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Articles de Cyril

Cyril

Etudiant d’école de commerce passionné de philosophie et d’écriture, j’ai toujours été attiré par la spiritualité. En venant en Inde, plus particulièrement à MacLeod, j’ai la chance d’approfondir mes connaissances dans ce domaine, largement délaissé en Occident au profit de la conscience. A travers le bouddhisme et l’hindouisme, je me lance dans ma quête spirituelle, à la recherche de mon être.

Les sadhus, des êtres hors du commun by Cyril

Sadhu Face

15 May 2019

Si vous vous êtes déjà promenés en Inde, ou dans un pays hindouiste, vous aurez sûrement déjà croisé des sadhus. Ces êtres, généralement peu habillés (voir pas du tout) et recouverts de plein de couleurs. En sanskrit le mot sadhu signifie bon. Ils sont également appelés swami et sannyasi. Le mot swami signifie littéralement « celui qui se possède » ou « celui qui est vraiment ». Mais alors qui sont-ils et que cherchent-ils ? Présentation Un sadhu est un ascète hindou qui a renoncé à toute attache de la vie matérielle pour se consacrer uniquement à sa quête spirituelle. Il se doit de renoncer au plaisir, à la richesse et au pouvoir. Un certain nombre d’entre eux sont toujours mariés quoi qu’ils aient coupé tout lien avec leur famille. De la même manière, on compte beaucoup de sadhus ayant des diplômes universitaires. La plupart du temps, les personnes qui deviennent sadhus attendent un âge avancé ; c’est en vieillissant qu’ils décident de renoncer à toute attache matérielle. Très souvent, ils sont d’ailleurs officiellement morts pour l’état indien. Ils coupent tout lien avec leur famille et ne possèdent quasiment rien. Ils revêtent une longue tunique que l’on appelle longhi. Cependant, rien ne les oblige à porter cet habit. Certains courants de sadhus se promènent toujours nus. N’ayant pas de maison propre, ils se déplacent continuellement sur les routes et deviennent des mendiants, comptant sur la générosité des gens pour survivre. Les dons sont leur seule manière de se nourrir. Dans les familles hindoues croyantes, il n’est pas rare d’avoir recours à un sadhu pour arranger des problèmes familiaux. Pour les hindous, ils sont des représentants terrestres des dieux et à ce titre sont généralement adorés. Les sadhus représentent environ 0,5% de la population indienne, ce qui correspond à environ cinq millions d’individus. Être sadhu n’est pas une vocation réservée aux hommes ; parmi ces millions de sadhus, on distingue environ 10 % de femmes que l’on peut appeler sadhvi. En Inde et de plus en plus à travers le monde, ils sont connus sous le nom de « baba ». Cette appellation s’est développée en partie grâce à Baba Rampuri. Cet homme, américain d’origine, est parti en Inde à l’âge de 18 ans et a renoncé à tout, y compris son nom, pour devenir sadhu. C’était en 1969. Il est devenu célèbre en Occident après avoir écrit l’autobiographie d’un sadhu. Qui devient sadhu et comment ? Un nombre relativement grand […]

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Gandhi, un homme qui continue d’influencer le monde entier by Cyril

Mahatma Gandhi

02 May 2019

Il est des hommes que nul n’ignore. Il est des hommes qui ne peuvent vous laisser indifférents. Il est des hommes qui donnent naissance à des légendes. Certaines légendes sont vraies. Aujourd’hui, intéressons-nous à l’indien le plus célèbre du monde, presque 70 ans après sa mort : Gandhi. Depuis sa mort, de très nombreux livres furent écrit à son propos, un film (Gandhi) fut même réalisé. Son autobiographie fut publiée en 1927. C’est pourquoi le but de cet article n’est pas de retracer l’histoire de sa vie, même si elle fut très intéressante. Aujourd’hui, je vais faire le point sur l’influence que Gandhi eut de son vivant et continue d’avoir encore maintenant. Dans un premier temps, je m’intéresserai à son influence sur de nombreuses personnalités reconnues du XXème siècle, puis sur le monde dans son intégralité et enfin sur la société indienne. Pour commencer, je vais vous rappeler un certain nombre d’informations indispensables à une bonne vision d’ensemble du personnage de Gandhi. Une vision d’ensemble de Gandhi Mahatma Gandhi, ou Gandhi « la Grande Âme », nait en 1869 et quitte son corps, en 1948 (assassiné), une année uniquement après l’obtention de l’indépendance. Il nait dans une famille relativement aisée appartenant à la caste des Vayshia, caste élevée quoique inférieure aux Brahmanes. Son père et avant lui son grand-père, exercent des fonctions politiques dans le royaume voisin. Marié à l’âge de quatorze ans, papa à l’âge de dix-neuf ans, rien ne le prédestine à devenir « Bapu », le père de la nation. Celui qui n’hésita pas à citer Tolstoï, passa plus de vingt années en Afrique du Sud. Il acquit son aisance verbale et le début de sa renommée dans ce pays. Il revint en Inde à l’âge de quarante-six ans. On garde souvent à l’esprit que Gandhi est résolument opposé à la violence. Toutefois, ce n’est pas entièrement vrai. Certes, il n’eut jamais recours à la violence et ne cessa pas de la condamner tout au long de sa vie. Mais Gandhi n’hésita pas à dire que le recours à la violence est plus justifié que la lâcheté de ne pas oser mener un combat. Il fut d’ailleurs agressif avec les mots à de nombreuses reprises, qu’il considérait comme les meilleures armes qu’un homme peut utiliser. A plusieurs reprises, il se servit de son corps comme moyen de pression en ayant recours au jeûne. Sa volonté d’avoir toujours recours à la non-violence, y compris […]

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Tout savoir sur Shiva, le dieu le plus vénéré de l’hindouisme by Cyril

Shiva assis

08 February 2016

Shiva est certainement l’un des dieux les plus importants, si ce n’est le plus important, de la mythologie hindouiste. C’est un dieu compliqué à comprendre, arborant parfois des facettes opposées. On parle souvent de lui comme d’une entité, ignorant au passage que son nom signifie littéralement « ce qui n’est pas ». On pourrait écrire des livres entiers sur ce dieu. Aujourd’hui, je vais essayer de faire un tour d’horizon de cette divinité complexe afin de mieux la cerner. D’où vient Shiva ? Il serait apparu pour départager Brahma et Vishnu alors qu’ils s’affrontaient pour savoir lequel des deux étaient le meilleur dieu. Avec ces deux dieux, il est un des trois dieux principaux qui constituent la trinité hindoue. Il représente la fin, la mort, c’est pourquoi il est le dieu destructeur. Les légendes disent qu’il vivrait sur le mont Kailash. On raconte qu’à une époque les dieux étaient menacés par les démons et demandèrent son aide à Shiva. Celui-ci accepta à la condition que les dieux lui prêtent chacun une partie de leurs pouvoirs. Une fois les démons vaincus, Shiva refusa de rendre ces pouvoirs ce qui fit de lui l’entité la plus puissante de l’univers. Toujours d’après les légendes, Shiva aurait mille huit noms parmi lesquels Roudra, Hara, Ougra,… Rudra symbolise une forme sombre de Shiva, souvent associée à la destruction, ce qui explique qu’elle est représentée sous une forme courroucée. Ses attributs De ses cheveux coule le Gange ce qui explique que ce fleuve soit si sacré aux yeux de la religion hindouiste. Son principal attribut est le trident appelé Trishula. Pour les shivaïtes, ou shaïvas, ce trident arbore une triple signification : création, perpétuation et destruction. Shiva est toujours paré d’un troisième œil sur la tête qui apporte la destruction sur tout ce qu’il fixe. C’est la raison pour laquelle lorsque l’on représente Shiva, il a toujours son troisième oeil de fermé. Sur sa tête on retrouve un croissant de lune. Celui-ci symbolise la renaissance, tout comme la lune qui diminue avant de renaître. Une autre explication est qu’en étant placé près du troisième oeil, qui est le symbole de la destruction, il représente le pouvoir de création de Shiva. De plus, un serpent est toujours placé autour de son cou, pour représenter la puissance. Il est souvent accompagné de Nandi, un taureau blanc qui lui sert de monture. Lui-même est l’objet de cultes dans certaines parties de l’Inde. […]

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Les mantras, ces sons sacrés by Cyril

Moine avec un mantra

01 February 2016

Chez les bouddhistes, il est fréquent d’entendre des moines réciter des phrases et des syllabes dont bien souvent le sens nous échappe. La seule chose sûre c’est que les sonorités se répètent. Mais pourquoi est-ce si important pour eux? Quel est donc le sens de ces paroles ? Sont-elles des formules magiques pour invoquer une divinité? Intéressons-nous de plus près à une pratique fondamentale du bouddhisme et aussi de l’hindouisme : les mantras. Signification Dans la tradition bouddhiste, on trouve souvent des mantras : sur des rochers, sur les drapeaux à prières, sur du papier,… Le mot mantra provient du sanskrit. Il peut être traduit par « instrument de pensée ». D’un point de vue littéral, la particule ‘man’ signifie l’esprit pendant que ‘tra’ signifie protéger. Tout de suite, on trouve l’idée de protection de l’esprit. Mais la question reste la même : qu’est ce que ce moyen de protection de l’esprit? Un mantra est une syllabe ou une phrase sacrée dotée d’un fort pouvoir spirituel. À l’origine, ils proviennent du son originel, OM. Leurs pouvoirs proviennent de la répétition de sons bénéfiques pour les humains. Ils se basent sur les deux pouvoirs inhérents au son pour modifier leur environnement ; – la vibration de l’air qu’il provoque – sa résonance Par ces modifications de l’environnement, la personne qui récite les mantras « purifie » son environnement ainsi que celui des gens situés autour d’elle. Utilisation Les utilisations communes des mantras sont diverses ; protection des êtres vivants, célébration, invocation d’une divinité, support à la méditation,… ce qui explique que l’on retrouve des mantras dans beaucoup de textes sacrés bouddhistes. Traditionnellement, les moines récitent souvent des mantras en tenant leur mâlâ à la main afin de compter les récitations des syllabes sacrées. Cependant, leur utilisation n’est pas propre au bouddhisme, quoiqu’ils soient souvent associés à cette religion. On retrouve aussi des mantras dans l’hindouisme et le jaïnisme par exemple. Les mantras peuvent être utilisés en vue de faire circuler l’énergie dans le corps ou encore pour évacuer le stress. La répétition de sons sacrés permet à notre esprit de se concentrer et de faire le vide. Contrairement à une idée répandue, la récitation d’un mantra peut également se faire de façon silencieuse. En effet, ce qui compte n’est pas l’intonation ni le volume sonore du mantra, mais la concentration avec laquelle on le récite. Ainsi, si une personne récite un mantra pendant plusieurs heures puis s’arrête et […]

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Les trois singes de la sagesse, un important symbole vieux de deux millénaires by Cyril

Trois singes mystiques

21 January 2016

Probablement avez-vous déjà vu trois singes en figurine ou en photos dont un se bouche les oreilles, l’autre la bouche et le dernier se cache les yeux. Mais savez-vous ce que cela représente ? En occident, on a l’habitude de les voir comme des objets décoratifs, on évoque peu leur vraie signification. Bien sûr, ce ne sont pas que des objets décoratifs… Origine Il est difficile de dater l’apparition des premiers singes de la sagesse. Ils furent introduits dans le bouddhisme par un moine aux environs du VIIème siècle. Selon la légende, ce moine était accompagné par un singe durant ses périples. Ce moine c’est Xuanzang, un des plus importants traducteurs des textes bouddhistes en Chine. Il quitta la Chine pour partir en Inde après avoir compris qu’il était temps qu’il parte à la recherche de textes bouddhistes pour les ramener en Chine. Toutefois, ce n’est pas lui qui inventa les singes, il se contenta juste de les faire connaitre et contribua à les développer. Les premières traces de ces « singes de la sagesse », remontent aux « Entretiens de Confucius », que l’on situe en général entre le IVème et le IIème siècle avant JC. Plusieurs légendes affirment que ces trois singes proviennent de la croyance japonaise Koshin. Cette dernière est fondée sur l’idée qu’en chaque être humain existent trois vers malfaisants, les Sanshi, qui une fois tous les soixante jours quittent notre corps pour aller rendre compte de nos péchés à une entité supérieure, Ten-Tei. Mais il est difficile de démêler la légende de la réalité. De plus, une des plus vieilles représentations connues de ces trois singes, se trouve sur la façade du temple Toshogu à Nikko au Japon. Les trois singes viendraient-ils du Japon ? C’est bien possible. Les trois singes mystiques comme on les appelle parfois, sont nommés les sanzaru. Leur prénom sont Mizaru, Iwazaru et Kikazaru. En japonais « san » signifie trois et saru signifie le singe. Avec le temps, saru est devenu zaru donnant le mot sanzaru.  Or, ‘zaru’ est une forme négative que l’on pourrait traduire par « ne pas ». La signification couramment admise « ne voit pas, n’entend pas et ne parle pas », pourrait donc provenir d’un jeu de mots dans la langue japonaise. Par ailleurs, dans la tradition japonaise, le singe est censé chasser les mauvais esprits. Signification Ces singes sont supposés représenter un moyen de ne pas ressentir le mal. Le sens le plus couramment admis […]

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Milarepa, le sorcier devenu un être éveillé by Cyril

Milarepa

14 January 2016

Milarepa est un sage tibétain ayant vécu il y a près d’un millénaire. Il est vénéré par les bouddhistes tibétains, en particulier dans la tradition Kagyüpa. Il a traversé l’Histoire pour avoir réussi à atteindre l’éveil durant le temps d’une vie tout en ayant été responsable de nombreux malheurs durant cette même vie. Focus sur un personnage qui prouve qu’il n’est jamais trop tard pour changer. Comment tout commence Mila Thöpaga est né vers le milieu du XIème siècle dans l’est du Tibet et quitte son corps au début du XIIème siècle. A l’âge de sept ans, son père meurt laissant Mila seul avec sa mère et sa sœur. Son oncle et sa tante s’occupent d’eux et récupèrent les biens du père de Mila jusqu’à sa majorité. Malheureusement, ils maltraitent Mila et sa mère et les dépossèdent de tous leurs biens. Une fois la majorité de Mila atteinte, ses oncles refusent de lui rendre ce qui lui revient. Sa mère, éprise de vengeance, lui demande de partir apprendre la sorcellerie pour revenir les venger. Elle lui promet de se suicider s’il ne revient pas assez vite ou avec suffisamment de pouvoirs pour venger l’affront qui leur a été fait. Il part alors à la rencontre d’un chaman de la tradition Bön, la croyance tibétaine répandue avant le bouddhisme, réputé pour sa maitrise de la magie noire. Mila et la magie noire Au début, le chaman refuse de lui enseigner de vraies pratiques, mais après avoir envoyé un de ses disciples vérifier les propos de Mila, il décide de lui transmettre de vrais enseignements. Fort de ces enseignements, Mila rentre dans son village natal utiliser ses nouveaux pouvoirs. Il fait s’effondrer la maison de son oncle tuant trente-cinq personnes, mais épargnant son oncle et sa tante. Puis, dans un très violent orage, il ravage les récoltes et tue le bétail de tous les gens lui voulant du mal. Après cette vengeance destructrice, Mila perd le goût de la vie. Ayant causé trop de malheurs, il ressent le besoin de se rattraper. Il retourne chez le chaman qui lui avait tout appris. Ce dernier est plongé dans le même état que lui, réalisant que tous les pouvoirs qu’il a transmis ont causé le mal et la destruction. Il conseille à Mila d’aller voir un sage qui sera capable de le délivrer de ce karma négatif accumulé par la transmission du véritable enseignement, […]

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