Apprendre à contrôler son esprit en une respiration by Stéphanie

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16 August 2017

Dans une journée, du réveil jusqu’au coucher, plus de 10 000 pensées traversent notre esprit. 90% d’entre elles sont les mêmes que la veille “Qu’est-ce que je vais bien pouvoir manger ce midi?”, “Est-ce que je vais aller au sport aujourd’hui?” et 80% sont des pensées négatives qui gravitent autour du jugement ou de l’impatience. Il y a aussi ces pensées porteuses d’idées qu’on laisse bien trop souvent s’envoler. Mystérieuse source d’inspiration, essence de la créativité, comment faire pour s’y attarder alors que 9999 autres se bousculent dans notre tête? ∴ Le compagnon de notre mental Dans les pratiques bouddhistes et indiennes, ces nombreuses pensées sont considérées comme des distractions nous empêchant d’atteindre notre liberté intérieure. Il est alors important de comprendre leurs origines, pour les canaliser et mieux s’en détacher. C’est ainsi que Bouddha a décrit le mental humain comme un singe sautant d’arbre en arbre, hurlant et gesticulant sans cesse. Ce compagnon mental prend bien trop souvent toute notre attention. Il règle les pensées à notre place alors que nous sommes censés en être en charge. Avec le bruit du singe, il est difficile d’être concentré sur le moment présent. Au lieu de cela, nous virevoltons dans le brouhaha d’une jungle.   ∴ Une respiration pour y voir plus clair Elle s’accélère quand nous sommes dans des situations de peur ou d’excitation et ralentit dans des moments calmes et apaisants. Elle est l’expression de notre esprit mais aussi l’élément vital de notre corps. La respiration, inconsciente et régénératrice, se fait bien trop souvent sous-estimer. Elle est, à elle seule, le souffle de la vie et lorsqu’elle est bien maîtrisée, elle peut nous apporter paix et sérénité. Avec la pratique du Pranayama, yoga basé sur la respiration, nous apprenons l’art de prolonger le souffle de différentes façons. La respiration diaphragmatique est l’une d’entre elles. Voici un petit enseignement qui vous permettra d’apprivoiser votre singe sauvage :   Prenez un bol d’air frais dans le Sud de l’Inde lors d’une retraite de méditation et de yoga.

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Ma première Sang Puja avec une famille Tibétaine by Stéphanie

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26 May 2017

Johanna, voyageuse à la recherche de spiritualité, vous fait découvrir la cérémonie d’un Sang Puja au travers de son récit intime. C’est incroyable comme l’univers conspire à vous voir prospérer. L’esprit suffocant, incapable de ressentir la joie, je me trouvais la plupart du temps dans cet état de songe, presque léthargique. Le poids des êtres aimés, perdus et la difficulté à vivre dans le présent. Rien n’anormal pour autant. Je me trouvais là, quittant une expérience pour me plonger dans les profondeurs d’une nouvelle. En amour avec moi-même et avec ceux qui m’entourent. Plus consciente et proche de mes faiblesses que je ne l’avais jamais été. Ce n’était pas une mauvaise chose, mais parfois un peu lourd à porter. Je n’étais pas dans le rejet de ces sentiments, mais bien dans l’exploration des profondeurs de la confusion. Chaque émotion méritait sa part d’existence ; et il aurait été indigne de les renier. Ma voix intérieure me chuchotait que cela passerait, qu’il fallait être patiente. Alors j’attendais, et je fus envoyée ici. Suivant ma plus proche amie à Dharamsala, en Inde. À seulement quelques kilomètres de là où résidait sa Sainteté le Dalaï Lama. J’ai alors commencé à habiter un petit village au sommet d’une montagne paré de rivières d’eau douce jaillissante, de forêts verdoyantes et où la bienveillance des Tibétains m’entourait. Chaque boutique était habillée d’une photo du Dalaï Lama. Même la salle de billard où je m’étais rendue vendredi dernier, remplie d’hommes tatoués, de rap aux mots violents, de fumée de cigarettes, présentait une photo de sa Sainteté accrochée à ses murs. Même ce jeune Tibétain au visage orné d’une cicatrice qui s’était rapproché de moi au cours de la partie et qui, comme j’eus tort de le penser, aurait dû rire de mon habilité à manquer chaque boule tirée, mais qui, étonnamment me fit l’honneur de ses instructions pour améliorer mon jeu. M’enchantant par son sourire lumineux dans lequel j’aurais pu me fondre. Après lui avoir demandé s’il pouvait décrire la personnalité du peuple tibétain, celui-ci me répondit « gentil, patient et paisible ». Ouaip. Les gens ici sont tout simplement magnifiques. Le fait d’avoir atterri dans un tel endroit au moment où mon cœur avait tellement besoin de repos reste toujours un mystère Et comment ai-je fini au milieu de ce rituel de purification ? Ça ne s’invente pas.   Je pourrais brièvement décrire l’accueil de ma première Sang Puja, ou […]

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Défi de la semaine: 1heure de méditation quotidienne ! by Stéphanie

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25 May 2017

La méditation est une pratique très courante en Inde, et s’est très largement étendue au-delà des frontières depuis des décennies. À travers le monde on en vente les bienfaits et la recommande pour vaincre le stress et réduire l’anxiété. Par une pratique régulière, des études ont prouvé que la méditation aurait un impact sur la neuroplasticité du cerveau et permettrait d’accroître la mémoire, la créativité et la volonté. Whitney, jeune yogi, vous raconte son défi de la semaine : 1 heure de méditation par jour ! Il est 5h28, exactement ! Et je ne sais par quelle force, mes yeux se sont ouverts. Ce fut presque instinctif. Je me suis lancé le défi hier de débuter une semaine de méditation, une heure chaque matin. Pour certains ce n’est pas grand chose, pour d’autres cela semble interminable. Je me trouvais entre les deux. Pratiquant la méditation avec une irrégularité sans pareil, je passais de méditations quotidiennes à l’absence totale –bien souvent au moment où j’en avais le plus besoin- depuis déjà deux ans. Alors je me suis levée. Assise en tailleur devant ma fenêtre, j’ai refermé mes paupières, non pour retomber dans les bras de Morphée, mais pour me retrouver aux confins de moi-même. Presque instantanément une trompette au loin retentie. Celle de l’ashram, un peu plus haut dans mon village himalayen. On m’avait dit que tous les jours au moment où se levait le soleil, l’ashram se recueillait autour d’une méditation collective. Ce fut comme si je les rejoignais. Peut-être cela a-t-il facilité ma concentration car pendant la première demi-heure, il ne m’a pas paru difficile de méditer. Enfin je dis demi-heure comme je pourrais dire cinq minutes. En effet, j’ai perdu toute notion du temps. Je me suis refusée à ouvrir les yeux, interdite de jeter un coup d’œil au temps qui passe. Je cherche à habiter le moment présent, sans contrainte horaire. Le principe de la méditation étant d’être en conscience sans pensée, j’ai alors focalisé mon intention sur l’environnement qui m’entourait. En Inde, même très tôt le matin, les rues sont habitées. J’entends des chiens aboyer, un tuk-tuk passer, un coq chanter plusieurs fois. Ne serait-ce pas un comble, le chant du coq, symbole de mon pays d’origine, qui sonne à mes oreilles au milieu de ma quête spirituelle indienne ? La musique de l’ashram couvre mes pensées… pour laisser place à d’autres. Je m’interroge. Sont-ils en train de chanter ? De […]

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Mon premier cours de yoga dans un ashram indien by Stéphanie

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26 April 2017

Whitney est une jeune voyageuse en quête de spiritualité. Arrivée à Dharamsala il y a quelques jours, elle a assisté à son premier cours de yoga sur la terre sacrée de ses origines. Cette discipline largement pratiquée depuis la nuit des temps en Inde aspire à l’union du corps et de l’esprit pour un meilleur bien-être. Venez (re)découvrir le yoga au travers du récit d’une jeune yogi à la recherche d’authenticité. 7h30 – Dharamsala, petit village perché dans les montagnes himalayennes. Ce matin c’est décidé, j’assiste à mon premier cours de yoga dans un ashram. Celui-ci est modeste, coloré d’orange, symbole de l’énergie vivante et stimulante. La pièce aux fenêtres imposantes se gorge d’une douce lumière qu’émet le soleil encore un peu timide. Nos tapis sont déjà prêts, un petit coussin brodé et un bloc à côté pour assurer le meilleur confort en toute position. Au fur et à mesure, les élèves prennent place. La diversité des visages, des styles, des personnalités me fascine. Le professeur nous rejoint, vêtu d’une longue tunique d’un blanc éclatant. Mes compères ont l’air d’être des habitués. Ils chantent le premier mantra en sanskrit, mains liées à hauteur du cœur et yeux fermés. Au bord de nos tapis respectifs, nous débutons une succession de Salutations au soleil. L’enchainement est universel, que ce soit en France, au Canada ou en Inde, celui-ci reste identique, fidèle à lui-même. Je sens l’énergie qui afflue tout le long de mon corps. Je me sens l’habiter.   Les postures s’enchainent. D’abord celles debout. Les deux pieds ancrés au sol, les bras levés, guidant le bassin d’un côté puis de l’autre. « Strech your back, strech your body » nous dit notre professeur. Celle qui suit me met dans une position bien plus délicate. Une jambe soutenant l’ensemble du corps, c’est l’équilibre que je cherche en tendant la seconde vers le haut. « Find your balance », encourage le professeur. Existerait-il un meilleur endroit au monde qu’un cours de yoga dans un ashram indien pour trouver son équilibre ? J’en doute. Et pourtant ma posture est encore fragile. Selon le professeur, c’est une pratique quotidienne qui permet l’amélioration, la stabilité, la maîtrise de son corps et de son esprit. Si la posture du Lion, Simhasana, ne me demande que peu d’efforts physiques, le challenge se joue au niveau mental. Rugir tel le roi de la savane, langue dehors, accroupie ; en voyant l’assurance des autres c’est là […]

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Notre Révolution Intérieure : initiation à un changement de vie by Stéphanie

FINALE

23 March 2017

On nous parle depuis notre plus jeune âge, d’un métier que nous devons choisir, d’un bonheur qui se trouverait grâce à un travail, un revenu ou une belle maison. On grandit, et il va de soi de respecter les limites d’un certain cadre qui inspirerait à notre réussite. Il faut assez vite trouver le chemin que nous devons emprunter pour “bâtir” notre futur. Tellement vite, que parfois certaines étapes sont inachevées. Un travail choisi sur le tât, un confort matériel à entretenir et le voilà, le quotidien boulot, dodo tant redouté. Nous avons construit notre vie sans toute la connaissance que le monde a mis à notre disposition et un jour l’envie de se créer une toute nouvelle réalité, nous pousse à la découverte du monde et de notre “moi” intérieur. C’est en quête d’un autre choix de vie, qu’Alex, son frère Romain et leur ami Xavier, sont parties sur la route, direction l’Amérique du Sud. Ils racontent leurs histoires dans le film Notre Révolution intérieure, sorti au cinéma le 25 janvier 2017. “Notre révolution intérieure”, un film qui nous fait aller voir ailleurs Inspirés par leur histoire, nous avons rencontré Alex Ferrini, le réalisateur du film.  À 23 ans, Alex eut le déclic de sa propre révolution intérieure, il nous raconte : ” Pour la première fois dans ma vie, je me suis trouvé en face du temps libre. Pour la première fois, je ne devais plus répondre à une demande de l’extérieur : que ce soit mes parents, l’école, les copains ou la société. Pour la première fois, personne n’attendait rien. Je devais ainsi apprendre à me responsabiliser sur ce que je faisais, ce que je mangeais, pourquoi, comment, où, avec qui, quel en est le sens ? Il y a aussi la sensation d’être arrivé à ce que j’aspirais depuis longtemps et de voir que c’était plus creux que n’importe quel vase. Je sentais ainsi en moi que je n’aurais pas la force de continuer ainsi et qu’il devait émerger de là une façon d’entrer en relation avec la vie, le monde et les Autres.  Il ne sert à rien de guérir les conséquences et les symptômes. Je voulais comprendre la cause des causes. C’est à dire notre rapport au monde, notre façon de la voir et d’interagir avec lui.” C’est alors porté par la soif de se forger une nouvelle réalité et d’explorer le monde, qu’il […]

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Témoignage : “être une jeune femme seule dans un train indien ? C’était génial !” by Stéphanie

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08 March 2017

Charlotte est une rédactrice de 28 ans qui aime bien vagabonder au rythme des projets la menant sur différents continents, à la rencontre de cultures aussi étonnantes qu’éparpillées dans le monde. Amoureuse des mots et habitée par l’idée de partager, elle fait régulièrement le bilan de ses aventures sur sa page Facebook : Culturetoi by Charlotte. De ses retours d’expérience, Charlotte nous livre sa perception de l’Inde après avoir pris le train indien, de nuit et seule. Elle revient le cœur chargé de découvertes à raconter. Le train indien est pour beaucoup un grand rêve fantasmé, via les films, les livres et les aventures déjà racontées… En voici une de plus, certes, mais ce retour d’expérience à l’avantage de poser la question du voyage seule en Inde, en étant une femme, de l’ouverture aux rencontres et du premier pas à faire pour partir en voyage.  Voici sans plus tarder le témoignage de Charlotte visant à vous rassurez mesdames : oui, vous pouvez voyager seule dans un train en Inde.  Train indien, l’éloge de la paresse active ! Là encore, une nouvelle preuve que ce n’est pas la destination qui compte mais le chemin parcouru. Il n’y a rien à faire, et c’est parce qu’il n’y a rien à faire que tout est possible ! 17h de train en Inde, seule, de 11h00 du matin à 4h00 du matin le jour d’après ! Un fantasme réalisé, une aventure haute en couleur vraiment savourée !   La peur d’abord, les frissons d’appréhension à l’idée de partager un wagon avec autant d’inconnus, les bribes de mauvais conseils reviennent en mémoire « c’est dangereux », « une femme seule, quelle idée… », « le train indien c’est l’horreur, c’est sale, ça pue ! C’est plein de lépreux » ! Et puis la libération, le laissez aller… je suis là maintenant autant assumer ! Oui, tout n’est pas aseptisé mais les couchettes sont propres, oui ça sent un peu mauvais dans les toilettes, non ce n’est pas dangereux si l’on respecte certaines règles de sécurité basiques et non ce n’est pas handicapant d’être une femme ! Les rencontres qui s’enchaînent comme des perles sur le collier de mon trajet ! Des centaines de sourires échangés, des dessins partagés avec les enfants, des repas offerts par les familles autour, le plateau repas du train payé par mes colocataires de wagons, les chaï gratuits après avoir donné un bon pourboire […]

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