or, beauté du marbre blanc sculpté, beauté de l’amour qui se ressent et envahit, le temps d’un instant précieux, le cœur des visiteurs. Amritsar expose une réalité humaine si puissante qu’il est difficile de ne pas être touché Dans ce haut lieu du culte Sikh il est possible de vivre gratuitement. Tout fonctionne sur la donation, cette notion de solidarité spontanée souvent oubliée dans nos sociétés qui courent après le profit. On y dort donc gratuitement, sur des couches simples mais confortables pour les étrangers, sur les tapis disposés au sol pour les locaux. Personne ne vous demande rien, vous venez, vous dormez, et vous repartez si l’envie vous y prend ou vous restez autant de temps que souhaité. On y mange donc un thali, du dal, des chapatis, du riz sucré, … Le tout offert à des milliers de personnes venues apprécier, […]

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Alexandra David Néel : une BD pour découvrir cette grande dame by Stéphanie

Alexandra David Neel BD illustration

18 October 2016

Une BD toute en illustrations poétiques pour une plongée dans la vie de l’une des plus grandes exploratrices du 20ème siècle, la première femme à être entrée au Tibet. Une biographie subtile et précise qui décrochera de nombreux sourires éclairés sur le visage des lecteurs (re)découvrirant les événements de la vie d’Alexandra David Neel. C’est à travers les textes pétillants de Mathieu Blanchot et les illustrations sublimes de Fred Campoy qu’Une vie avec Alexandra David Néel, vous emmène sur les pas enneigés et les sommets tibétains parcourus par cette grande dame. Alexandra David Néel dévoilée : un quotidien et un caractère décalé Cette étonnante BD est basée sur l’adaptation de l’œuvre biographique de son assistante, Marie-Madeleine Peyronnet. Une petite centaine de pages décryptent le quotidien des 10 dernières années de vie d’Alexandra David Néel entrecoupée de flashback sur ses périples en Asie et au Tibet. On y découvre le caractère bien trempé de cette force de la nature à travers : ♦ sa relation escarpée avec la « tortue », Marie-Madeleine Peyronnet, ♦ sa routine studieuse à Samten Dzong (sa forteresse de méditation à Dignes-Les-Bains) ♦ les défis relevés au cours de ses découvertes spirituelles. Appréciant les joutes verbales et s’énervant sans préavis, Alexandra David Néel est également capable de faire sécher des draps immergés dans l’eau glacée juste à la chaleur de sa force mentale. Autant d’exemples rocambolesques qui vous feront savourer la lecture de cette BD, autant de paradoxes dans sa personnalité qui forcent le respect pour cette grande voyageuse. Fred Campoy, l’auteur de la BD, la décrit d’ailleurs en quelques mots « Libre, Voyageuse, Philosophe, Exceptionnelle, Généreuse ». Alexandra David Neel : une épopée extraordinaire au Tibet « Une vie avec Alexandra David Néel » est une plongée toute en beauté dans la vie de cette femme considérée pour beaucoup comme une des plus grandes voyageuses du 20ème siècle. La première européenne à avoir rencontré le Dalaï Lama, la première à avoir foulé le sol de Lhassa et la terre sacrée du Tibet. Une des meilleurs orientalistes du monde qui, par une pratique assidue du bouddhisme, une observation ethnologique et une force de caractère impressionnante a pu atteindre des objectifs si éloignés des préoccupations des femmes de sa société. Une force et une soif de découverte qui semble d’ailleurs se diffuser autour d’elle à entendre Fred Campoy nous décrire « La sortie du 1er tome m’a amené beaucoup […]

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Thich Nhat Hanh, l’apôtre de la paix et de la non-violence by Stéphanie

Thich Nhat Hanh

17 February 2016

Nhat Hanh est un moine bouddhiste né en 1926. Né au Vietnam, cela explique qu’il porte la dénomination “Thich”, titre honorifique au Vietnam. Durant toute sa vie, il n’a pas cessé de prôner la non-violence et la paix. Voyageant partout dans le monde, il est parfois considéré comme le “second Dalaï-Lama”. Mais qui est donc cet inspirant personnage installé en France depuis plus de cinquante ans mais pourant méconnu de beaucoup d’entre nous ? Une jeunesse bien remplie Né dans le centre du Vietnam en 1926, il devient moine à l’âge de 16 ans. Auteur de plus cent textes publiés, c’est un écrivain et poète réputé à travers le monde entier. En 1950, alors qu’il n’est âgé que de 26 ans, il fonde l’Institut des Hautes Etudes Bouddhistes An Quang. Rapidement, cet institut deviendra le berceau des bouddhistes dans la lutte contre la non-violence pendant la guerre du Vietnam. En 1960, il envoie un rapport à l’université de Princeton présentant sa vision du Christianisme, du Judaïsme et de l’Islam. Immédiatement l’université lui propose de venir enseigner les religions comparées. Le voilà donc parti pour les États-Unis. L’année suivante, il enseigne le Bouddhisme à l’université de Columbia. Plutôt sympa à mettre sur un CV non ? De retour au Vietnam, il fonde l’Université Bouddhique “Van Hanh” en 1965. Dans sa lancée, il fonde l’Ecole de la Jeunesse Social. Derrière un titre un peu vague, cette école rassemble plus de dix mille travailleurs dans 42 provinces du sud du Vietnam. A une époque où le pays est ravagé par la guerre, ces travailleurs sont des véritables vecteurs de paix. Un tournant majeur dans sa vie En 1966, il est contrait à l’exil en Occident. Il avait lancé un appel contre la guerre du Vietnam, ce qui n’a pas plu au gouvernement américain. À partir de ce moment-là, il voyage en Europe, en Asie et en Australie. Il rencontre de nombreuses personnalités du XXème siècle à commencer par Martin Luther King. Ce dernier le recommande pour le prix Nobel de la paix, en vain. C’est également lui qui lui confère le surnom “d’apôtre de la paix et de la non-violence”. Il travaille également à plusieurs reprises avec le pape Paul VI. Ces voyages contribuent à développer sa renommée à travers le monde. En 1966, il est interdit de séjour dans les deux Vietnam. Il ne retournera dans son pays que trente-neuf ans plus tard, […]

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Tout savoir sur Shiva, le dieu le plus vénéré de l’hindouisme by Cyril

Shiva assis

08 February 2016

Shiva est certainement l’un des dieux les plus importants, si ce n’est le plus important, de la mythologie hindouiste. C’est un dieu compliqué à comprendre, arborant parfois des facettes opposées. On parle souvent de lui comme d’une entité, ignorant au passage que son nom signifie littéralement « ce qui n’est pas ». On pourrait écrire des livres entiers sur ce dieu. Aujourd’hui, je vais essayer de faire un tour d’horizon de cette divinité complexe afin de mieux la cerner. D’où vient Shiva ? Il serait apparu pour départager Brahma et Vishnu alors qu’ils s’affrontaient pour savoir lequel des deux étaient le meilleur dieu. Avec ces deux dieux, il est un des trois dieux principaux qui constituent la trinité hindoue. Il représente la fin, la mort, c’est pourquoi il est le dieu destructeur. Les légendes disent qu’il vivrait sur le mont Kailash. On raconte qu’à une époque les dieux étaient menacés par les démons et demandèrent son aide à Shiva. Celui-ci accepta à la condition que les dieux lui prêtent chacun une partie de leurs pouvoirs. Une fois les démons vaincus, Shiva refusa de rendre ces pouvoirs ce qui fit de lui l’entité la plus puissante de l’univers. Toujours d’après les légendes, Shiva aurait mille huit noms parmi lesquels Roudra, Hara, Ougra,… Rudra symbolise une forme sombre de Shiva, souvent associée à la destruction, ce qui explique qu’elle est représentée sous une forme courroucée. Ses attributs De ses cheveux coule le Gange ce qui explique que ce fleuve soit si sacré aux yeux de la religion hindouiste. Son principal attribut est le trident appelé Trishula. Pour les shivaïtes, ou shaïvas, ce trident arbore une triple signification : création, perpétuation et destruction. Shiva est toujours paré d’un troisième œil sur la tête qui apporte la destruction sur tout ce qu’il fixe. C’est la raison pour laquelle lorsque l’on représente Shiva, il a toujours son troisième oeil de fermé. Sur sa tête on retrouve un croissant de lune. Celui-ci symbolise la renaissance, tout comme la lune qui diminue avant de renaître. Une autre explication est qu’en étant placé près du troisième oeil, qui est le symbole de la destruction, il représente le pouvoir de création de Shiva. De plus, un serpent est toujours placé autour de son cou, pour représenter la puissance. Il est souvent accompagné de Nandi, un taureau blanc qui lui sert de monture. Lui-même est l’objet de cultes dans certaines parties de l’Inde. […]

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