3 petites histoires sur la solidarité…

“Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences.” – Françoise Dolto.

Une véritable amitié

Une des naissances du Bodhisattva fut en tant que perroquet, et il vécu alors dans un figuier. Il aimait manger les fruits mûrs de l’arbre et vivait heureux. Après quelques années, le figuier vieillit et cessa de fournir des fruits. Pourtant, le perroquet refusait de quitter l’arbre et de s’en aller comme avaient pu le faire les autres perroquets. Sakka, le roi des dieux, se déguisa en oie et rendit visite au perroquet et lui demanda pourquoi il n’avait pas encore déserté l’arbre. “Je ne peux pas abandonner mon ami qui m’a nourri pendant tant d’années “, répondit le perroquet. Sakka était heureux d’entendre cela et, revenant à sa propre forme, il dit : ” Je suis impressionné par tes sentiments pour l’arbre. Demande-moi ce que tu veux. » Le perroquet inclina la tête en signe de respect et dit : “Seigneur, mon ami m’abrite depuis des années. Bénis-le de la capacité de porter des fruits tout au long de l’année, comme avant. » « Qu’il en soit ainsi, dit Sakka et le figuier redevint vif et plein de fruits.

 

 

La valeur de la bonté

Le Bodhisattva avait pris la forme d’un cerf doré nommé Rohanta. Il vivait avec son frère Chittamiga et sa sœur Sutana près d’un lac. Un jour, Khema, la reine de Bénarès, eut la vision d’un cerf doré venant à elle lors d’un rêve. Le lendemain matin, elle supplia son mari de lui amener ce cerf. Le roi envoya des chasseurs à travers tout son royaume pour le chercher. Un des chasseurs, qui savait où il se trouvait, posa un piège sur le bord de la rivière où Rohanta et ses compagnons venaient généralement boire de l’eau. Rohanta marcha dans le piège et fut capturé. Il cria immédiatement pour avertir les autres cerfs de s’enfuir et de se sauver. Tout le monde fuit, sauf Chittamiga et Sutana. Ils ne pouvaient abandonner Rohanta. Leur amour pour leur frère toucha le chasseur en plein coeur, et il le relâcha. Rohanta lui enseigna ensuite la valeur de l’amour et de la gentillesse. Ses enseignements changèrent à jamais la nature du chasseur, qui passa le reste de sa vie à poursuivre le chemin de la lumière et de la bonté.

 

La gratitude des mouches

Un jour, le Bodhisattva est né en tant que vigneron. Il était très gentil et compatissant envers tous les êtres vivants. Quand il faisait du vin, de nombreuses mouches, attirées par sa flagrance, tombaient dedans et se noyaient presque. Mais il avait l’habitude de les ramasser avec soin, de les sécher et, une fois qu’elles étaient en état de voler, il les relâchait. Les mouches étaient donc très reconnaissantes envers lui. Ceci s’est poursuivi pendant de nombreuses années. Puis, un jour, quelqu’un déposa une fausse plainte contre lui. Il fut arrêté et condamné pour une acte qu’il n’avait pas commis.

Lorsque le juge était sur le point d’écrire sa punition sur papier, des milliers de mouches se dirigèrent vers lui et déplacèrent le stylo de sa main pour qu’il ne puisse pas écrire. Le juge, étonné de ce miracle, ordonna une nouvelle enquête sur l’affaire. Finalement, le vigneron fut innocenté et relâché. La vertu de cet homme était telle que les mouches reconnaissantes lui sauvèrent la vie.

 

Ces histoires ont été traduites depuis : Panchal, R. (2009). 101 Buddha stories. Noida, Uttar Pradesh, India: Om Kidz.

Comments are closed.

Découvrez d'autres
articles, vidéos, évènements
et bien plus...

Scroll To Top